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À Saint-Laurent-du-Var, aux portes de Nice, la colère gronde à proximité du groupe scolaire Louis-Ravet. Un projet immobilier de 130 logements suscite l’indignation des habitants, qui se sont réunis en collectif. « Risques d’asphyxie routière », « sécurité des enfants », « assainissement et écologie » : la liste des griefs est longue. Entre saturation des réseaux, crainte pour les écoliers et abattage possible d’arbres centenaires, la tension monte dans le quartier.
L’essentiel en 3 points
- Un collectif de riverains s’oppose à un projet de 130 logements près du groupe scolaire Louis-Ravet, à Saint-Laurent-du-Var.
- Les habitants redoutent l’afflux de plus de 200 véhicules, la saturation de l’assainissement et l’abattage d’oliviers centenaires.
- Le maire partage leur inquiétude mais se dit juridiquement limité ; une pétition a recueilli près de 800 signatures et un recours se prépare.
Une voie d’accès jugée trop étroite pour les secours
Pour les riverains, l’arrivée de ce programme est synonyme de « chaos quotidien ». Raoul Do Nascimento, copropriétaire dans la résidence La Vallière et membre du collectif, place un sujet au-dessus de tous les autres.
Il indique : « La principale problématique, c’est la sécurité. La voie d’accès est trop étroite pour permettre aux secours, comme les pompiers, de passer. » Une inquiétude qui revient dans tous les échanges des membres du collectif.
« La principale problématique, c’est la sécurité. »
Plus de 200 véhicules attendus dans un secteur déjà congestionné
Le secteur est congestionné par des rues étroites à sens unique, et les habitants craignent l’afflux de plus de 200 véhicules. « L’avenue Louis-Ravet est déjà embouteillée matin et soir », s’inquiète Raoul Do Nascimento, inquiet pour la sécurité des écoliers.
Thierry Gilles, copropriétaire et membre du collectif, confirme : « Plus de 200 voitures, ça va forcément bouchonner, ça va être l’enfer, d’autant plus qu’il y a des enfants qui jouent dans le quartier. » La proximité immédiate du groupe scolaire renforce les craintes des familles.
- Projet : un immeuble de 130 logements, dont 30 % de logements sociaux
- Lieu : Saint-Laurent-du-Var, près du groupe scolaire Louis-Ravet
- Circulation : plus de 200 véhicules supplémentaires redoutés
- Réseaux : crainte de saturation des canalisations d’assainissement
- Environnement : risque d’abattage d’arbres centenaires, dont des oliviers
| Élément | Détail | Qui l’affirme |
|---|---|---|
| Taille du projet | 130 logements, dont 30 % de logements sociaux | Joseph Segura, maire |
| Véhicules attendus | Plus de 200 | Collectif de riverains |
| État du dossier | À l’instruction, en attente de pièces complémentaires | Pierre Zerbini, conseiller municipal |
| Délivrance du permis | Par la préfecture, la commune étant en carence de logements sociaux | Joseph Segura, maire |
| Pétition | Près de 800 signatures | Thierry Gilles, collectif |
| Promoteur | Emerige Méditerranée, sans réponse aux sollicitations | Rédaction |
Crèches, assainissement et camions poubelles
Les riverains ne s’arrêtent pas à la circulation. « Amener 130 logements va forcément exiger plus de places en crèche et d’assistantes maternelles, ce qui n’est pas réaliste actuellement », déplore Raoul Do Nascimento.
Sur le plan technique, les habitants s’inquiètent de la saturation des canalisations d’assainissement dans ce secteur « en entonnoir », sujet aux débordements lors d’intempéries. Ils redoutent aussi le blocage de la rue par les camions poubelles, dans des voies déjà étroites.
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Des oliviers centenaires menacés
Le risque d’abattage d’arbres centenaires, dont des oliviers, est également mis en avant par le collectif. Pour les habitants, ces arbres participent à l’équilibre du quartier.
Un riverain s’en émeut : « Avec l’été qu’on a vécu et le niveau d’urbanisation sur la Côte d’Azur, on peut s’interroger sur les projets qui visent à couper et détruire tous les écosystèmes qui sont là, ce qui fait aussi la tranquillité et le rafraîchissement du quartier. »
Un maire favorable aux riverains, mais sans levier
Face à la fronde, la municipalité affiche son soutien, mais souligne ses limites juridiques. Le maire de Saint-Laurent-du-Var, Joseph Segura, partage l’inquiétude des riverains : « Je préfère des espaces verts plutôt qu’urbaniser dans des quartiers déjà contraints, je voudrais limiter cette urbanisation. »
Mais s’agissant d’un terrain privé, le maire explique son impuissance : « Le dossier est en instruction, mais je ne peux pas dire non d’emblée, sinon le bailleur pourrait s’en servir contre moi devant le tribunal administratif. »
D’autant que la commune, en situation de carence de logements sociaux, est sous pression. Joseph Segura précise que le dossier déposé concerne « un immeuble de 130 logements, dont 30 % de logements sociaux », et rappelle que dans ce contexte, « les permis sont délivrés par la préfecture ».
De son côté, Pierre Zerbini, conseiller municipal en charge de l’Urbanisme et du Foncier, précise : « Le dossier a été déposé en mairie, désormais il est à l’instruction. On est en attente de pièces complémentaires. »
« Je ne peux pas dire non d’emblée, sinon le bailleur pourrait s’en servir contre moi devant le tribunal administratif. »
Une pétition de près de 800 signatures et un recours en préparation
Les habitants préparent la bataille juridique. « On a lancé une pétition il y a un peu plus d’un mois, qui a recueilli près de 800 signatures », indique Thierry Gilles.
Après avoir alerté la mairie et la Métropole, le collectif prépare sa défense. « On se prépare à un recours. On va sans doute mandater un avocat pour nous protéger. » Contacté, le promoteur Emerige Méditerranée n’a pas donné suite à nos sollicitations. Le bras de fer ne fait que commencer.
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Questions fréquentes
Où se situe le projet immobilier contesté ?
À Saint-Laurent-du-Var, aux portes de Nice, à proximité du groupe scolaire Louis-Ravet. Le secteur est desservi par des rues étroites à sens unique.
Combien de logements sont prévus ?
Le dossier concerne un immeuble de 130 logements, dont 30 % de logements sociaux, selon le maire Joseph Segura.
Que reprochent les riverains au projet ?
Ils redoutent l’afflux de plus de 200 véhicules, une voie d’accès trop étroite pour les secours, la saturation de l’assainissement et l’abattage d’oliviers centenaires.
Le maire peut-il refuser le permis ?
Il dit ne pas pouvoir dire non d’emblée, le terrain étant privé. La commune étant en carence de logements sociaux, les permis sont délivrés par la préfecture.
Où en est le dossier ?
Il a été déposé en mairie et se trouve à l’instruction. La commune attend des pièces complémentaires.
Quelles actions mène le collectif ?
Une pétition a recueilli près de 800 signatures. Après avoir alerté la mairie et la Métropole, le collectif se prépare à un recours et envisage de mandater un avocat.
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