Elle a testé le botox à New York pour soigner son blues de rentrée : deux semaines plus tard, le verdict surprend

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Un soir d'insomnie, une journaliste tombe sur des études qui présentent le botox comme une piste contre la dépression. Elle a décidé de tester l'hypothèse dans un cabinet de New York.

L’essentiel en 3 points

  • La zone qui intéresse les chercheurs est la glabelle, cet espace entre les sourcils où se creusent les rides du froncement.
  • Certains travaux suggèrent que figer ces muscles modifie la façon de lire les émotions des autres, mais plusieurs spécialistes jugent les données peu convaincantes.
  • Après deux semaines, le seul effet constaté par l'autrice du récit est esthétique : elle aime un peu mieux son visage, son humeur n'a pas bougé.

Une injection décidée pour des raisons qui n'avaient rien à voir avec les rides

Le point de départ de ce récit n'est pas une ride. C'est une fatigue générale, des pensées inquiètes qui ricochent dans la tête et l'impression que tout est vain. Une angoisse diffuse, sans visage précis.

Pendant une nuit sans sommeil, l'autrice explore les recoins d'Internet. Elle en ressort avec une poignée d'études aux titres hermétiques qui évoquent le botox comme traitement possible de la dépression. Le raisonnement l'amuse presque.

Ce raisonnement tient en une phrase : le botox, comme n'importe quel neuromodulateur, empêche de froncer les sourcils. Voilà tout. L'idée lui semble assez étrange pour mériter d'être confrontée à la réalité.

Elle prend rendez-vous à l'institut Weiser Skin MD, à New York. Elle aurait pu pousser la porte d'une de ces cliniques sans rendez-vous qui se multiplient en ville, où l'injection ressemble à une nouvelle manucure. Mais le sujet touchait à la santé mentale.

Le visage fonctionne comme une rue à double sens : l'émotion descend du cerveau, puis remonte vers lui.

Ce qui se joue dans la glabelle, cette zone entre les sourcils

Sur place, on lui rappelle une évidence utile : la dépression et l'anxiété sont des troubles sérieux. Certains patients disent toutefois se sentir plus confiants et plus détendus après un traitement par injections.

La demande faite à la dermatologue Alessandra Haskin est minimaliste : rester sur la tranche haute du visage. La praticienne prépare aussi une aiguille destinée aux muscles qui abaissent les coins de la bouche.

La zone qui intéresse surtout les scientifiques porte un nom : la glabelle. C'est cet espace situé entre les sourcils, là où apparaissent les rides dites du froncement, celles que l'on creuse en réfléchissant ou en s'inquiétant.

Rien ne se voit tout de suite. Il faut attendre deux semaines avant d'observer les effets de l'injection. Un délai pendant lequel les questions s'accumulent, faute de résultat à constater dans le miroir.

  • La glabelle, entre les sourcils, est la zone qui concentre l'attention des chercheurs.
  • Il faut deux semaines avant d'observer les effets d'une injection de neuromodulateur.
  • Une aiguille était aussi prévue pour les muscles qui abaissent les coins de la bouche.
  • Le point de départ des hypothèses est simple : le botox empêche de froncer les sourcils.
  • Un professeur de psychologie estime que les données disponibles ne sont pas convaincantes.
  • Trente minutes de vidéos de chiots n'ont rien changé à l'humeur de l'autrice du récit.
Élément Ce que dit le récit À retenir
La glabelle Zone entre les sourcils où apparaissent les rides du froncement C'est elle qui intéresse les scientifiques
Le délai Deux semaines avant d'observer les effets Aucun résultat visible immédiatement
L'hypothèse Le visage renvoie de l'information au cerveau Figer les muscles perturberait ce retour
La controverse Un émoussement subtil mais mesurable de la lecture des émotions D'autres spécialistes jugent les données fragiles
Le bilan Un visage mieux aimé, une humeur inchangée Le botox reste un geste esthétique

Le visage décrit comme une rue à double sens

Fernando Marmolejo-Ramos, psychologue expérimental en Australie, propose une image simple pour expliquer l'hypothèse. Il faut penser au visage comme à une rue à double sens, où la circulation ne va pas que dans un sens.

L'émotion descend du cerveau vers le visage, c'est la partie la plus intuitive. Mais il existe aussi un effet boomerang : ce que fait le visage revient informer ce que l'on ressent à l'intérieur.

Je fronce les sourcils parce que je suis triste, mais ce réflexe est aussi ce qui m'indique que je le suis. En immobilisant les muscles, le botox viendrait perturber ce va-et-vient permanent.

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La zone de l'empathie, un mème devenu question sérieuse

Un mème circule depuis quelque temps. Dans un cabinet médical, une personne déjà botoxée montre sa glabelle du doigt et demande qu'on s'occupe surtout de la zone de l'empathie. Bien sûr, répond l'injecteur, c'est notre best-seller.

Cette saynète absurde est née en réaction à des recherches suggérant que le botox réduirait notre capacité à percevoir la vie intérieure des autres. Les données sont intrigantes, sans être tranchées.

Selon Fernando Marmolejo-Ramos, les personnes botoxées saisissent moins bien ce qui se joue derrière une expression. Il évoque un émoussement subtil mais mesurable de notre façon de lire les émotions sur un visage.

Si la blague fonctionne, c'est qu'elle touche quelque chose de réel. À l'ère de l'optimisation de soi, l'idée que la vie serait plus lisse sans les sentiments des autres a de quoi mettre mal à l'aise.

Deux spécialistes qui appellent à la prudence

Evan Rieder, dermatologue et psychiatre, se montre sceptique. Il admet que quelque chose se joue lorsqu'on reçoit du botox, mais pas au point de changer la vie d'une personne. Selon lui, on en a déjà beaucoup trop fait.

Le professeur de psychologie Jeff Larsen a étudié les travaux disponibles sur le sujet. Les données ne l'ont pas convaincu, et il reste très réservé sur l'idée d'un effet durable sur l'humeur.

Interrogé sur ce point, il répond sans détour : mieux vaudrait regarder des vidéos de chiots mignons sur YouTube. Une façon de rappeler que l'enthousiasme autour de ces recherches dépasse largement leur solidité.

Le botox lui a fait aimer un peu mieux son visage, mais son visage n'avait jamais été le problème.

Deux semaines plus tard, un bilan en demi-teinte

L'autrice prend le conseil au mot et lance une vidéo de trente minutes consacrée aux plus mignons chiots du monde. Une demi-heure plus tard, son humeur est à peu près identique. Elle ne fronçait simplement pas les sourcils.

Le vrai coup de pouce est ailleurs. Après les injections, les gens lui répètent qu'elle a bonne mine, ce qui réconforte. Elle aime un peu mieux son visage, un résultat prévisible sans lire une quantité absurde de rapports scientifiques.

Ce n'est pas rien, note-t-elle, mais son visage n'a jamais été le problème. Le sentiment de crise permanente, l'actualité et les avancées de l'intelligence artificielle rendent difficile le fait de voir au-delà de la semaine prochaine.

Le désespoir, dit-on, naît de l'incapacité à construire un avenir. Son antidote tient à des gestes très simples : partager de la joie, prendre quelqu'un dans ses bras, aider une voisine âgée à monter ses courses. Aucune IA ne peut le faire à notre place.

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Questions fréquentes

Le botox peut-il soigner la dépression ?

Des études évoquent cette piste, mais les spécialistes cités restent prudents. La dépression et l'anxiété sont des troubles sérieux, qui relèvent d'un professionnel de santé, et non d'une injection esthétique.

Qu'est-ce que la glabelle ?

C'est la zone située entre les sourcils, là où se creusent les rides du froncement. C'est la région qui intéresse le plus les chercheurs travaillant sur le lien entre expressions du visage et émotions.

Combien de temps faut-il attendre pour voir les effets du botox ?

Dans ce récit, la patiente doit patienter deux semaines avant d'observer un résultat. Rien n'est visible au sortir du cabinet, ce qui laisse le temps de s'interroger sur ses attentes.

Le botox empêche-t-il de ressentir les émotions des autres ?

Certaines recherches suggèrent un émoussement subtil mais mesurable de la lecture des émotions. D'autres spécialistes, dont un dermatologue psychiatre et un professeur de psychologie, jugent ces conclusions exagérées.

Faut-il privilégier un cabinet spécialisé plutôt qu'une clinique sans rendez-vous ?

Dans la source, l'autrice choisit une professionnelle réputée parce que sa démarche touchait à la santé mentale. Le choix du praticien reste une décision personnelle, à discuter avec un médecin.

Qu'est-ce qui a réellement amélioré son humeur ?

Pas l'injection, selon son propre bilan. Elle cite des gestes simples, comme partager de la joie ou aider une voisine âgée à monter ses courses, plus efficaces pour apaiser son esprit.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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