Grève du 6 octobre : 256 000 manifestants en France, 891 lycées sans cours et le maire de Saint-Denis exfiltré à Paris

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Mardi 6 octobre, lycéens, étudiants, enseignants et parents ont défilé dans toute la France. À Paris, le cortège a dépassé toutes les prévisions, et le maire de Saint-Denis a dû quitter la manifestation sous la protection de son équipe.

L’essentiel en 3 points

  • Selon le ministère de l'Intérieur, 256 000 personnes ont manifesté en France, dont 56 000 à Paris, contre 450 000 revendiquées par les organisations de jeunesse.
  • Sur environ 3 700 lycées, 891 ont connu une suspension totale des cours, dont 250 en Île-de-France.
  • La journée s'est soldée par 488 interpellations et 43 membres des forces de l'ordre blessés, et la CGT annonce une nouvelle mobilisation le 8 octobre.

Une mobilisation plus large que prévu dans toute la France

Le ministère de l'Intérieur a publié son bilan en fin d'après-midi. Il fait état de 256 000 manifestants sur l'ensemble du territoire, dont 56 000 dans la capitale.

Les organisations à l'origine du mouvement donnent un autre chiffre. L'USL, la FAGE et l'UNEF revendiquent 450 000 personnes dans l'Hexagone, dont 100 000 à Paris.

Des cortèges ont défilé à Marseille, Nice, Nantes et Rennes. D'autres rassemblements ont eu lieu à Rouen, Tours, Strasbourg, Reims, Laval ou encore au Mans.

À la mi-journée, avant même les grands départs de l'après-midi, 86 000 personnes avaient déjà été comptées dans les rues.

Les autorités attendaient au plus 40 000 personnes à Paris, le ministère en a finalement compté 56 000.

Pourquoi les lycéens descendent dans la rue

Le mouvement est d'abord porté par les jeunes. Ils dénoncent le manque d'enseignants, les classes surchargées et des conditions d'études jugées dégradées.

Beaucoup expriment aussi une inquiétude pour leur avenir. L'Union syndicale lycéenne et l'Union étudiante ont soutenu l'appel à manifester ce mardi.

Ryad Rani, président de l'Union syndicale lycéenne, a expliqué que la discussion avait été lancée sans annonces concrètes du ministre. Il a donc appelé à rejoindre l'acte III du mouvement.

  • 256 000 manifestants en France selon le ministère de l'Intérieur
  • 56 000 personnes à Paris selon les autorités, près de 100 000 selon les organisateurs
  • 891 lycées sur environ 3 700 sans aucun cours mardi
  • 250 lycées perturbés en Île-de-France
  • 488 interpellations et 43 membres des forces de l'ordre blessés
  • Nouvelle mobilisation annoncée par la CGT le 8 octobre
Indicateur Selon les autorités Selon les organisateurs
Manifestants en France 256 000 450 000
Manifestants à Paris 56 000 100 000
Participation attendue à Paris 20 000 à 40 000 Non communiqué
Grève du 29 septembre (rappel) 206 000, dont 30 000 à Paris Non communiqué

Des bâtiments scolaires en mauvais état

À Pantin, au lycée Marcelin-Berthelot, élèves, enseignants et parents sont partis ensemble vers Paris. Une cinquantaine de personnes se sont retrouvées devant la mairie.

Ils pointent des fissures, des moisissures, des installations électriques défaillantes et des fenêtres inutilisables. Selon Le Parisien, une fenêtre est tombée l'an dernier et a blessé une agente.

Le nom d'acte III fait référence aux gilets jaunes, dont les journées d'action hebdomadaires portaient ce nom.

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Enseignants, syndicats et partis rejoignent les jeunes

L'intersyndicale de l'Éducation nationale, qui réunit FSU, CGT, FO, CFDT, Unsa, Sud et Solidaires, a appelé ses personnels à participer. Des préavis de grève couvraient toutes les catégories de personnels.

La CGT a aussi invité les agents de la fonction publique à soutenir les lycéens. Sa secrétaire générale, Sophie Binet, avait évoqué la veille sur TF1 la volonté de protéger les jeunes face à la réponse policière.

Un mouvement qui s'élargit

La FSU a mis en avant des revendications communes sur le manque de moyens et d'effectifs. Elle rappelle toutefois que le mouvement reste porté par les jeunes.

Ce rapprochement intervient une semaine après la grève du 29 septembre contre le gel des salaires. Elle avait réuni 206 000 personnes selon les autorités, dont 30 000 à Paris.

La France insoumise, le Parti communiste et le Parti socialiste soutenaient la journée. La Confédération paysanne avait même appelé à rejoindre les lycéens en tracteur.

Dans plus de la moitié des lycées d'Île-de-France, les cours ont été perturbés ce mardi.

À Paris, un cortège tendu et un maire exfiltré

Le cortège parisien est parti peu après 14 heures de la place de la République vers Nation, par le boulevard Voltaire. L'Union syndicale lycéenne marchait en tête.

Les autorités attendaient entre 20 000 et 40 000 personnes. Place de la Nation, environ 300 individus qualifiés d'hostiles par la préfecture se sont mêlés au défilé, et de nombreuses banques ont été dégradées.

Bally Bagayoko, maire insoumis de Saint-Denis, a été vu s'interposer entre policiers et jeunes. Il a aussi reçu du gaz lacrymogène dans les yeux, puis a été exfiltré par son équipe avant de revenir remercier les jeunes.

En soirée, 488 interpellations ont été recensées et 43 membres des forces de l'ordre blessés. Le préfet de police a défendu une action menée avec proportionnalité.

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Questions fréquentes

Combien de manifestants le 6 octobre en France ?

Le ministère de l'Intérieur a compté 256 000 manifestants, dont 56 000 à Paris. Les organisations lycéennes et étudiantes revendiquent 450 000 personnes.

Pourquoi les lycéens font grève ?

Ils dénoncent le manque d'enseignants, les classes surchargées et l'état de certains établissements. Ils expriment aussi une inquiétude pour leur avenir.

Combien de lycées ont été bloqués le 6 octobre ?

Selon le ministère, 891 lycées sur environ 3 700 ont connu une suspension totale des cours. En Île-de-France, 250 établissements étaient perturbés.

Que s'est-il passé avec le maire de Saint-Denis ?

Bally Bagayoko a été vu s'interposer entre des policiers et des jeunes, et a reçu du gaz lacrymogène. Il a été exfiltré par son équipe, puis est revenu remercier les jeunes.

Combien d'interpellations lors de la grève du 6 octobre ?

Le ministère de l'Intérieur a annoncé 488 interpellations dans toute la France. Par ailleurs, 43 membres des forces de l'ordre ont été blessés.

Y a-t-il une nouvelle manifestation prévue ?

La CGT a annoncé qu'elle se mobilisera de nouveau aux côtés des étudiants le 8 octobre. Elle demande au gouvernement de répondre rapidement aux revendications des jeunes.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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