
Elle colle ses post-it sur le frigo chaque soir à Mulhouse : une fois couchée, sa liste tourne encore une heure dans sa tête
Vingt-deux heures quarante, dans une cuisine du quartier Rebberg, à Mulhouse. Le frigo ronronne, le lave-vaisselle lâche son dernier soupir d'eau chaude. Sandrine décolle un post-it jaune du bloc, écrit « pharmacie avant 12 h », le plaque sur la porte blanche du plat de la main. Elle éteint la lumière, satisfaite. Elle ne sait pas encore qu'elle va passer l'heure suivante à relire ce frigo les yeux fermés.























