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L'affaire du rugbyman argentin Federico Martin Aramburu, tué en plein Paris le 19 mars 2022, n'est pas terminée. Les deux hommes condamnés en septembre ont chacun fait appel, ce qui ouvre la voie à un second procès.
L’essentiel en 3 points
- Loïk le Priol, condamné à 26 ans de réclusion pour meurtre, a fait appel lundi, après Romain Bouvier, condamné à 19 ans, qui l'avait fait vendredi.
- Le verdict du 25 septembre avait pointé l'alchimie funeste du duo, leur fascination pour les armes et l'idéologie de Loïk le Priol.
- Les deux accusés, qui ont tiré dix fois sur un homme désarmé, contestent toute intention de tuer et seront rejugés.
Un second procès se profile dans l'affaire Aramburu
Il y aura bien un deuxième procès pour la mort de Federico Martin Aramburu. Le rugbyman argentin avait été abattu en plein Paris en mars 2022.
Les deux tireurs, présentés comme des militants d'ultradroite, ont chacun contesté leur condamnation. Une source proche du dossier l'a confirmé à franceinfo, après une information du Figaro.
Loïk le Priol, ancien militaire, a interjeté appel lundi. Romain Bouvier l'avait précédé : son équipe de défense avait rendu sa démarche publique le vendredi précédent.
Pour la famille de la victime comme pour les accusés, l'affaire repart donc pour un nouveau cycle judiciaire, avec un nouvel examen complet des faits.
La cour a pointé la fascination commune des deux accusés pour les armes et la violence.
Ce que la cour d'assises a décidé en septembre
Le verdict est tombé le 25 septembre, au terme de trois semaines de débats. Loïk le Priol a été condamné à vingt-six ans de réclusion criminelle pour meurtre.
Romain Bouvier, lui, a écopé de dix-neuf ans de prison pour tentative de meurtre. C'est lui qui avait tiré le premier, à l'issue d'une dispute née sur une terrasse de brasserie parisienne.
Loïk le Priol est désigné comme l'auteur des deux tirs mortels, la nuit du 19 mars 2022. Au total, les deux hommes avaient ouvert le feu dix fois sur un homme sans arme.
- 19 mars 2022 : Federico Martin Aramburu est abattu en plein Paris après une dispute en terrasse.
- Trois semaines de procès devant la cour d'assises de Paris.
- 25 septembre : Loïk le Priol condamné à 26 ans, Romain Bouvier à 19 ans.
- Vendredi : la défense de Romain Bouvier annonce son appel.
- Lundi : Loïk le Priol interjette appel à son tour.
- Un second procès complet doit désormais se tenir.
| Accusé | Âge mentionné | Qualification retenue | Peine en première instance | Appel |
|---|---|---|---|---|
| Loïk le Priol | 32 ou 35 ans | Meurtre | 26 ans de réclusion | Lundi |
| Romain Bouvier | 32 ou 35 ans | Tentative de meurtre | 19 ans de prison | Vendredi |
Des mots très durs dans la motivation du verdict
La cour a dénoncé l'« alchimie funeste du duo » formé par les deux accusés. Elle a aussi relevé leur fascination commune pour les armes et pour la violence.
Les juges ont enfin évoqué l'« idéologie mortifère » qui animait alors Loïk le Priol. Ces termes montrent que le contexte militant a pesé dans l'appréciation de la cour.
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La défense des accusés n'a pas convaincu
Âgés de 32 et 35 ans, les deux hommes ont nié toute intention de tuer. Ils affirmaient avoir tiré seulement pour se dégager.
Selon leur version, ils redoutaient la puissance physique de Federico Martin Aramburu et de son ami Shaun Hegarty, lui aussi ancien rugbyman.
Ils ont également tenté de faire admettre que les premières violences venaient des deux sportifs. La cour ne les a pas suivis sur ce point.
Trois semaines de débats centrés sur l'ultradroite
Pendant l'audience, il a beaucoup été question de l'appartenance des deux accusés à l'ultradroite parisienne radicale et violente.
Cette dimension a fragilisé leur ligne de défense. Le récit d'une simple réaction de peur a eu du mal à tenir face aux éléments présentés.
Lors du procès en appel, cette question devrait de nouveau occuper une place importante, puisque l'ensemble du dossier sera réexaminé.
Dix tirs ont visé un homme désarmé, après une simple dispute sur une terrasse parisienne.
Ce que change l'appel pour la suite
Faire appel d'une décision de cour d'assises signifie que l'affaire sera rejugée entièrement par une autre juridiction du même niveau.
Les peines prononcées en septembre ne sont donc pas encore définitives. Elles peuvent être confirmées, alourdies ou réduites lors du nouveau procès.
Après le premier verdict, la famille de Federico Aramburu avait dit son soulagement, évoquant une forme de sérénité retrouvée. Elle devra désormais traverser une nouvelle audience.
Aucune date n'est mentionnée à ce stade pour ce second procès. Les prochaines étapes seront fixées par la justice dans les mois à venir.
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Questions fréquentes
Qui a tué Federico Martin Aramburu ?
La cour d'assises a désigné Loïk le Priol, ancien militaire, comme l'auteur des deux tirs mortels. Il a été condamné à 26 ans de réclusion pour meurtre.
Quelle peine pour Romain Bouvier ?
Romain Bouvier a été condamné à 19 ans de prison pour tentative de meurtre. Il avait été le premier à tirer.
Pourquoi y a-t-il un procès en appel dans l'affaire Aramburu ?
Les deux condamnés ont contesté le verdict du 25 septembre. L'affaire sera donc rejugée devant une nouvelle cour d'assises.
Quand Federico Martin Aramburu a-t-il été tué ?
Le rugbyman argentin a été abattu à Paris le 19 mars 2022. Les faits ont suivi une dispute née sur une terrasse de brasserie.
Que disaient les accusés pour se défendre ?
Ils ont nié toute intention de tuer et affirmé avoir tiré pour se dégager. Ils disaient craindre la force physique de la victime et de son ami Shaun Hegarty.
Les peines sont-elles définitives après l'appel ?
Non, l'appel suspend le caractère définitif des condamnations. Le second procès pourra confirmer, augmenter ou réduire les peines.
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