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Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a annoncé ce mardi 6 octobre l'interdiction d'une manifestation prévue le lendemain dans la capitale. Le rassemblement était organisé « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu ». Il devait se tenir le mercredi 7 octobre, jour du troisième anniversaire de l'attaque terroriste du Hamas contre Israël, perpétrée le 7 octobre 2023.
L’essentiel en 3 points
- Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris un arrêté interdisant une manifestation prévue le mercredi 7 octobre à Paris.
- Il dit avoir agi à la demande du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, pour « garantir la sécurité de tous ».
- Il invoque une menace terroriste « élevée » et des actes antisémites à un niveau historiquement haut.
Un arrêté pris à la veille du 7 octobre
Patrice Faure indique avoir pris un arrêté « à la demande du ministre de l'Intérieur ». La mesure vise une manifestation organisée à Paris ce mercredi. Ce jour correspond aux commémorations de l'attaque terroriste du Hamas contre Israël, survenue trois ans plus tôt.
L'annonce a été faite le mardi 6 octobre, soit la veille du rassemblement. Le délai entre la décision et la date prévue est donc très court. La source ne précise ni l'identité des organisateurs, ni le parcours envisagé, ni le nombre de participants attendus.
Le mot d'ordre de la manifestation portait sur deux revendications : dénoncer ce que les organisateurs qualifient de génocide à Gaza et réclamer le respect du cessez-le-feu. Le préfet, de son côté, assure vouloir « garantir la sécurité de tous » face à des « risques importants de troubles à l’ordre public ».
« Face à cela, notamment, et au regard de l’ensemble des risques identifiés, ma responsabilité est de garantir la sécurité de tous. J’ai donc décidé d’interdire cette manifestation. » Patrice Faure, préfet de police de Paris
Les motifs avancés par le préfet de police
Pour justifier sa décision, le préfet s'appuie sur deux éléments de contexte. Le premier concerne la menace terroriste, qui reste selon lui « élevée ». Le second porte sur les actes antisémites, dont il rappelle qu'ils restent « à un niveau historiquement haut dans notre pays ».
Dans ce contexte, celui qui est en charge de la sécurité dans les rues de la capitale estime qu'une « telle manifestation, ce jour-là, fait peser des risques importants de troubles à l’ordre public ». La formule met en avant la date autant que le rassemblement lui-même.
C'est en effet la coïncidence entre ce défilé et le jour des commémorations du 7-Octobre qui apparaît au cœur du raisonnement exposé par le préfet. Il ne s'agit pas, dans son message, d'une appréciation sur le fond des revendications, mais d'une évaluation des risques liés au contexte.
Le préfet évoque aussi « l’ensemble des risques identifiés », sans que la source ne détaille la nature de ces risques. L'emploi du mot « notamment » indique que la menace terroriste et le niveau des actes antisémites ne sont pas les seuls éléments pris en compte.
- Décision : interdiction d'une manifestation à Paris par arrêté préfectoral
- Date prévue du rassemblement : mercredi 7 octobre
- Annonce : mardi 6 octobre, sur le réseau social X
- Demande : formulée par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez
- Motifs : menace terroriste « élevée », actes antisémites à un niveau historiquement haut, risques de troubles à l'ordre public
| Élément | Ce que dit la source | Précision |
|---|---|---|
| Auteur de la décision | Patrice Faure, préfet de police de Paris | Arrêté d'interdiction |
| Origine de la demande | Ministre de l'Intérieur | Laurent Nuñez |
| Date de la manifestation | Mercredi 7 octobre | Troisième anniversaire de l'attaque du Hamas |
| Mot d'ordre | Contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu | Formulation des organisateurs |
| Motif principal | Risques importants de troubles à l'ordre public | Menace terroriste « élevée » |
Une décision annoncée sur X
C'est sur le réseau social X que Patrice Faure a rendu publique sa décision. Dans son message, il précise avoir pris cette décision sur demande de Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur.
Le préfet y résume son raisonnement en une phrase : sa responsabilité est de garantir la sécurité de tous, et il a donc décidé d'interdire cette manifestation. Le message relie ainsi directement l'évaluation des risques et la décision d'interdiction.
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En Israël, l'armée placée en vigilance renforcée
Le même jour, en Israël, le ministre de la Défense a ordonné à l'armée israélienne d'augmenter son niveau de vigilance. Il lui a demandé de se tenir prête à « tout scénario possible » dans la bande de Gaza, à la veille des commémorations du 7-Octobre.
Cette consigne montre que la date anniversaire est abordée avec prudence des deux côtés : à Paris sous l'angle de l'ordre public, en Israël sous l'angle militaire.
Un avertissement adressé au Hamas
Le ministre israélien de la Défense a également lancé une mise en garde. En cas d'attaque, « le Hamas et la population de Gaza en paieraient le prix fort », a-t-il prévenu.
Une « telle manifestation, ce jour-là, fait peser des risques importants de troubles à l’ordre public », estime le préfet de police de Paris.
Une journée de commémorations sous surveillance
Le mercredi 7 octobre marque le troisième anniversaire de l'attaque terroriste du Hamas contre Israël. À Paris, la manifestation prévue ce jour-là « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu » ne pourra donc pas se tenir légalement, en vertu de l'arrêté pris par le préfet de police.
La décision repose, selon les termes de Patrice Faure, sur la menace terroriste, le niveau des actes antisémites et l'ensemble des risques identifiés par ses services. Elle a été prise à la demande du ministre de l'Intérieur.
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Questions fréquentes
Quelle manifestation a été interdite ?
Une manifestation organisée à Paris « contre le génocide à Gaza et pour le respect du cessez-le-feu », prévue le mercredi 7 octobre.
Qui a pris la décision ?
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, par un arrêté annoncé le mardi 6 octobre.
Le gouvernement est-il à l'origine de cette interdiction ?
Le préfet indique avoir pris cette décision à la demande du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez.
Pourquoi cette date pose-t-elle problème ?
Le 7 octobre correspond au troisième anniversaire de l'attaque terroriste du Hamas contre Israël. Le préfet juge qu'une telle manifestation, ce jour-là, fait peser des risques importants de troubles à l'ordre public.
Quels motifs le préfet invoque-t-il ?
Une menace terroriste qui reste « élevée », des actes antisémites à un niveau historiquement haut et l'ensemble des risques identifiés.
Que se passe-t-il en Israël à la même date ?
Le ministre de la Défense a ordonné à l'armée d'augmenter sa vigilance et de se tenir prête à « tout scénario possible » dans la bande de Gaza.
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