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Ester Manas est remontée sur un podium parisien avec une collection printemps-été 2027 baptisée Somehow I Manage. Derrière ce retour, une pause liée à la naissance d'un premier enfant et un vestiaire repensé de fond en comble.
L’essentiel en 3 points
- Le duo Ester Manas et Balthazar Delepierre signe son retour au calendrier des défilés avec la collection printemps-été 2027, intitulée Somehow I Manage.
- Le vestiaire s'élargit vers le quotidien : manteau aux volumes arrondis, bomber kaki, vestes techniques en taffetas et chemise à carreaux, à côté des robes à réglages.
- La maison a collaboré avec la marque belge de lingerie PrimaDonna, fondée en 1865, pour développer une quarantaine de pièces, soutiens-gorge et bodys compris.
Un retour sur le podium après une pause liée à la parentalité
La maison fondée par Ester Manas et Balthazar Delepierre a présenté sa collection printemps-été 2027 à la Fashion Week de Paris. Elle porte un titre qui résume bien l'état d'esprit du moment : Somehow I Manage. C'était le grand retour du duo sur un podium.
Entre-temps, les deux créateurs sont devenus parents. La naissance de leur premier enfant a entraîné une pause dans les défilés, que le tandem raconte sans détour plutôt que de la passer sous silence. Une absence assumée, donc, et non un accident de parcours.
Cette parenthèse n'a pas été un arrêt complet de l'activité. Le duo la décrit aussi comme une pause commerciale, consacrée à vendre des vêtements à de vraies personnes, à connaître ses clientes et à avancer avec elles. Un travail moins spectaculaire qu'un défilé, mais très instructif.
De ces échanges est née une conviction claire : il fallait imaginer un vestiaire plus large et plus complet. La collection printemps-été 2027 en est la traduction directe, avec des pièces qui sortent du registre habituel de la marque sans renier son point de départ.
Le duo assure ne plus vouloir crier : il fabrique désormais simplement des vêtements.
Somehow I Manage, un vestiaire né des matins compliqués
Pour construire ce nouveau vestiaire, la créatrice est partie de ses propres tenues. Celles qu'elle enfile en jeune mère pour aller faire les courses, sans se préoccuper vraiment de son allure. Le point de départ n'est donc pas une image de mode, mais une matinée ordinaire.
Elle raconte une période où le quotidien n'a pas été de tout repos : une chemise pas repassée, un soutien-gorge qui n'est pas à sa place, une bretelle qui tombe. Et ce constat, qu'elle formule simplement : « Et finalement, ça fonctionne. »
Le duo insiste sur ce socle : une marque qui s'appuie avant tout sur la réalité, celle de la créatrice, dont ils se sont aperçus qu'elle était aussi celle de beaucoup de gens. Le vêtement ne corrige plus la vie, il s'y adapte.
D'où les deux mots qui reviennent pour décrire ce retour : lâcher-prise et dérision. Deux notions rares dans un calendrier de défilés, et qui donnent à cette collection une tonalité plus légère que d'autres propositions de la saison.
- Collection printemps-été 2027 intitulée Somehow I Manage, présentée à la Fashion Week de Paris.
- Retour au défilé après une pause liée à la naissance du premier enfant du duo fondateur.
- Des robes à systèmes de réglage, signature de la maison, toujours présentes au casting des pièces.
- Un manteau aux volumes arrondis, un bomber kaki cuir et velours, des vestes techniques en taffetas, une chemise à carreaux.
- Une collaboration lingerie avec PrimaDonna, marque belge fondée en 1865, qui propose plus de 90 tailles de bonnets.
- Quarante pièces développées par les modélistes et couturières, dont des soutiens-gorge et des bodys.
| Élément | Ce qui a été présenté |
|---|---|
| Nom de la collection | Somehow I Manage, printemps-été 2027 |
| Pièces signature | Robes à systèmes de réglage adaptées à toutes les morphologies |
| Nouveautés quotidiennes | Manteau aux volumes arrondis, bomber kaki cuir et velours, vestes en taffetas, chemise à carreaux |
| Collaboration lingerie | PrimaDonna, maison belge fondée en 1865, plus de 90 tailles de bonnets |
| Développement technique | 40 pièces travaillées par les modélistes et couturières, soutiens-gorge et bodys inclus |
Les pièces vues sur le podium
Aux côtés des robes à systèmes de réglage, devenues la signature de la maison, on trouve un manteau aux volumes arrondis et un bomber kaki qui mêle cuir et velours. Le registre reste identifiable, mais il s'ouvre à des pièces plus portables.
Le podium accueille aussi des vestes techniques en taffetas et une chemise à carreaux d'inspiration bûcheron. Autant de vêtements pensés pour la vie de tous les jours, loin des pièces très sexy et audacieuses qui ont longtemps défini le duo.
Le principe d'adaptation, lui, ne bouge pas. Ces nouvelles pièces sont conçues, comme les précédentes, pour convenir à toutes les morphologies. C'est le vocabulaire qui change, pas la méthode de coupe.
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One Size Fits All, un concept qui se déplace
Le statement originel de la marque tient en trois mots : One Size Fits All. Le tandem l'a imaginé pour créer des vêtements capables de s'adapter et de mettre en valeur toutes les silhouettes, des poitrines opulentes aux poignées d'amour, en passant par les ventres ronds.
Ce principe reste au cœur de l'ADN de la maison. Mais cette saison, il se décale légèrement : il ne s'agit plus seulement de penser le vêtement par rapport au corps, mais de l'inscrire dans la réalité de celles et ceux qui le portent.
Le ton du discours change aussi. Le duo explique avoir longtemps voulu être vu, entendu et écouté, parce qu'il était assez seul à travailler ainsi. Aujourd'hui, dit-il, il fait simplement des vêtements et n'a plus envie de crier.
Ce déplacement est sans doute la vraie information de ce défilé. La mode plurielle de la marque ne se présente plus comme un manifeste à défendre, mais comme une offre de garde-robe complète, qui célèbre toutes les morphologies sans hausser la voix.
40 pièces développées avec PrimaDonna
Pour la partie lingerie, Ester Manas s'est associée à PrimaDonna, marque belge historique fondée en 1865. Un choix cohérent avec le propos inclusif du label : la maison propose plus de 90 tailles de bonnets de soutiens-gorge.
Le duo s'est appuyé sur ce savoir-faire pour concevoir des soutiens-gorge et des bodys. Le développement a été mené par les modélistes et les couturières sur pas moins de 40 pièces, ce qui donne une idée du volume de travail technique engagé.
Sur le podium, la lingerie ne se dissimule plus sous les vêtements : elle se montre. Les inflexions empruntées à cet univers restent très présentes, même quand le vestiaire se tourne vers des pièces plus quotidiennes.
Sur ce podium, la lingerie ne se cache plus sous les vêtements, elle se montre avec fierté.
Ce que ce retour change pour les silhouettes de la saison
Les silhouettes ont défilé au rythme de I'm Every Woman, de Whitney Houston. Un choix musical qui dit assez clairement le propos : un vêtement, plusieurs corps, aucune hiérarchie entre eux.
En sortant de sa zone de confort, le duo prend un risque commercial et esthétique. Les pièces néo-sexy qui ont fait sa réputation laissent de la place à un manteau, un bomber et une chemise à carreaux, plus faciles à intégrer à une garde-robe existante.
Pour les lectrices qui suivent la mode sans acheter en défilé, le message est concret. L'idée d'un vêtement réglable, qui s'ajuste au corps plutôt que l'inverse, s'applique aussi bien à une robe du soir qu'à une veste de tous les jours.
En ce début de Fashion Week parisienne, cette proposition détonne par sa simplicité revendiquée. Elle rappelle qu'un vestiaire peut être ambitieux sans être inconfortable, et qu'une bretelle qui tombe n'a jamais empêché personne de sortir.
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Questions fréquentes
Qui sont les créateurs de la marque Ester Manas ?
La maison a été fondée par le duo Ester Manas et Balthazar Delepierre. Ils travaillent ensemble sur les collections et assument publiquement le lien entre leur vie personnelle et leur travail de création.
Que veut dire One Size Fits All chez Ester Manas ?
C'est le statement originel de la marque. Il désigne des vêtements conçus pour s'adapter et mettre en valeur toutes les morphologies, des poitrines opulentes aux poignées d'amour, en passant par les ventres ronds.
Pourquoi la marque n'avait-elle plus défilé ?
Le duo a fait une pause après la naissance de son premier enfant. Cette période a aussi été une pause commerciale, consacrée à vendre des vêtements à de vraies personnes et à mieux comprendre sa clientèle.
Qu'est-ce que PrimaDonna ?
PrimaDonna est une marque de lingerie historique en Belgique, fondée en 1865. Elle propose plus de 90 tailles de bonnets de soutiens-gorge, ce qui en fait un partenaire cohérent avec le propos inclusif d'Ester Manas.
Combien de pièces de lingerie ont été développées pour cette collection ?
Le travail de développement a porté sur pas moins de 40 pièces, menées par les modélistes et les couturières. Il comprend des soutiens-gorge et des bodys pensés avec le savoir-faire de PrimaDonna.
Quelles pièces retenir de la collection printemps-été 2027 ?
Aux côtés des robes à systèmes de réglage figurent un manteau aux volumes arrondis, un bomber kaki mêlant cuir et velours, des vestes techniques en taffetas et une chemise à carreaux d'inspiration bûcheron. Ce sont des pièces pensées pour le quotidien.
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