Place du Trocadéro, 20 silhouettes dorées et un adieu : ce qu’il faut retenir du défilé Saint Laurent printemps-été 2027

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Mardi 29 septembre au soir, place du Trocadéro, vingt silhouettes dorées ont défilé au pied de la tour Eiffel. Le défilé Saint Laurent printemps-été 2027 pourrait bien être le dernier signé Anthony Vaccarello.

L’essentiel en 3 points

  • Saint Laurent a présenté sa collection printemps-été 2027 place du Trocadéro, sous des lustres dorés monumentaux suspendus dans les airs.
  • Vingt silhouettes déclinent l'or dans toutes ses nuances, par la matière autant que par la couleur, avant un final en noir.
  • Charlotte Gainsbourg a clos le défilé en smoking noir, et un mot d'Anthony Vaccarello accompagnait les invitations.

Place du Trocadéro, un décor de lustres dorés au pied de la tour Eiffel

Le rendez-vous était fixé au soir du mardi 29 septembre, deuxième jour de la Fashion Week printemps-été 2027. La nuit tombait sur Paris et l'air était doux.

Le décor s'inspirait de l'opulent Hôtel Intercontinental, où Yves Saint Laurent aimait présenter ses collections de haute couture. Des lustres dorés et monumentaux semblaient flotter au-dessus d'un podium noir éclatant, au sol miroitant.

Aux alentours de 21 heures, le premier rang se remplit : Kate Moss, Catherine Deneuve, Rami Malek, Zoë Kravitz, Philippine Leroy-Beaulieu. À quelques pas, Francis Ford Coppola conversait avec Abel Ferrara, tandis que Pierpaolo Piccioli s'apprêtait à photographier chaque instant.

La place s'est alors éclairée de mille feux, sous le regard de la dame de fer. Les ténèbres et la lumière, la nuit et le jour, l'héritage et le renouveau : toute la dualité du directeur artistique tenait dans ce contraste.

Vingt silhouettes, une seule obsession : l'or, décliné du byzantin à l'Art déco, par la matière plus que par la couleur.

L'or, fil conducteur d'une collection crépusculaire en vingt silhouettes

On se croirait dans un film noir, sauf que tout ici est d'or. Le métal précieux est le leitmotiv de cette collection présentée à la tombée de la nuit.

Profond, byzantin, pâle, Renaissance, brutaliste ou Art déco : l'or se décline dans toute sa palette, des lustres suspendus aux vingt silhouettes dévoilées sur le podium.

Maître du clair-obscur, Anthony Vaccarello ne se contente pas de souligner les lignes des silhouettes. Il les enveloppe entièrement, de la tête aux pieds, pour révéler une femme Saint Laurent nocturne, sensuelle et souveraine.

  • Date et lieu : mardi 29 septembre au soir, place du Trocadéro, au pied de la tour Eiffel.
  • Vingt silhouettes présentées, sous des lustres dorés monumentaux semblant flotter dans les airs.
  • Matières mises en avant : organza, lamé, guipure, mousseline et jacquard.
  • Nuances signatures du créateur : cognac, absinthe et ambre, en plus des ors byzantin, pâle ou Art déco.
  • Aucun sac présenté : l'accessoire passe par les boucles d'oreilles XXL et les talons sculptés en serpents.
  • Final assuré par Charlotte Gainsbourg, en smoking noir, pour la dernière sortie de la collection.
Repère Ce qu'il faut retenir
Date et décor Mardi 29 septembre, place du Trocadéro, décor inspiré de l'Hôtel Intercontinental
Nombre de silhouettes Vingt, toutes construites autour de l'or
Codes revisités Smoking, saharienne, manteau eighties, blouson en cuir, jupe portefeuille, blouse léopard
Couleur du final Le noir, après une collection entièrement dorée
Durée de l'ère Vaccarello Dix années à la direction artistique de la maison

Des matières plus que des couleurs

Organza, lamé, guipure, mousseline, jacquard : l'or s'exprime ici surtout par la matière, ce qui lui donne une dimension d'autant plus symbolique.

Chez Saint Laurent, ce choix n'est pas neutre. Depuis la fondation de la maison en 1961, l'or traverse la couture comme le prêt-à-porter, des robes intégralement dorées aux boutons des cabans, en passant par les accessoires et les bijoux.

La note du défilé rappelle d'ailleurs une phrase d'Yves Saint Laurent : "J'aime l'or, c'est une couleur magique ; lorsqu'il reflète une femme, c'est la couleur du soleil". Anthony Vaccarello l'a pris au mot.

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Smoking, saharienne et léopard : les archétypes de la maison revisités

Pour ce défilé en forme d'adieu, le directeur artistique convoque les grands codes de la maison parisienne. Smokings, sahariennes, manteaux aux accents eighties, blousons en cuir, jupes portefeuille et blouses léopard se succèdent.

L'or prend des nuances profondes de cognac, d'absinthe et d'ambre, trois signatures du créateur. La fourrure vient sublimer les tailleurs courts, dans une gamme volontairement resserrée.

Les épaules imposantes et les talons sculptés en serpents dessinent un S, affirmant la dramaturgie propre à Anthony Vaccarello. Les boucles d'oreilles XXL et les talons aiguilles vertigineux complètent la démonstration.

Pas un seul sac sur le podium

Fait notable pour une maison de cette envergure : aucun sac n'a été présenté. L'accessoire se joue autrement, par les bijoux d'oreilles et les chaussures.

Ce choix recentre le regard sur les silhouettes et sur les matières. Dans un calendrier de Fashion Week où les sacs concentrent souvent l'attention, l'absence se remarque immédiatement.

Le défilé se termine en noir, comme une réponse directe à la phrase d'Yves Saint Laurent sur l'or et le noir.

Charlotte Gainsbourg, un smoking noir et un mot glissé dans l'invitation

Puis arrive la séquence finale. "L'or, c'est le noir d'aujourd'hui", déclarait Yves Saint Laurent : c'est donc en noir, couleur sacrée de la maison, que s'achève le défilé.

La voix de Charlotte Gainsbourg retentit. Il faut quelques secondes aux spectateurs, et au directeur artistique lui-même, pour reconnaître sur le podium la silhouette gracile de l'icône française, vêtue d'un smoking noir.

Le smoking célèbre cette année ses 100 ans. Muse d'Anthony Vaccarello et fidèle collaboratrice, la chanteuse livre une prestation dont le refrain répète, en anglais : "You are so much Yves Saint Laurent, you are so much Anthony".

Glissé avec les invitations, un mot du discret directeur artistique ponctuait dix années passées dans cette maison du groupe Kering : "Je porte cette collection en moi depuis longtemps et j'ai enfin senti que le moment était venu de la dévoiler". Sur le podium comme dans les rangs, l'émotion était palpable.

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Questions fréquentes

Quand et où a eu lieu le défilé Saint Laurent printemps-été 2027 ?

Le défilé s'est tenu le mardi 29 septembre au soir, place du Trocadéro, à Paris, au pied de la tour Eiffel. C'était le deuxième jour de la Fashion Week printemps-été 2027.

Combien de silhouettes comptait la collection ?

Vingt silhouettes ont été dévoilées sur le podium noir au sol miroitant. Toutes tournaient autour de l'or, décliné dans des tonalités et des matières différentes.

Pourquoi parle-t-on du dernier défilé d'Anthony Vaccarello ?

Après dix années à la direction artistique de la maison, ce défilé pourrait bien être son dernier pour Saint Laurent, marque du groupe Kering. Le mot très personnel glissé dans les invitations et l'émotion de la soirée allaient dans ce sens.

Qui était présent au premier rang ?

Parmi les invités figuraient Kate Moss, Catherine Deneuve, Rami Malek, Zoë Kravitz et Philippine Leroy-Beaulieu. Francis Ford Coppola conversait avec Abel Ferrara, et Pierpaolo Piccioli photographiait le défilé.

Quel rôle a joué Charlotte Gainsbourg dans ce défilé ?

Muse d'Anthony Vaccarello et fidèle collaboratrice, la chanteuse a assuré le grand final en smoking noir. Son refrain reprenait en anglais l'idée que l'on est à la fois très Yves Saint Laurent et très Anthony.

Pourquoi la collection est-elle entièrement dorée ?

L'or est un leitmotiv de la maison depuis sa fondation en 1961, en couture comme en prêt-à-porter. La note du défilé cite Yves Saint Laurent, pour qui l'or était une couleur magique, celle du soleil quand elle reflète une femme.

Suivi de l'histoire

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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