1 241 391 euros réclamés puis annulés : comment la Métropole Nice Côte d’Azur a contesté sa part de la dette du Grand Prix du Castellet

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La Métropole Nice Côte d'Azur n'aura pas à régler les 1 241 391 euros que lui réclamait le liquidateur chargé du passif du Grand Prix de Formule 1 du Castellet. Ce soulagement budgétaire n'a pourtant pas calmé les échanges lors du dernier conseil métropolitain.

L’essentiel en 3 points

  • La chambre régionale des comptes a donné raison à la Métropole de Nice, qui contestait une dépense obligatoire de plus de 1,2 million d'euros.
  • Le Grand Prix de F1 du Castellet a laissé un trou de presque 36 millions d'euros en à peine quatre éditions.
  • Éric Ciotti craint que l'affaire ne s'arrête pas là, et cette remise de créance pourrait n'être que temporaire.

Une dépense de 1,2 million d'euros finalement écartée

Le dossier du Grand Prix de Formule 1 du Castellet continue de peser sur les finances locales. Pour la Métropole Nice Côte d'Azur, la facture vient pourtant de s'alléger, au moins pour l'instant.

Le liquidateur du groupement d'intérêt public, ou GIP, lui réclamait précisément 1 241 391 euros. Ce groupement a pour mission d'éponger le passif laissé par l'événement sportif.

En à peine quatre éditions, la manifestation aura creusé un trou de presque 36 millions d'euros. Chaque collectivité associée se retrouve donc concernée par la question du remboursement.

Dans ce cadre, la direction des finances publiques avait inscrit une dépense obligatoire de plus d'un million d'euros au budget de la collectivité niçoise. Une somme imposée, donc, sans vote préalable des élus métropolitains.

Une victoire devant la chambre régionale des comptes ne règle pas la question des 36 millions d'euros de passif.

Le recours d'Éric Ciotti devant la chambre régionale des comptes

Pour le président de la Métropole, cette coupe claire dans le budget n'était pas acceptable. Éric Ciotti a donc décidé de contester cette dette héritée du passé.

Il a porté le dossier devant la chambre régionale des comptes. L'institution lui a donné gain de cause, ce qui libère la Métropole de ce paiement.

Le successeur de Christian Estrosi a profité de l'occasion pour livrer sa lecture de l'affaire. Selon lui, ce dossier est le plus révélateur de certaines dérives qu'il attribue à l'ancienne majorité.

  • Somme réclamée à la Métropole : 1 241 391 euros par le liquidateur du GIP.
  • Passif total du Grand Prix du Castellet : presque 36 millions d'euros.
  • Nombre d'éditions organisées avant ce déficit : à peine quatre.
  • Coût pour les contribuables métropolitains selon l'opposition écologiste : 18 millions d'euros.
  • Recours gagné devant la chambre régionale des comptes.
  • Signalement au procureur de la République au titre de l'article 40.
Acteur Fonction citée Position exprimée
Éric Ciotti Président de la Métropole Nice Côte d'Azur Dépense non acceptable, dossier révélateur de dérives de l'ancienne majorité
Juliette Chesnel – Le Roux Cheffe de file de la gauche écologique Gaspillage honteux de l'argent public, caprice à 18 millions d'euros
Pierre-Paul Léonelli Ancien adjoint de Christian Estrosi Retombées économiques, appel à tirer des leçons pour l'avenir
Chambre régionale des comptes Institution de contrôle A donné gain de cause à la Métropole

Un signalement au procureur de la République

Éric Ciotti a aussi rappelé qu'il avait saisi le procureur de la République au titre de l'article 40. Ce texte oblige un élu ou un fonctionnaire à signaler un potentiel délit dont il serait témoin.

Cette démarche montre que le dossier ne se limite pas, à ses yeux, à une simple question de comptabilité publique. Elle ouvre la voie à d'éventuelles suites sur un autre terrain.

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Un conseil métropolitain sous tension

La bonne nouvelle financière n'a pas suffi à apaiser le débat. Lors du dernier conseil métropolitain, l'opposition comme l'ancienne majorité ont pris la parole.

La cheffe de file de la gauche écologique, Juliette Chesnel – Le Roux, a parlé de saga catastrophique et de gaspillage honteux de l'argent public. Son groupe dit dénoncer ce scandale depuis le début.

Elle en attribue toutefois la responsabilité à la manière dont la droite gère l'argent public. Éric Ciotti a tenté de nuancer en évoquant une fausse droite, visant ainsi son prédécesseur.

Des votes passés qui reviennent dans la discussion

L'élue d'opposition a rappelé au président que sa majorité avait elle aussi voté en faveur de ce Grand Prix. Pour elle, il s'agit d'un caprice qui aura coûté 18 millions d'euros aux contribuables métropolitains.

L'ancien adjoint de Christian Estrosi, Pierre-Paul Léonelli, a souligné à son tour que bon nombre d'élus avaient voté pour à l'époque. Il a aussi mis en avant les répercussions et les retombées économiques d'un Grand Prix.

Plutôt que de rechercher nécessairement un responsable, il propose de tirer des leçons pour l'avenir. Il reconnaît implicitement l'échec en déclarant : « Je ne suis pas là pour vous dire que c'était formidable… »

Le président de la Métropole doute qu'un seul spectateur du circuit soit venu dormir à Nice.

Une affaire loin d'être terminée

Éric Ciotti a répondu que l'événement ne relevait surtout pas d'un intérêt métropolitain. Il s'étonne que le contrôle de la légalité ait pu laisser passer ce financement.

Le président de la Métropole doute fort qu'un seul spectateur du Castellet soit venu se loger à Nice. Son argument vise directement l'idée de retombées économiques pour le territoire niçois.

Surtout, il craint que l'affaire ne s'arrête pas là. Des démarches administratives, voire judiciaires, seront sans doute nécessaires pour savoir qui comblera finalement le passif de 36 millions d'euros.

La remise de créance obtenue par la Métropole pourrait donc n'être que temporaire. Les contribuables niçois devront attendre la suite pour connaître la facture définitive.

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Questions fréquentes

Pourquoi la Métropole de Nice devait payer pour le Grand Prix du Castellet ?

Le liquidateur du groupement d'intérêt public chargé du passif lui réclamait 1 241 391 euros. La direction des finances publiques avait inscrit cette dépense obligatoire à son budget.

Combien a coûté le Grand Prix de F1 du Castellet ?

En à peine quatre éditions, l'événement a creusé un trou de presque 36 millions d'euros. L'opposition écologiste estime le coût à 18 millions d'euros pour les contribuables métropolitains.

Qui a annulé la dette de la Métropole de Nice ?

C'est la chambre régionale des comptes, saisie par Éric Ciotti, qui a donné gain de cause à la Métropole. La collectivité n'a donc pas à régler la somme réclamée.

La Métropole de Nice est-elle définitivement libérée de cette dette ?

Rien n'est certain à ce stade. Des démarches administratives, voire judiciaires, pourraient être nécessaires pour savoir qui comblera le passif, et la remise pourrait être temporaire.

Qu'est-ce que l'article 40 évoqué par Éric Ciotti ?

Cet article oblige un élu ou un fonctionnaire à signaler un potentiel délit dont il serait témoin. Éric Ciotti indique avoir saisi le procureur de la République sur ce fondement.

Qui avait voté pour le Grand Prix du Castellet à la Métropole ?

Selon Pierre-Paul Léonelli, bon nombre d'élus avaient voté pour à l'époque. Juliette Chesnel – Le Roux rappelle que la majorité d'Éric Ciotti l'avait aussi soutenu.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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