Antibes : sur 26 jeunes interpellés en trois jours autour des lycées bloqués, 10 % seulement étaient majeurs selon le commissariat

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Vingt-six interpellations en trois jours, trois lycées bloqués et des projectiles échangés en plein centre-ville. Le commissariat d'Antibes a dévoilé ce lundi 5 octobre 2026 le profil des jeunes arrêtés en marge des blocus.

L’essentiel en 3 points

  • Entre le mercredi 30 septembre et le vendredi 2 octobre, 26 jeunes ont été interpellés autour des lycées bloqués d'Antibes.
  • Selon le commissariat, 10 % sont majeurs et 15 % des mineurs viennent de Valbonne ou de Cannes, les autres étant des lycéens locaux.
  • Ce mardi 6 octobre, 28 établissements et les campus d'Université Côte d'Azur basculent en distanciel, alors que des appels à une semaine noire circulent.

Trois jours de blocus qui ont secoué Antibes

La mobilisation lycéenne a démarré le mercredi 30 septembre à Antibes. Elle s'est poursuivie jusqu'au vendredi 2 octobre, sur trois jours consécutifs.

Trois établissements ont été au cœur des tensions : Jacques-Audiberti, Jacques-Dolle et Léonard-de-Vinci. Leurs abords ont été le théâtre de blocus décrits comme particulièrement violents.

Des projectiles et des bombes de gaz lacrymogène ont été échangés entre des lycéens et les forces de l'ordre. Ces affrontements sont survenus au terme d'un cortège chaotique dans le centre-ville.

La journée du jeudi 1er octobre a été la plus intense, avec une forte mobilisation émaillée de violences. C'est ce jour-là que les premières informations sur les auteurs des troubles ont été rendues publiques.

Sur les 26 jeunes interpellés en trois jours à Antibes, seuls 10 % étaient majeurs selon le commissariat.

Ce que disait déjà le maire d'Antibes

Dès le jeudi soir, le maire d'Antibes, Jean Leonetti, a livré une première esquisse du profil des fauteurs de troubles. Il s'appuyait sur les éléments transmis par le commissariat de secteur.

Selon ses déclarations, sept jeunes avaient été placés en garde à vue le mercredi. Quatre d'entre eux devaient être déférés devant la justice le lendemain matin.

  • 26 interpellations entre le mercredi 30 septembre et le vendredi 2 octobre 2026.
  • 10 % des personnes interpellées sont majeures.
  • Parmi les mineurs, 15 % viennent de Valbonne ou de Cannes.
  • Sept gardes à vue le mercredi, dont quatre jeunes déférés le lendemain selon le maire.
  • Lycées concernés : Jacques-Audiberti, Jacques-Dolle et Léonard-de-Vinci.
  • 28 établissements et les campus d'Université Côte d'Azur en distanciel le mardi 6 octobre.
Date Événement Source
Mercredi 30 septembre Début des blocus, sept gardes à vue Maire d'Antibes
Jeudi 1er octobre Journée de mobilisation émaillée de violences Commissariat et mairie
Vendredi 2 octobre Fin de la série de 26 interpellations, blocus au CIV de Valbonne Commissariat
Lundi 5 octobre Aucun incident, profil des interpellés publié Commissariat d'Antibes
Mardi 6 octobre 28 établissements et campus universitaires en distanciel Source locale

Des jeunes ni lycéens ni Antibois

L'élu a surtout insisté sur un point : parmi les personnes interpellées, certaines n'étaient ni lycéennes ni originaires d'Antibes. Une remarque qui laissait entendre une participation extérieure au mouvement.

Ce premier constat restait toutefois partiel, puisqu'il portait sur les seules interpellations du début de la mobilisation. Il fallait attendre le bilan complet des trois jours pour y voir plus clair.

Ce bilan consolidé est arrivé quelques jours plus tard, directement de la part des services de police.

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Le profil type établi par le commissariat

Ce lundi 5 octobre, le commissariat d'Antibes a publié des données consolidées sur l'ensemble des 26 interpellations. Elles couvrent toute la période, du mercredi 30 septembre au vendredi 2 octobre.

Premier enseignement : la grande majorité des jeunes arrêtés sont mineurs. Seuls 10 % des interpellés sont majeurs.

Deuxième enseignement : parmi les mineurs, 15 % viennent de l'extérieur d'Antibes. Ils sont originaires de Valbonne ou de Cannes, deux communes voisines.

Des lycéens locaux, mais pas toujours du lycée bloqué

Le reste des mineurs interpellés sont bien des lycéens d'Antibes. Mais ils ne sont « pas forcément issus de l'établissement bloqué », précise le commissaire Jean-Robert Robin.

Autrement dit, des élèves se sont déplacés d'un lycée à l'autre pendant les blocus. Le bilan nuance donc l'idée d'une mobilisation venue surtout de l'extérieur.

La part de jeunes extérieurs à la ville existe bien, mais elle reste minoritaire dans le décompte policier.

La plupart des mineurs arrêtés sont des lycéens locaux, mais pas forcément élèves du lycée qu'ils bloquaient.

Un lundi calme, mais un mouvement qui pourrait se durcir

Après ces trois jours agités, le lundi 5 octobre s'est déroulé sans incident à Antibes. Le commissariat a indiqué n'avoir rien à signaler, selon la formule consacrée.

Ce calme s'explique en partie par la fermeture des lieux de tension. Les trois lycées concernés sont passés en enseignement à distance, tout comme le Centre international de Valbonne, bloqué le vendredi précédent.

Pour ce mardi 6 octobre, la mesure s'étend : 28 établissements et les campus d'Université Côte d'Azur assureront leurs cours en distanciel.

Sur les réseaux sociaux, des annonces évoquent un « Acte III » et appellent à une « semaine noire », avec des blocages quotidiens. Ces rassemblements sont pourtant interdits en théorie devant les lycées fermés.

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Questions fréquentes

Combien de jeunes ont été arrêtés pendant les blocus à Antibes ?

Le commissariat d'Antibes fait état de 26 interpellations. Elles ont eu lieu sur trois jours, du mercredi 30 septembre au vendredi 2 octobre 2026.

Les jeunes interpellés à Antibes sont-ils mineurs ?

Oui, dans leur grande majorité. Selon le commissariat, seuls 10 % des personnes interpellées sont majeures.

Les casseurs venaient-ils d'autres villes qu'Antibes ?

En partie seulement. Parmi les mineurs interpellés, 15 % viennent de Valbonne ou de Cannes, les autres étant des lycéens d'Antibes.

Quels lycées d'Antibes ont été bloqués ?

Les lycées Jacques-Audiberti, Jacques-Dolle et Léonard-de-Vinci ont connu des blocus pendant trois jours. Le Centre international de Valbonne a aussi été bloqué le vendredi.

Les cours sont-ils maintenus dans les lycées d'Antibes ?

Les trois lycées concernés sont passés en enseignement à distance. Le mardi 6 octobre, 28 établissements et les campus d'Université Côte d'Azur assurent leurs cours en distanciel.

Les blocus vont-ils continuer à Antibes ?

Des appels à un « Acte III » et à une « semaine noire » circulent sur les réseaux sociaux. Les blocages restent en théorie interdits devant les lycées fermés.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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