Ne manquez aucune actuSuivez-nous sur Google News
Un adolescent de 15 ans a été interpellé le lundi 5 octobre aux abords d’un lycée du 11e arrondissement de Paris. Il est suspecté d’avoir participé au lynchage filmé d’une policière, lieutenant stagiaire, le 1er octobre dans le 20e arrondissement, en marge d’un blocus lycéen. L’information a été obtenue par CNEWS de source policière et auprès du parquet, confirmant une information de Paris Match.
L’essentiel en 3 points
- Un adolescent de 15 ans a été interpellé le lundi 5 octobre lors d’une opération policière aux abords d’un lycée du 11e arrondissement de Paris.
- Il est suspecté d’avoir participé, le 1er octobre avenue Gambetta (20e), à l’agression filmée d’une policière, lieutenant stagiaire, en marge d’un blocus lycéen.
- Lors de son interpellation, il portait la même veste grise que le jour des faits ; le parquet de Paris a confirmé qu’une garde à vue était en cours.
Une interpellation quatre jours après les faits
L’enquête progresse. Quatre jours après la violente agression dont a été victime une policière, lieutenant stagiaire, dans les rues de la capitale, un jeune homme de 15 ans a été interpellé ce lundi 5 octobre dans le 11e arrondissement de Paris.
C’est lors d’une opération policière menée aux abords d’un lycée que le jeune homme a été identifié par les forces de l’ordre. L’information a été obtenue par CNEWS de source policière et auprès du parquet, et confirme une information publiée par Paris Match.
Selon les informations de CNEWS, au moment de son interpellation, l’individu était porteur de la même veste grise que lors des faits commis le 1er octobre. Ce détail vestimentaire figure parmi les éléments qui ont permis de le relier à la scène.
«La garde à vue d’un des suspects de l’agression en réunion d’une policière en marge du blocus des lycées à Paris est en cours»
Le parquet de Paris confirme la garde à vue
Contacté par CNEWS, le parquet de Paris a confirmé le mardi en fin d’après-midi que «la garde à vue d’un des suspects de l’agression en réunion d’une policière en marge du blocus des lycées à Paris est en cours».
La formulation du parquet indique qu’il s’agit d’un des suspects : l’agression a été commise en réunion, c’est-à-dire par plusieurs personnes. Le jeune homme interpellé reste, à ce stade, suspecté d’avoir participé aux faits.
- Date de l’interpellation : lundi 5 octobre.
- Lieu : aux abords d’un lycée du 11e arrondissement de Paris.
- Âge du suspect : 15 ans.
- Indice relevé : la même veste grise que le jour des faits.
- Situation : garde à vue confirmée par le parquet de Paris le mardi en fin d’après-midi.
| Élément | Agression | Interpellation |
|---|---|---|
| Date | Jeudi 1er octobre | Lundi 5 octobre |
| Lieu | Avenue Gambetta, 20e arrondissement | Abords d’un lycée, 11e arrondissement |
| Contexte | Blocus lycéens | Opération policière |
Ce qui s’est passé avenue Gambetta
Les faits reprochés à cet adolescent se sont déroulés au niveau de l’avenue Gambetta, dans le 20e arrondissement de Paris, le jeudi 1er octobre. La policière, lieutenant stagiaire, avait été dépêchée sur les lieux de blocus lycéens.
Sur place, elle avait été prise à partie par plusieurs individus avant de chuter au sol. «Tuez-la», avaient-ils scandé.
Une scène filmée et diffusée sur les réseaux sociaux
Une fois à terre, la policière a été violemment agressée. Les images de la scène, diffusées sur les réseaux sociaux, avaient suscité de nombreuses réactions, de la part de syndicats policiers comme de responsables institutionnels et politiques.
À lire aussi : Elle ne répond pas à un message de son manager un dimanche soir : toute la semaine, elle s'excuse d'une faute qui n'en était pas une.
«Des actes innommables» : les réactions
La secrétaire nationale du syndicat policier UN1TÉ, Linda Kebbab, avait réagi sur X le jour même. «Cette policière comme d’autres collègues aurait pu mourir. Et tous les responsables ne rendront jamais compte à la hauteur de leur responsabilité», avait-elle écrit.
Dans le même message, elle décrivait une agression commise «À 10 contre une, par de dignes représentants de la lâcheté». Elle évoquait aussi «des violences insupportables qui n’ont rien à voir avec les revendications lycéennes désormais passées au second plan».
Le soutien de la Préfecture de police
La Préfecture de police avait, de son côté, dénoncé les faits et affiché son soutien à la victime. «Ces actes sont innommables et le préfet de Police assure la lieutenant stagiaire de son plein soutien et de la mobilisation des enquêteurs pour apporter à la justice l’ensemble des éléments permettant de confondre en justice les auteurs», avait-elle déclaré.
«Ces actes sont innommables»
La colère de la présidente de l’Assemblée nationale
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a dit être «profondément en colère».
«Aujourd’hui, des femmes et des hommes chargés de notre sécurité sont roués de coups. Une policière entend «tuez-la» avant d’être frappée. Des pompiers sont pris pour cible. Des lycées brûlent. C’est insupportable», avait-elle dénoncé.
Une enquête toujours en cours
L’interpellation de cet adolescent de 15 ans intervient dans le cadre de la mobilisation des enquêteurs annoncée par la Préfecture de police. Le parquet parle de la garde à vue d’un des suspects, ce qui laisse entendre que d’autres personnes sont visées par les investigations.
Les images diffusées sur les réseaux sociaux, la veste grise portée le jour des faits et l’opération menée aux abords du lycée du 11e arrondissement constituent, à ce stade, les éléments connus de cette enquête.
À lire aussi : Elle arrive au salon après deux ans de henné : la coloriste refuse de poser la couleur avant d'avoir testé une seule mèche.
Questions fréquentes
Qui a été interpellé ?
Un adolescent de 15 ans, interpellé le lundi 5 octobre lors d’une opération policière aux abords d’un lycée du 11e arrondissement de Paris.
Que lui reproche-t-on ?
Il est suspecté d’avoir participé au lynchage filmé d’une policière, lieutenant stagiaire, le 1er octobre avenue Gambetta, dans le 20e arrondissement.
Comment a-t-il été identifié ?
Il a été identifié par les forces de l’ordre lors d’une opération aux abords d’un lycée. Au moment de son interpellation, il portait la même veste grise que le jour des faits.
Que dit le parquet de Paris ?
Le parquet a confirmé le mardi en fin d’après-midi que la garde à vue d’un des suspects de l’agression en réunion de la policière était en cours.
Dans quel contexte la policière a-t-elle été agressée ?
Dépêchée sur des lieux de blocus lycéens, elle a été prise à partie par plusieurs individus qui ont scandé «Tuez-la», puis violemment agressée une fois à terre.
Quelles ont été les réactions ?
Le syndicat UN1TÉ, par la voix de Linda Kebbab, la Préfecture de police et la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, ont dénoncé les faits.
Suivi de l'histoire
- 7 Oct 2026Elle écrit chaque lundi quinze tâches sur un carnet à spirale : chaque vendredi soir, il en reste huit, toujours les mêmes, barrées nulle part
- 7 Oct 2026Elle pense que son vieux tableau électrique lâche chaque soir de novembre : l’électricien venu le remplacer repart sans toucher un seul fil
- 7 Oct 2026Elle ne dort plus depuis que son voisin a posé une pompe à chaleur : il répète qu’elle est « dans les normes »
- 7 Oct 2026Blocage des lycées : pourquoi la journée de grève du 6 octobre pourrait marquer le début d’une convergence des luttes
- 7 Oct 2026Ils louent leur camping-car à un couple de Belges pour trois semaines : au retour, une rayure de deux mètres et un assureur qui ne répond plus
- 7 Oct 2026Blocus des lycées le 6 octobre : manifestations à Nice, Toulon et Draguignan, cours en distanciel dans 28 établissements azuréens







