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Vingt-cinq ans après le dernier défilé londonien de McQueen, la maison est revenue dans une chapelle gothique noyée de fumée. Seán McGirr y a mêlé néoclassicisme, culture rave et costumes taillés sur Savile Row.
L’essentiel en 3 points
- McQueen a présenté sa collection printemps-été 2027 à Londres, vingt-cinq ans après son dernier défilé dans la ville.
- Seán McGirr a puisé dans un tableau de Piero della Francesca et dans ses souvenirs de la boutique techno Cyberdog.
- Les pièces de tailoring ont été développées avec Huntsman, maison installée sur Savile Row.
Une chapelle gothique et de la fumée : le décor du retour à Londres
En 2001, McQueen dévoilait son dernier défilé à Londres. Vingt-cinq ans plus tard, la maison est revenue dans la capitale britannique avec une mise en scène très travaillée.
Le lieu choisi était une chapelle à l'aura gothique. Une fumée a progressivement envahi la pièce, installant une atmosphère lugubre avant même l'arrivée des premières silhouettes.
Le public avait été trié sur le volet. Emma Corrin, Lila Moss et Alexa Chung figuraient parmi les invités de ce retour aux origines.
Ce choix de décor n'est pas neutre. Il rappelle que la maison s'est construite à Londres, dans une ville où la mode dialogue depuis toujours avec les sous-cultures.
Deux mots ont guidé toute la collection selon son créateur : transcendance et sérénité.
Un tableau de la National Gallery comme point de départ
Seán McGirr explique être parti d'un souvenir personnel : celui de son adolescence, lorsqu'il découvrait Londres. Cette réminiscence l'a conduit jusqu'à la National Gallery.
Un tableau en particulier a servi de déclencheur : Le Baptême du Christ, de Piero della Francesca. Le directeur artistique y voit une idée de transcendance et de sérénité.
Ces deux mots l'ont accompagné tout au long de la conception de la collection, selon ses propres explications.
- Un retour à Londres vingt-cinq ans après le dernier défilé de 2001
- Une chapelle gothique envahie de fumée comme lieu de présentation
- Le Baptême du Christ, de Piero della Francesca, comme référence de départ
- Des harnais métalliques inspirés de la boutique techno Cyberdog, à Camden
- Des vestes développées avec Huntsman, sur Savile Row
- Des chaussures-armures tirées de l'Armour Bag créé par Lee McQueen en 2006
| Élément | Référence citée | Traduction dans la collection |
|---|---|---|
| Inspiration artistique | Le Baptême du Christ, Piero della Francesca | Drapés vaporeux, idée de transcendance et de sérénité |
| Sous-culture londonienne | Boutique techno Cyberdog, Camden | Harnais métalliques et énergie rave |
| Tailoring | Huntsman, Savile Row | Vestes nettes, sévères, allongées, épaules structurées |
| Héritage de la maison | Travaux de Lee McQueen 1995-1996 | Volumes exagérés, cols marqués, aile d'ange |
| Accessoires | Armour Bag de 2006 | Chaussures aux structures proches d'armures |
Cyberdog, Camden et la mémoire des raves
À cette référence picturale s'est ajoutée la culture rave, que McGirr décrit comme intrinsèque à l'ADN de Londres. Camden, berceau des punks, des gothiques et des amateurs de disco, occupe une place centrale dans ce récit.
Il cite la boutique techno Cyberdog, où il se rendait vers treize ans. Il raconte y avoir acheté des tee-shirts et être ressorti complètement bouleversé par l'expérience.
Pour moi, Londres est une source constante d'inspiration, indique-t-il, avant d'ajouter que la ville ne s'éteint jamais vraiment dans son esprit.
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Drapés, dentelle et harnais métalliques : la tension recherchée
L'idée du créateur était de faire se rencontrer deux univers a priori opposés : le néoclassicisme et la culture rave londonienne. Objectif affiché, créer une tension entre les deux.
Cette tension se lit dans les vêtements. Des drapés vaporeux et de la dentelle sont bousculés par des harnais métalliques qui renvoient directement à l'imaginaire de Cyberdog.
Des robes aux volumes de crinoline historiques complètent la proposition, enrichies de jeux de textures. À côté, des costumes parfaitement ajustés et structurés apportent une lecture plus rigoureuse.
Le tailoring développé avec Huntsman, sur Savile Row
Pour les pièces de tailoring, la maison a travaillé avec Huntsman, installée sur Savile Row. McGirr voulait que la veste donne une sensation d'enveloppement et de protection par sa structure.
Il cite comme références des travaux de Lee McQueen datant de 1995-1996, avec des vestes très nettes, sévères et allongées. Il y mêle l'univers de Tommy Nutter.
Nutter est l'un des stylistes stars de Savile Row. Il est notamment connu pour avoir habillé les Beatles pour la pochette de l'album Abbey Road.
Les harnais métalliques viennent bousculer les drapés vaporeux et la dentelle, dans une confrontation assumée.
Des chaussures-armures et une question en suspens
Le créateur explique avoir beaucoup réfléchi à la manière d'ancrer les silhouettes et de leur donner de la solidité. Cette réflexion l'a mené aux chaussures.
Il a développé des structures presque semblables à des armures, inspirées d'un accessoire de Lee McQueen : l'Armour Bag, une sacoche-armure datant de 2006.
Le croisement entre les codes de Lee McQueen et ceux de Tommy Nutter a aussi permis de dessiner des cols et des volumes de tête très exagérés. S'y ajoutent des épaules nettes et une construction évoquant une aile d'ange.
Reste une interrogation que la source formule sans y répondre : la maison continuera-t-elle à présenter ses collections à Londres ? Aucune confirmation n'a été donnée pour l'instant.
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Questions fréquentes
Quand McQueen avait-il défilé à Londres pour la dernière fois ?
Le dernier défilé londonien de la maison remontait à 2001. Ce retour intervient donc vingt-cinq ans plus tard, avec la collection printemps-été 2027.
Qui est le directeur artistique de McQueen aujourd'hui ?
Il s'agit de Seán McGirr. C'est lui qui a conçu cette collection et qui explique en avoir puisé les références dans ses souvenirs londoniens.
Quelles célébrités étaient présentes au défilé ?
Parmi les invités triés sur le volet figuraient Emma Corrin, Lila Moss et Alexa Chung. La liste complète n'a pas été communiquée.
Qu'est-ce que Cyberdog et pourquoi est-ce cité ?
Cyberdog est une boutique techno londonienne que Seán McGirr fréquentait vers treize ans. Il raconte y avoir acheté des tee-shirts et avoir été marqué par cette découverte, qui a nourri les harnais métalliques de la collection.
Pourquoi Savile Row est-elle associée à cette collection ?
Les pièces de tailoring ont été développées avec Huntsman, maison installée sur Savile Row. Le créateur cite aussi Tommy Nutter, styliste star de cette même rue.
Quel lien avec l'album Abbey Road des Beatles ?
Tommy Nutter, cité comme référence par Seán McGirr, est connu pour avoir habillé les Beatles pour la pochette d'Abbey Road. Son univers a inspiré les épaules et les volumes de la collection.
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