Chez Givenchy, une natte plaquée au ras de la nuque change tout en 2 secondes selon l’angle de vue

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Sur le défilé Givenchy printemps-été 2027, une même coiffure raconte deux choses différentes. De face, elle ressemble à une coupe courte gominée ; de dos, une longue natte descend au ras de la nuque.

L’essentiel en 3 points

  • Pour le printemps-été 2027, Givenchy mise sur une natte plaquée invisible de face et pleinement visible de dos.
  • L'effet wet look ramène les longueurs vers l'arrière et dégage le visage, sans tirer ni aplatir les cheveux.
  • Une barrette métallique posée à la naissance de la tresse accompagne la coiffure sur certaines mannequins.

Une natte qui disparaît de face et se révèle de dos

Sarah Burton, directrice artistique de Givenchy, a présenté sa collection printemps-été 2027. La coiffure choisie pour le défilé suit la même logique que les vêtements : une ligne nette, mais deux lectures possibles selon l'endroit où l'on se place.

De face, les cheveux sont ramenés vers l'arrière avec un effet mouillé. Le visage est entièrement dégagé, sans que les longueurs paraissent tirées ni collées au crâne. L'impression est franche, presque graphique.

Au premier coup d'œil, beaucoup croiraient voir une coupe courte gominée. Rien n'indique, depuis l'avant, qu'une longueur se cache derrière. C'est tout le principe de ce coiffage à double entrée.

De dos, la surprise arrive. Une natte serrée et régulière démarre au ras de la nuque, puis prolonge la silhouette d'une ligne droite. Le volume est réduit au minimum, le dessin reste lisible de loin.

De face, la natte n'existe pas ; de dos, elle devient la ligne principale de la silhouette.

L'effet wet look, point de départ de toute la coiffure

Le fini brillant n'est pas un simple détail de finition. C'est lui qui donne à l'avant son allure de coupe courte et qui maintient les longueurs en arrière, sans rupture visible entre le sommet du crâne et la nuque.

Cette brillance crée aussi une continuité avec les matières de la collection. Le reflet des cheveux répond à celui des tissus, et notamment aux sequins scintillants d'une robe vue sur le podium.

Sur certaines silhouettes, une raie de côté vient casser la symétrie. Elle fait écho aux boucles d'oreilles curvilignes, dont la forme joue elle aussi sur le déséquilibre assumé.

  • Un effet wet look qui ramène toutes les longueurs vers l'arrière et dégage entièrement le visage.
  • Une illusion de coupe courte gominée quand on regarde la silhouette de face.
  • Une natte serrée et régulière qui démarre au ras de la nuque et prolonge la ligne du dos.
  • Une barrette métallique posée à la naissance de la tresse sur certaines mannequins.
  • Une raie de côté qui répond à l'asymétrie des boucles d'oreilles curvilignes.
  • Un blond bleaché dont les reflets font écho à un collier massif doré.
Élément Ce que l'on voit de face Ce que l'on voit de dos
Longueurs Ramenées en arrière, fini mouillé et brillant Natte serrée qui descend au ras de la nuque
Impression générale Allure de coupe courte gominée Ligne longue et nette dans le prolongement de la nuque
Visage et racines Front, tempes et pommettes entièrement dégagés Départ de tresse visible juste au-dessus de la nuque
Accessoire Barrette invisible depuis l'avant Barrette métallique à la naissance de la tresse
Dialogue avec la tenue Brillance en écho aux sequins d'une robe Natte glissée sous un col ou posée sur un dos nu

Pourquoi le visage paraît entièrement dégagé

En ramenant tout vers l'arrière, le coiffage libère le front, les tempes et les pommettes. Le regard du spectateur va d'abord au visage, puis au vêtement, sans détour par les longueurs.

La différence avec un chignon plaqué classique tient à la tension. Ici, les cheveux ne semblent pas tirés : ils sont guidés, pas contraints, ce qui adoucit l'ensemble malgré la rigueur du dessin.

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La natte au ras de la nuque, détail par détail

La tresse démarre très bas, juste au-dessus de la nuque. Elle est serrée et régulière sur toute sa longueur, sans mèches échappées ni effet volontairement défait. La régularité fait partie du propos.

Son rôle change selon le vêtement qu'elle accompagne. Elle se glisse sous le col d'une veste, souligne un dos nu ou tranche nettement sur un blazer à motif Prince-de-Galles.

Sur certaines mannequins, le blond bleaché entre en dialogue avec les accessoires. Les reflets clairs des cheveux renvoient aux tons dorés d'un collier massif, comme un rappel de matière.

La barrette métallique posée à la naissance de la tresse

Un accessoire discret vient ponctuer la coiffure sur plusieurs passages : une barrette métallique, glissée exactement là où la natte commence. Elle marque le point de bascule entre la partie lisse et la partie tressée.

Placé à cet endroit, l'accessoire ne se voit pas de face. Il n'apparaît qu'au moment où la mannequin se retourne, exactement comme la natte elle-même.

Le coiffage ne décore pas la tenue, il prolonge sa texture et ses reflets.

Une coiffure au service d'une garde-robe de contrastes

Pour cette collection, Sarah Burton poursuit son travail sur les essentiels du vestiaire. Elle puise dans le vocabulaire d'Hubert de Givenchy, du tailoring noir aux imprimés animaliers, et compose une garde-robe très structurée.

Ces vêtements sont pensés pour « apporter précision et simplicité à la façon de s'habiller », selon les mots qui accompagnent la collection. Ils s'adressent à des vies vécues à toute vitesse, entre une multiplicité de points de vue et un mouvement perpétuel.

La coiffure traduit cette idée sans un mot. Une même tête offre deux images selon l'angle, l'une compacte et graphique, l'autre longue et fluide. La silhouette change quand la personne se retourne.

C'est aussi un rappel utile pour qui regarde les défilés en quête d'idées. Un coiffage ne se juge pas uniquement de face : la nuque, le dos et le profil racontent souvent une autre histoire.

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Questions fréquentes

Quelle coiffure a été vue au défilé Givenchy printemps-été 2027 ?

Une longue natte plaquée, invisible quand on regarde la silhouette de face et pleinement visible de dos. Les cheveux sont ramenés en arrière avec un effet mouillé, puis tressés au ras de la nuque.

Qui signe la collection Givenchy printemps-été 2027 ?

Sarah Burton, directrice artistique de la maison. Elle y poursuit son travail autour des essentiels du vestiaire, en puisant dans le vocabulaire d'Hubert de Givenchy, du tailoring noir aux imprimés animaliers.

Pourquoi la natte ne se voit-elle pas de face ?

Parce que toutes les longueurs sont ramenées vers l'arrière et que la tresse démarre très bas, au ras de la nuque. De face, on ne perçoit que l'effet lissé, qui ressemble à une coupe courte gominée.

Quel accessoire accompagne cette coiffure sur le podium ?

Une barrette métallique, glissée à la naissance de la tresse sur certaines mannequins. Elle marque la transition entre la partie lissée et la partie tressée, et ne se remarque que de dos.

Cette natte fonctionne-t-elle avec tous les vêtements ?

Sur le défilé, elle est portée de plusieurs façons : glissée sous le col d'une veste, posée le long d'un dos nu ou tranchant sur un blazer Prince-de-Galles. Le rendu change selon l'encolure.

Faut-il les cheveux très longs pour un résultat proche ?

La version du défilé repose sur une natte longue et régulière, donc sur une bonne longueur. Pour adapter l'idée à votre type de cheveux, le mieux reste d'en parler à votre coiffeur.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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