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Des chaises dépareillées, comme chinées chez des antiquaires, et un manteau crème sans manches en ouverture : Drew Henry a présenté son premier défilé pour Courrèges au Palais de Tokyo. La collection printemps-été 2027 marque un virage clair pour la maison.
L’essentiel en 3 points
- Drew Henry, nommé à la tête de Courrèges en mars 2026, signe son premier défilé avec la collection printemps-été 2027.
- Il remonte plus loin que le Space Age des années 1960 et fait revivre l'emblème historique de la maison daté de 1967.
- Couleurs acidulées, vinyle par empiècements et jeux de volumes remplacent l'approche graphique et minimaliste précédente.
Un premier défilé au Palais de Tokyo, dans un décor de chaises chinées
Le rendez-vous avait lieu au Palais de Tokyo. Le décor jouait la carte du dépareillé, avec des chaises hétéroclites qui semblaient sortir tout droit d'une boutique d'antiquaire.
Ce choix scénographique donnait déjà le ton. Rien d'aligné, rien d'uniforme, à l'opposé des présentations très cadrées auxquelles la maison avait habitué son public ces dernières années.
Drew Henry a été nommé directeur artistique de Courrèges en mars 2026. Ce défilé printemps-été 2027 constitue son tout premier chapitre à la tête de la marque.
Le logo de 1967 revient sur les vêtements, comme une signature rendue au fondateur de la maison.
Qui est Drew Henry et à qui succède-t-il chez Courrèges
Le nouveau directeur artistique a notamment fait ses armes aux côtés de Phoebe Philo. Une école de la coupe et de la mesure, qui laissait présager une approche sobre.
Il succède à Nicolas Di Felice. Le créateur belge avait redynamisé la maison en cinq ans à peine, un tour de force salué dans le secteur.
- Un manteau sans manches crème en sortie d'ouverture, ceinture laissée pendante depuis les passants.
- Une version raccourcie du même manteau en bleu marine, marquée du logo Courrèges.
- L'emblème historique de la maison, daté de 1967, remis en avant sur les pièces.
- Des pantalons en vinyle construits par empiècements plutôt que d'une seule pièce.
- Un pantalon à pinces orange éclatant porté avec un top blanc.
- Une robe trapèze vert amande présentée sur un mannequin homme.
| Élément | Ce que montre ce premier défilé |
|---|---|
| Période d'archives visée | Le début des années 1960, plus libre et plus colorée que le Space Age de la fin de décennie |
| Palette | Blanc, crème, bleu marine, puis orange éclatant, vert amande et vert vif |
| Matières | Vinyle, PVC et maille, retravaillés par empiècements et bandes de tissu mobiles |
| Logo | L'emblème historique de 1967, remis en service comme hommage au fondateur |
| Approche générale | Superpositions, volumes et couleurs, au lieu du graphisme minimaliste précédent |
Cinq ans de Space Age avant le changement de cap
Nicolas Di Felice avait concentré son travail sur l'esthétique minimaliste du Space Age de la fin des années 1960. Pièces graphiques, vestes et minijupes en vinyle réinterprétées : la signature du fondateur était relue au cordeau.
Drew Henry prend une autre direction. Il puise plus largement dans les archives et remonte jusqu'au début de la décennie 1960, une période plus libre, plus colorée et plus expérimentale.
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Vinyle, PVC et maille : les matières maison passées au filtre des volumes
Le défilé s'ouvre sur un manteau sans manches couleur crème, porté avec nonchalance, dont la ceinture retombe librement depuis les passants. Le blanc, utilisé comme à l'époque, accentue l'esprit pop de la silhouette.
Lui succède une version raccourcie en bleu marine, toujours frappée du logo Courrèges. Pour ce baptême de feu, le créateur a choisi de faire revivre l'emblème historique de la maison, daté de 1967, en hommage au fondateur.
Le vinyle, le PVC et la maille, incontournables chez Courrèges, sont revisités. Les pantalons en vinyle se construisent désormais par empiècements, et des bandes de tissu virevoltent au gré des mouvements pour composer un top ou une jupe.
Des chapeaux aux formes singulières comme signal
Quelques chapeaux aux formes inhabituelles ponctuent les sorties. Ils rappellent qu'en 2026, la maison peut encore cultiver l'énergie décalée qui avait bâti sa réputation dans les années 1960.
Ce détail d'accessoire compte dans la lecture globale. Il déplace l'attention du vêtement seul vers la silhouette complète, tête comprise.
Là où le minimalisme régnait, ce sont désormais les superpositions et les couleurs acidulées qui mènent la silhouette.
Orange éclatant, vert amande, vert vif : la couleur revient au centre
Les teintes acidulées et fluorescentes arrivent très vite dans le défilé. Un orange éclatant habille un pantalon à pinces, associé à un top blanc.
Une robe trapèze vert amande est portée par un mannequin homme. Un tailleur-jupe vert vif évoque, lui, les silhouettes arborées par Jackie Kennedy dans les années 1960.
Moins graphique, moins minimaliste, la collection s'appuie surtout sur les superpositions, les volumes et les couleurs. C'est la vision que Drew Henry pose pour Courrèges : une relecture libre et éclectique des archives.
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Questions fréquentes
Qui est le nouveau directeur artistique de Courrèges ?
Il s'agit de Drew Henry, nommé à la tête de la maison en mars 2026. Il a notamment fait ses armes aux côtés de Phoebe Philo avant cette nomination.
Quand a eu lieu le premier défilé de Drew Henry pour Courrèges ?
La collection printemps-été 2027 a été présentée au Palais de Tokyo, à Paris. Le décor était composé de chaises dépareillées, comme dénichées chez des antiquaires.
Qui dirigeait Courrèges avant Drew Henry ?
Nicolas Di Felice occupait le poste avant lui. En cinq ans, le créateur belge avait redynamisé la marque autour de l'esthétique minimaliste du Space Age de la fin des années 1960.
Quelles couleurs dominent la collection printemps-été 2027 ?
Le défilé s'ouvre sur du crème, du blanc et du bleu marine. Les teintes acidulées et fluorescentes suivent rapidement, avec un orange éclatant, un vert amande et un vert vif.
Le vinyle est-il toujours présent chez Courrèges ?
Oui, le vinyle, le PVC et la maille restent au cœur de la collection. Les pantalons en vinyle sont désormais construits par empiècements, ce qui change leur structure.
Pourquoi le logo de 1967 refait-il surface ?
Drew Henry a choisi de faire revivre l'emblème historique de la maison, daté de 1967, pour son premier défilé. La source présente ce retour comme un hommage au fondateur.
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