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Le défilé Isabel Marant printemps-été 2027 part d'une image précise : le Los Angeles des années 1960, vu à travers les photographies de Sam Haskins. Sur le podium, dentelle, strass et bottines tressées racontent une allure à la fois légère et affirmée.
L’essentiel en 3 points
- Kim Bekker, directrice artistique de la maison, a bâti la collection printemps-été 2027 autour du Los Angeles des années 1960.
- Les imprimés dégradés du printemps-été 2013 ont été retravaillés à la main, dans un esprit délavé par le soleil.
- Bottines hautes tressées, sacs souples, boucles d'oreilles chandelier et colliers de coquillages complètent les silhouettes.
Un défilé construit à partir d'une lumière californienne
Le point de départ de la collection tient en un mot : Los Angeles. Kim Bekker, directrice artistique d'Isabel Marant, l'a expliqué quelques heures avant le défilé printemps-été 2027.
Elle s'est plongée dans les photographies signées Sam Haskins, datées des années 1960. Ce qui l'a retenue : une lumière voilée, et des femmes qui y apparaissent fortes et sensuelles à la fois.
De cette source visuelle découlent deux lignes directrices pour toute la collection : la sensualité et l'assurance. Elles avancent ensemble, sans que l'une prenne le pas sur l'autre.
La directrice artistique parle d'un contraste devenu essentiel : quelque chose de très léger et impalpable, associé à des silhouettes définies et affirmées. L'idée était de capturer une sensation de lumière solaire estivale.
Le point de départ a été Los Angeles, explique Kim Bekker, directrice artistique de la maison Isabel Marant.
Les archives de la maison comme matière première
Kim Bekker travaille depuis plusieurs années avec Isabel Marant, à la fois avec la créatrice et avec la maison. Elle en connaît les codes de près.
Ces dernières saisons, elle s'est fait remarquer pour sa façon de puiser dans les archives pour nourrir les nouvelles collections. Le printemps-été 2027 poursuit cette démarche.
La référence citée est précise : le printemps-été 2013, pour ses imprimés dégradés. Ils ont été repris, redessinés à la main, puis traités comme délavés par le soleil sur des tissus légers et fluides.
- Référence visuelle : les photographies de Sam Haskins, années 1960, à Los Angeles.
- Archive citée : le printemps-été 2013 et ses imprimés dégradés, redessinés à la main.
- Matières mises en avant : dentelle, lin à l'aspect ancien, soie rehaussée de perles ou de broderies.
- Pièces repérées : blazers sculpturaux, robes transparentes, veste en cuir oversize très fine.
- Accessoires : bottines hautes tressées, sacs souples à l'épaule, boucles d'oreilles chandelier.
- Bijoux estivaux : colliers réalisés à partir de coquillages.
| Élément de la collection | Ce que l'on voit sur le podium |
|---|---|
| Imprimés | Motifs dégradés dessinés à la main, effet délavé par le soleil |
| Tissus | Dentelle, lin à l'aspect ancien, soie impalpable, chiffon en couches |
| Vestes | Blazers sculpturaux et cuir oversize d'une finesse surprenante |
| Chaussures et sacs | Bottines hautes tressées, sacs souples portés à l'épaule |
| Bijoux | Boucles d'oreilles chandelier, colliers en coquillages |
Ce que veut dire retravailler une archive
La méthode décrite par Kim Bekker tient en trois temps : regarder les archives, y trouver quelque chose qui reste actuel, puis lui donner une nouvelle expression.
Cette nouvelle expression passe par le tissu, les proportions ou le styling. L'imprimé d'origine n'est donc pas recopié tel quel.
Pour une lectrice, cela éclaire une habitude de garde-robe : une pièce ancienne peut se réactiver par la façon de la porter, pas seulement par son motif.
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Dentelle, strass et blazers sculpturaux : l'allure du podium
L'esthétique boho rock chic de la maison reste reconnaissable, mais elle prend ici des inflexions plus aériennes. La dentelle, les broderies d'inspiration vintage, les strass et les paillettes y contribuent.
Toutes les silhouettes ne suivent pas le même chemin. Certaines cultivent une forme de minimalisme, d'autres assument une profusion de détails.
Les blazers sculpturaux côtoient ainsi les robes transparentes. Les superpositions se construisent avec naturel, sans alourdir la silhouette.
Les accessoires qui portent l'esprit estival
Les bottines hautes à effet tressé s'imposent comme la pièce forte du vestiaire chaussures. Elles répondent aux sacs souples portés à l'épaule, eux aussi travaillés dans un esprit entrelacé.
Côté bijoux, les boucles d'oreilles chandelier accrochent le regard. Les colliers réalisés à partir de coquillages accentuent encore le caractère estival de l'ensemble.
L'intention est lisible : passer de la ville à la côte sans changer de vestiaire. Les accessoires font le trait d'union.
Il n'existe pas une unique femme Isabel Marant, mais des femmes différentes qui partagent un même esprit indépendant.
La légèreté comme fil rouge de la collection
Ce qui enthousiasme particulièrement Kim Bekker dans ce printemps-été 2027, c'est le contraste entre les détails artisanaux et la simplicité des formes.
Concrètement, cela donne des T-shirts et des boardshorts en dentelle délicate, du lin à l'aspect ancien, et de la soie impalpable rehaussée de perles ou de broderies.
La légèreté se retrouve jusque dans les pièces attendues comme lourdes. Une veste en cuir d'inspiration oversize se révèle étonnamment fine, presque aussi légère qu'une feuille de papier.
Des couches de chiffon accompagnent les mouvements du corps. Même les vêtements les plus décorés doivent rester faciles à porter, insiste la directrice artistique.
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Questions fréquentes
Quelle est l'inspiration du défilé Isabel Marant printemps-été 2027 ?
Le point de départ est Los Angeles, à travers les photographies de Sam Haskins des années 1960. Kim Bekker a retenu la lumière voilée de ces images et la façon dont les femmes y apparaissent fortes et sensuelles.
Qui est la directrice artistique d'Isabel Marant ?
Il s'agit de Kim Bekker, qui travaille depuis plusieurs années avec Isabel Marant, à la fois avec la créatrice et avec la maison. Elle s'est fait remarquer ces dernières saisons pour sa manière de puiser dans les archives.
Quelles couleurs dominent la collection ?
La collection joue sur des couleurs qui semblent presque délavées par le soleil, selon les mots de Kim Bekker. L'intention était de capturer une sensation de lumière solaire estivale.
Quels accessoires faut-il retenir de ce défilé ?
Les bottines hautes à effet tressé et les sacs souples portés à l'épaule, travaillés dans le même esprit entrelacé. S'y ajoutent les boucles d'oreilles chandelier et les colliers réalisés à partir de coquillages.
Pourquoi parle-t-on du printemps-été 2013 dans cette collection ?
Cette saison a servi de point de référence pour les imprimés dégradés. Ils ont été retravaillés en motifs dessinés à la main, avec un effet délavé, sur des tissus légers et fluides.
À quoi ressemble la femme Isabel Marant selon la maison ?
Kim Bekker refuse une définition unique : il n'existe pas une seule femme Isabel Marant, mais des femmes différentes, avec des identités différentes. Elles partagent un même esprit indépendant et mélangent pièces anciennes et nouveautés.
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