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Âgé de 18 ans depuis quelques semaines seulement, un élève de terminale a comparu devant le tribunal de Carcassonne le lundi 5 octobre. Il était jugé en comparution immédiate pour avoir allumé un feu de broussailles le 30 septembre, avec un ami mineur, en marge du blocage des lycées. Le tribunal a dénoncé « de l’inconscience totale ».
En pleurs à la barre, le jeune homme a été condamné à six mois de prison avec sursis. La peine est assortie d’un sursis probatoire de deux ans et de 70 heures de travaux d’intérêt général.
L’essentiel en 3 points
- Le 30 septembre, un lycéen de 18 ans et un ami de 17 ans ont mis le feu à des broussailles sur la zone de Pont-Rouge, près de Carrefour, à Carcassonne.
- Jugé seul en comparution immédiate le lundi 5 octobre, l’élève de terminale a affirmé que l’idée venait de son ami, tout en reconnaissant qu’il aurait dû l’en empêcher.
- Il a été condamné à six mois de prison avec sursis, deux ans de sursis probatoire et 70 heures de travaux d’intérêt général.
Un feu allumé en attendant le bus, à Pont-Rouge
Les faits remontent au 30 septembre. Ce jour-là, le lycéen se trouve avec un ami de 17 ans sur la zone de Pont-Rouge, près de Carrefour, à Carcassonne. L’épisode se déroule en marge du blocage des lycées.
Les deux jeunes ont chacun un briquet. Ils mettent le feu à la végétation. Un témoin assiste à la scène et appelle la police.
Les dégâts restent limités : seuls quelques mètres carrés de broussailles ont brûlé. Des riverains sont intervenus et ont utilisé quatre extincteurs.
Placé en garde à vue, le lycéen de 18 ans commence par nier les faits. Dans un second temps, les deux amis finissent par s’accuser mutuellement.
« J’aurais dû l’en empêcher. »
Seul face au tribunal, jugé « comme les grands »
Majeur depuis quelques semaines à peine, l’élève de terminale a été jugé « comme les grands ». Il a été déféré devant le tribunal de Carcassonne en comparution immédiate, le lundi 5 octobre, pour répondre de ce feu de broussailles.
Son ami de 17 ans n’était pas à ses côtés à l’audience. Encore mineur, il sera jugé plus tard par la justice des mineurs. L’élève de 18 ans a donc dû s’expliquer seul.
À la barre, il a livré sa version des faits, rapportée par le compte-rendu d’audience de L’Indépendant. « C’était son idée », a-t-il raconté.
Il a décrit le déroulement de la scène : « On sortait du bus de la ville et on attendait celui qui devait nous ramener chez nous. Il m’a dit de le suivre derrière les arbres et il a mis le feu en allumant un mouchoir. »
Le jeune homme n’a toutefois pas cherché à s’exonérer totalement. Il a reconnu sa part de responsabilité : « J’aurais dû l’en empêcher. »
- Date des faits : 30 septembre
- Lieu : zone de Pont-Rouge, près de Carrefour, à Carcassonne
- Personnes en cause : un lycéen de 18 ans et un ami de 17 ans
- Surface touchée : quelques mètres carrés de broussailles
- Intervention : quatre extincteurs utilisés par des riverains
- Jugement : lundi 5 octobre, en comparution immédiate
| Étape | Ce qui s’est passé | Précision |
|---|---|---|
| 30 septembre | Feu de broussailles allumé | Zone de Pont-Rouge, près de Carrefour |
| Alerte | Un témoin appelle la police | Quatre extincteurs utilisés par des riverains |
| Garde à vue | Le lycéen nie, puis les deux amis s’accusent mutuellement | L’ami de 17 ans relève de la justice des mineurs |
| Lundi 5 octobre | Comparution immédiate du lycéen de 18 ans | Tribunal de Carcassonne |
| Condamnation | Six mois de prison avec sursis | Sursis probatoire de deux ans et 70 heures de TIG |
Deux versions qui se renvoient la responsabilité
Pendant la garde à vue, le lycéen a d’abord nié avoir participé. Les deux jeunes se sont ensuite accusés l’un l’autre.
Devant le tribunal, le majeur a maintenu que l’initiative venait de son ami, qui aurait allumé un mouchoir derrière les arbres. La version de l’ami de 17 ans sera examinée plus tard, par la justice des mineurs.
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Le juge dénonce « l’inconscience totale »
Si le feu n’a touché que quelques mètres carrés de végétation, le contexte local a pesé dans l’appréciation des faits. Le juge a dénoncé « l’inconscience totale » de ce geste.
Il a rappelé que, dans le département, plus de 1000 hectares de végétation ont brûlé au cours de l’été 2026. Un chiffre qui donne la mesure du risque pris en mettant le feu à des broussailles.
La défense plaide l’immaturité
L’avocat de l’élève n’a pas contesté la gravité du geste. Il a reconnu le caractère « complètement immature » des faits.
Il a aussi dressé le portrait de son client : un garçon bon élève, discret, plutôt suiveur que meneur. L’adolescent, lui, était en pleurs à la barre.
« On sortait du bus de la ville et on attendait celui qui devait nous ramener chez nous. »
Six mois de prison avec sursis et 70 heures de TIG
Au terme de l’audience, le tribunal de Carcassonne a condamné le lycéen de 18 ans à six mois de prison avec sursis.
Cette peine est assortie d’un sursis probatoire de deux ans. Le jeune homme devra également effectuer 70 heures de travaux d’intérêt général.
Son ami de 17 ans, lui, n’a pas encore été jugé. Il comparaîtra plus tard devant la justice des mineurs.
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Questions fréquentes
Que reproche-t-on au lycéen de Carcassonne ?
D’avoir allumé un feu de broussailles le 30 septembre, avec un ami de 17 ans, sur la zone de Pont-Rouge, près de Carrefour. Les faits se sont produits en marge du blocage des lycées.
Quels dégâts le feu a-t-il causés ?
Seuls quelques mètres carrés de broussailles ont brûlé. Des riverains ont utilisé quatre extincteurs.
Pourquoi a-t-il été jugé seul ?
Il a 18 ans depuis quelques semaines et a donc été jugé comme un majeur. Son ami de 17 ans sera jugé plus tard par la justice des mineurs.
Qu’a-t-il dit à l’audience ?
Il a affirmé que l’idée venait de son ami, qui aurait allumé un mouchoir derrière les arbres. Il a ajouté : « J’aurais dû l’en empêcher. »
Pourquoi le juge a-t-il parlé d’inconscience totale ?
Parce que plus de 1000 hectares de végétation ont brûlé dans le département au cours de l’été 2026.
À quelle peine a-t-il été condamné ?
Six mois de prison avec sursis, assortis d’un sursis probatoire de deux ans et de 70 heures de travaux d’intérêt général.
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