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Le maire de Nice, Eric Ciotti (UDR), a demandé mardi la « révocation » du maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko. L’allié du RN accuse l’édile insoumis « d’attiser la violence » dans le cadre du mouvement de blocage des lycées. Il souhaite que cette décision soit prise par le Conseil des ministres.
L’essentiel en 3 points
- Eric Ciotti réclame en Conseil des ministres la révocation de Bally Bagayoko, qu’il accuse d’attiser la violence autour des blocages de lycées.
- Le préfet de police de Paris Patrice Faure a saisi la justice la semaine dernière pour « des faits présumés de provocation à commettre un délit ».
- Le maire de Nice a aussi mis en doute la sincérité de M. Lecornu, en évoquant le barrage républicain des législatives anticipées de 2024.
Ce que demande Eric Ciotti
C’est sur le plateau de CNews que le maire de Nice a formulé sa demande. Il vise directement le maire de Saint-Denis et s’adresse au Conseil des ministres, l’instance qu’il désigne pour prendre la mesure.
Sa phrase est sans ambiguïté sur l’objectif poursuivi. Elle désigne à la fois la sanction réclamée, la personne visée et l’autorité qui devrait trancher.
« Je demande la révocation de Bally Bagayoko en Conseil des ministres »
Eric Ciotti a souligné que cette instance a la « faculté » de prendre ce genre de mesure « quand un maire trahit sa charge ». À ses yeux, l’attitude de l’élu de Saint-Denis relève précisément de ce cas de figure.
Le maire de Nice fonde son accusation sur les fonctions particulières d’un maire. Il rappelle que l’élu est à la fois officier de police judiciaire et représentant de l’Etat, ce qui rendrait ses propos d’autant plus graves.
« Il incite et attise la violence, alors qu’il est officier de police judiciaire et le représentant de l’Etat », a-t-il affirmé. Le reproche porte donc moins sur une opinion politique que sur la compatibilité entre ces propos et la charge exercée.
Eric Ciotti est ensuite allé plus loin, en visant La France insoumise dans son ensemble. Il a assuré que si LFI arrivait au pouvoir, « nous serions immédiatement dans une dictature sanguinaire ».
Les propos de Bally Bagayoko au cœur de la polémique
Pour comprendre cette demande, il faut revenir aux déclarations de l’édile insoumis la semaine dernière. Bally Bagayoko s’exprimait alors en soutien aux lycéens mobilisés dans le mouvement de blocage des établissements.
Il avait estimé que « la violence, à un moment donné, peut être légitime ». C’est cette première phrase qui nourrit l’essentiel des critiques formulées à son encontre.
Le maire de Saint-Denis avait toutefois aussitôt nuancé son propos : « Mais chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux ». Cette précision n’a pas suffi à désamorcer la polémique.
- Personne visée : Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis
- Auteur de la demande : Eric Ciotti, maire UDR de Nice et député des Alpes-Maritimes
- Mesure réclamée : une révocation en Conseil des ministres
- Contexte : le mouvement de blocage des lycées
- Procédure en cours : une saisine de la justice par le préfet de police de Paris
| Acteur | Fonction | Position ou action |
|---|---|---|
| Eric Ciotti | Maire de Nice (UDR), député des Alpes-Maritimes | Demande la révocation de Bally Bagayoko en Conseil des ministres |
| Bally Bagayoko | Maire LFI de Saint-Denis | A jugé que la violence peut être légitime « à un moment donné », avant de nuancer |
| Patrice Faure | Préfet de police de Paris | A saisi la justice pour des faits présumés de provocation à commettre un délit |
| M. Lecornu | S’est exprimé à l’Assemblée nationale | A condamné les violences et réfuté toute « répression policière » |
Une procédure judiciaire déjà engagée
La demande d’Eric Ciotti ne surgit pas dans le vide. Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a saisi la semaine dernière la justice contre Bally Bagayoko.
Cette saisine porte sur « des faits présumés de provocation à commettre un délit ». Le terme « présumés » rappelle qu’à ce stade, rien n’a été établi par la justice.
La démarche du maire de Nice vient donc s’ajouter à une procédure déjà lancée. L’une passe par la justice, l’autre est adressée, selon Eric Ciotti, au Conseil des ministres.
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Les doutes d’Eric Ciotti sur la sincérité de M. Lecornu
Le maire de Nice ne s’est pas contenté de viser l’élu de Saint-Denis. Il s’en est aussi pris à M. Lecornu, qui s’était exprimé le même jour à l’Assemblée nationale.
Dans l’hémicycle, M. Lecornu a condamné les violences survenues en marge des manifestations des lycéens. Il a également réfuté toute « répression policière ».
Eric Ciotti a pourtant dit douter « de la sincérité de la colère de M. Lecornu cet après-midi ». Il ne conteste pas le contenu de ses propos, mais leur cohérence avec les choix politiques passés.
« Sur le fond, il a totalement raison, mais on ne peut pas avoir un double discours. On ne peut pas dénoncer LFI après les élections et s’allier avec eux aux élections »
Le rappel du barrage républicain de 2024
Cette phrase du député des Alpes-Maritimes fait allusion au barrage républicain contre le RN lors des législatives anticipées de 2024. C’est cet épisode électoral qu’il oppose aux critiques actuelles visant LFI.
Pour Eric Ciotti, on ne peut pas à la fois s’allier avec une formation pendant une élection et la dénoncer une fois le scrutin passé. Il approuve donc la condamnation des violences, tout en reprochant à son auteur ce qu’il qualifie de double discours.
Ce qu’il faut retenir
Au cœur de l’affaire se trouvent les propos de Bally Bagayoko sur la légitimité de la violence, tenus en soutien aux lycéens mobilisés. Ils ont valu au maire de Saint-Denis une saisine de la justice par le préfet de police de Paris.
Eric Ciotti y ajoute désormais une demande de révocation en Conseil des ministres. Il élargit aussi le débat à LFI et à la sincérité de M. Lecornu, en rappelant le barrage républicain de 2024.
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Questions fréquentes
Que demande Eric Ciotti ?
Le maire de Nice demande la révocation de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis. Il souhaite que cette décision soit prise en Conseil des ministres.
Que reproche-t-il au maire de Saint-Denis ?
Il l’accuse d’inciter et d’attiser la violence dans le cadre du mouvement de blocage des lycées. Il souligne qu’un maire est officier de police judiciaire et représentant de l’Etat.
Qu’a dit Bally Bagayoko ?
Il a estimé que « la violence, à un moment donné, peut être légitime ». Il a aussitôt ajouté : « Mais chaque fois qu’on peut l’éviter, c’est mieux ».
La justice a-t-elle été saisie ?
Oui. Le préfet de police de Paris Patrice Faure a saisi la justice la semaine dernière pour des faits présumés de provocation à commettre un délit.
Que reproche Eric Ciotti à M. Lecornu ?
Il doute de la sincérité de sa colère à l’Assemblée nationale. Il lui reproche un double discours au regard du barrage républicain de 2024.
Où Eric Ciotti s’est-il exprimé ?
Il a fait ces déclarations mardi sur CNews. Il est maire de Nice et député des Alpes-Maritimes.
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