Ne manquez aucune actuSuivez-nous sur Google News
Du jaune, du rose, du vert saturés sur des mannequins noirs : les images de Rafael Pavarotti se reconnaissent en une seconde. Le musée des Arts décoratifs leur consacre 130 tirages, du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027.
L’essentiel en 3 points
- Le musée des Arts décoratifs réunit 130 tirages de Rafael Pavarotti, du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027.
- Le photographe brésilien de 33 ans a signé en 2020 la première campagne Dior entièrement composée de mannequins noirs.
- L'exposition montre aussi les coulisses, du carnet de croquis aux pages publiées dans les magazines.
Une rétrospective de 130 tirages au musée des Arts décoratifs
Le musée des Arts décoratifs consacre une rétrospective au photographe brésilien Rafael Pavarotti. L'exposition se tient du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027.
Cent trente tirages y sont réunis. On y trouve des couvertures des plus grands magazines de mode et des portraits d'icônes pop comme Rihanna, Harry Styles, Beyoncé ou Madonna.
La scénographie est signée Ibby Njoya, collaborateur fidèle de l'artiste. Le parcours ne se limite pas aux images finales : il dévoile aussi les étapes de fabrication.
Du carnet de croquis aux pages publiées, chaque série est accompagnée de son processus de création. Une manière rare de montrer le travail invisible derrière une photo de mode.
Pour Rafael Pavarotti, l'audace en matière de couleur ne relève pas de la provocation, mais de la sincérité.
La couleur comme héritage familial et brésilien
Rafael Pavarotti a 33 ans. Sa palette saturée, il la relie directement à son enfance au Brésil, entre Belém et Rio.
Selon lui, la mode y a toujours existé comme une forme d'expression sociale et culturelle. Ce n'est pas un décor, c'est un langage partagé.
Il attribue à sa grand-mère cette leçon fondatrice : l'audace en matière de couleur ne relève pas de la provocation, mais de la sincérité.
- 130 tirages exposés au musée des Arts décoratifs, à Paris.
- Exposition ouverte du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027.
- Première collaboration avec Vogue Brazil en 2010, à 17 ans.
- Première campagne Dior entièrement composée de mannequins noirs en 2020.
- Une de Vogue UK en 2022 avec neuf mannequins, aux côtés d'Edward Enninful.
- Scénographie confiée à Ibby Njoya, collaborateur régulier du photographe.
| Année | Étape | Détail |
|---|---|---|
| 2010 | Premiers pas dans la presse | Collaboration avec Vogue Brazil à 17 ans |
| 2020 | Campagne Dior | Première campagne de la maison entièrement composée de mannequins noirs |
| 2022 | Une de Vogue UK | As the World Turns, avec Edward Enninful et neuf mannequins |
| 2026-2027 | Rétrospective | 130 tirages au musée des Arts décoratifs, du 2 octobre au 2 mai |
Une palette pensée comme une mémoire
Le photographe décrit la couleur comme un ancêtre, un rythme, un esprit, une mémoire. Autant dire l'inverse d'un simple effet visuel.
Cette approche explique pourquoi ses images fonctionnent en blocs de jaune, de vert, de rose, de rouge et d'orange. La couleur porte le récit autant que la pose.
Pour un lecteur qui s'intéresse au style, c'est une leçon utile : une teinte forte peut raconter une histoire personnelle plutôt que chercher à choquer.
À lire aussi : À 95 euros au lieu de 125, la New Balance 530 séduit par sa semelle ABZORB et son allure des années 2000.
Quinze ans de carrière, de Vogue Brazil aux grandes maisons
La carrière de Rafael Pavarotti commence très tôt. Il photographie dès l'âge de 12 ans, avant une première collaboration avec Vogue Brazil à 17 ans, en 2010.
Les titres suivent : i-D, Acne Paper, The New York Times, W Magazine. Les maisons aussi, avec Balenciaga, Balmain, Chanel, Dior et Ferragamo.
En 2020, il signe la première campagne de l'histoire de Dior entièrement composée de mannequins noirs. Un jalon dans l'image de mode contemporaine.
La une du Vogue UK de 2022 et ses débats
En 2022, avec Edward Enninful, il réalise la une du Vogue UK intitulée As the World Turns. Neuf mannequins y figurent.
Parmi eux, Adut Akech, Anok Yai, Akon Changkou ou encore Amar Akway. La série a suscité des débats.
Le photographe le reconnaît lui-même : certains y ont vu une célébration et une forme de pouvoir, d'autres ont ressenti un inconfort.
La peau n'est pas une valeur fixe et technique : le photographe cherche l'ambiance, la densité et la présence.
Le traitement de la peau, au cœur de sa méthode
Interrogé sur ces réactions, Rafael Pavarotti explique que la peau n'est pas pour lui une valeur fixe et technique. Il refuse de la réduire à un réglage.
Il dit se concentrer sur l'ambiance, la densité et la présence. Son objectif : retrouver l'intensité, la lumière et la température propres à l'Amazonie.
Cette recherche déplace la question du maquillage et de la lumière en studio. L'image ne cherche pas la neutralité, elle cherche une atmosphère.
Le photographe présente enfin son travail comme un moyen d'expression politique et de transmission vers les jeunes générations. Chaque portrait, dit-il, est un échange.
À lire aussi : Cette veste saharienne en coton sergé à 36,09 euros sur Amazon remplace le trench classique et dessine la taille en deux gestes.
Questions fréquentes
Où voir l'exposition Rafael Pavarotti ?
Elle se tient au musée des Arts décoratifs, à Paris. Le parcours réunit 130 tirages ainsi que leur processus de création.
Quelles sont les dates de l'exposition ?
L'exposition est annoncée du 2 octobre 2026 au 2 mai 2027. Elle couvre une quinzaine d'années de photographie de mode.
Qui est Rafael Pavarotti ?
C'est un photographe brésilien de 33 ans, connu pour ses images très colorées mettant en scène des mannequins noirs. Il a commencé à photographier à l'âge de 12 ans.
Quelles marques a-t-il photographiées ?
Il a travaillé avec Balenciaga, Balmain, Chanel, Dior et Ferragamo. Côté presse, on retrouve i-D, Acne Paper, The New York Times et W Magazine.
Pourquoi la une de Vogue UK de 2022 a-t-elle fait débat ?
Intitulée As the World Turns, elle réunissait neuf mannequins et a divisé. Certains y ont vu une célébration et un pouvoir, d'autres ont ressenti un inconfort, selon le photographe.
D'où vient son usage des couleurs vives ?
Il l'attribue à son enfance brésilienne, entre Belém et Rio, où la mode fonctionne comme une expression sociale et culturelle. Sa grand-mère lui a appris que la couleur relève de la sincérité, pas de la provocation.
Suivi de l'histoire
- 27 Sep 2026À Copenhague, le bandana remplace la casquette et le bob : trois façons de le porter sans tomber dans le cliché festival
- 27 Sep 2026La basket Macaron de Puraai, marque italienne née en 2018, détrône les sneakers blanches en 2026 avec ses trois pastels
- 27 Sep 2026Moschino installe son défilé printemps-été 2027 sur le toit d’un parking de Milan avec des centaines de figurants
- 27 Sep 2026Rafael Pavarotti expose 130 tirages au MAD à Paris, quinze ans de mode en couleurs sur peaux noires, vous lisez
- 27 Sep 2026Créé en 1957 pour Audrey Hepburn, ce parfum Givenchy s’écoule encore à 5 000 flacons par jour dans le monde
- 27 Sep 2026À 57 ans, Catherine Zeta-Jones alterne deux parfums Tom Ford vendus 271 euros les 50 ml chez Sephora







