Alberta Ferretti printemps-été 2027 à Milan : des robes qui ne pèsent que vingt grammes sur le corps

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Sur le podium milanais d'Alberta Ferretti, les robes semblent flotter plutôt que suivre la marche. Lorenzo Serafini a construit toute sa collection printemps-été 2027 autour d'une idée simple : ralentir.

L’essentiel en 3 points

  • La collection printemps-été 2027 d'Alberta Ferretti, signée Lorenzo Serafini, joue sur la légèreté extrême et le mouvement ralenti.
  • Les références remontent aux années 1920, avec Léon Bakst, les Ballets Russes et la maison Callot Sœurs en toile de fond.
  • Ce qui ressemble à des plumes est fait de minuscules tubes métalliques, et la superposition ne pèse qu'une vingtaine de grammes.

Une collection qui choisit de ralentir le temps

La collection dégage une forme de sérénité inhabituelle. Lorenzo Serafini semble avoir décidé que la meilleure manière d'affronter la réalité était de la ralentir.

Les silhouettes évoluent dans ce que le créateur décrit comme une suspension langoureuse. Les robes flottent, les plumes frémissent, les fils métalliques captent la lumière au moindre déplacement.

Les corps se glissent dans les vêtements sans hâte. Rien n'indique qu'il faille rejoindre une destination précise, et c'est précisément le propos.

Serafini parle d'évasion. Mais il ne s'agit pas de fuir le présent : plutôt de le rendre plus séduisant, plus léger, moins tangible.

Ce qui ressemble à des plumes est en réalité fait de minuscules tubes métalliques, pensés pour capter l'air.

Les années 1920 comme point de départ, sans nostalgie

Les références de la collection errent du côté des années 1920. Léon Bakst et les Ballets Russes y côtoient la finesse décorative de Callot Sœurs.

Matisse plane quelque part en arrière-plan, sans jamais s'imposer. L'ensemble reste une atmosphère plus qu'une citation littérale.

Lingerie, dressing boudoir, kimonos, pantalons ballons légers et couches fluides composent le vestiaire. On y devine un monde où s'habiller et se déshabiller deviennent presque interchangeables.

  • Une palette inédite chez le créateur : bleus saturés, sarcelle, rouille et moutarde.
  • Des tons plus doux en contrepoint : lilas, pistache et rose poudré.
  • Des kimonos aux lignes sinueuses rompues par des motifs abstraits.
  • Des plumes qui n'en sont pas : de minuscules tubes métalliques qui captent l'air.
  • Une étoffe japonaise à reflets changeants, traversée d'un fin fil métallique.
  • Des superpositions annoncées à une vingtaine de grammes seulement.
Élément de la collection Ce que l'on croit voir Ce dont il s'agit réellement
Les plumes Des plumes frémissantes De minuscules tubes métalliques qui captent l'air
Le tissu principal De la soie duchesse Une étoffe japonaise à fil métallique, à l'aspect usé
Les silhouettes Une garde-robe des années 1920 Une conception qui ne doit rien au passé
Les couches superposées Un vêtement enveloppant Environ vingt grammes sur le corps

Des kimonos et des détails de lingerie, sans excès

Les pièces aux allures de kimono rendent les références plus explicites. Leurs lignes sinueuses sont rompues par des motifs abstraits.

La dentelle délicate, les plumes et la peau dévoilée sont bien présentes. Mais l'effet reste de l'ordre de la séduction, jamais d'une sensualité appuyée.

Cette nuance est une signature de Lorenzo Serafini. Les détails inspirés de la lingerie affleurent sans basculer dans la tenue de boudoir littérale.

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Le vrai coup de théâtre : la couleur

Le changement le plus immédiat concerne la palette. Lorenzo Serafini n'avait jamais vraiment abordé la couleur sous cet angle.

Il a opté pour des bleus saturés, des teintes sarcelle, rouille et moutarde. Le lilas, le pistache et le rose poudré viennent s'y ajouter avec plus de douceur.

Ces choix donnent aux premières silhouettes l'intensité d'un été qui, de nos jours, semble de moins en moins vouloir tirer sa révérence.

Des motifs floraux qui se dissolvent dans le tissu

Des motifs floraux se dissolvent sur une étoffe japonaise aux reflets changeants. Un fin fil métallique lui confère un éclat presque liquide.

Le tissu possède une double nature intrigante. Il évoque à la fois des pièces d'archives et une esthétique vaguement inspirée de la science-fiction.

Ce contraste constitue l'un des attraits de la collection. Le passé et le futur y cohabitent dans la même pièce de matière.

L'imaginaire est rétro, mais la mécanique du vêtement, elle, ne l'est absolument pas.

Vingt grammes sur le corps : la technique derrière l'illusion

Ce qui ressemble à de la soie duchesse présente un aspect volontairement usé, presque froissé. Ce qui évoque des plumes se révèle être de minuscules tubes métalliques.

Ces tubes sont conçus pour capter l'air et amplifier le mouvement du corps. Le tour de force consiste à faire en sorte que des matériaux inédits se comportent comme des souvenirs.

Les étoffes sont si légères que Serafini évoque une superposition de couches ne pesant qu'à peine vingt grammes sur le corps. Tout flotte, volette ou frémit.

Il en résulte une extravagance au ralenti. Les éléments les plus décadents semblent s'être allégés de leur propre poids.

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Questions fréquentes

Qui signe la collection Alberta Ferretti printemps-été 2027 ?

La collection est signée Lorenzo Serafini. C'est lui qui a défini l'idée de suspension langoureuse au cœur du défilé.

Quelles couleurs domine la collection printemps-été 2027 ?

On y trouve des bleus saturés, des teintes sarcelle, rouille et moutarde. Le lilas, le pistache et le rose poudré apportent des touches plus douces.

Les plumes du défilé sont-elles de vraies plumes ?

Non. Ce qui ressemble à des plumes se révèle être de minuscules tubes métalliques, conçus pour capter l'air et amplifier le mouvement du corps.

Quelles sont les références historiques de la collection ?

Les références remontent aux années 1920, avec Léon Bakst et les Ballets Russes, ainsi que la finesse décorative de Callot Sœurs. Matisse plane également en arrière-plan.

Que signifie l'idée d'évasion évoquée par le créateur ?

Lorenzo Serafini parle d'évasion, mais il ne s'agit pas de se perdre dans un passé révolu. L'objectif est plutôt de rendre le présent moins tangible, l'espace d'un instant.

Quelles pièces composent le vestiaire de cette saison ?

La collection réunit des références à la lingerie, au dressing boudoir, des kimonos, des pantalons ballons légers et des couches fluides. L'ensemble suggère un monde où s'habiller et se déshabiller deviennent presque interchangeables.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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