
Elle installe un poêle à pétrole dans sa véranda près d’Amiens : en janvier, les vitres ruissellent chaque matin et les joints virent au noir
Sept heures et quart, un matin de janvier, près d'Amiens. Martine pousse la porte de la véranda, son bol de café entre les mains, et s'arrête net. Sur les grandes vitres, des filets d'eau descendent lentement jusqu'aux rails d'aluminium, où ils forment de petites flaques. Dehors, le jardin est blanc de givre. Dedans, le poêle à pétrole ronronne doucement dans son coin.























