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Au lendemain de la manifestation du samedi 17 octobre, le centre-ville de Marseille fait ses comptes. Interrogée le dimanche 18 octobre sur franceinfo, Nicole Richard-Verspieren, présidente de l’association des commerçants du centre-ville de Marseille, dresse un constat très sombre : « Toutes les grandes artères commerçantes ont été dévalisées à 80% ».
Elle met en cause l’absence de protection policière et l’absence de consignes de fermeture. Elle estime aussi que le ministre de l’Intérieur devrait démissionner.
L’essentiel en 3 points
- Selon la présidente de l’association des commerçants du centre-ville, les grandes artères commerçantes de Marseille ont été dévalisées à 80 % lors des pillages du 17 octobre.
- Elle évoque « quelques centaines » de commerces vandalisés, sans disposer de chiffres officiels, et dénonce l’absence de protection.
- Elle affirme que les commerçants n’ont reçu aucune consigne de fermeture de la mairie ou de la préfecture et juge que le ministre de l’Intérieur devrait démissionner.
Une « hécatombe » dans le centre-ville
Les pillages ont eu lieu en marge de la manifestation du samedi 17 octobre. Pour Nicole Richard-Verspieren, l’ampleur des dégâts ne se limite pas aux principales rues commerçantes. « Et dans les rues perpendiculaires ce n’est guère mieux », ajoute-t-elle sur franceinfo.
La présidente de l’association estime que « quelques centaines » de commerces marseillais ont été vandalisés. Elle précise toutefois ne pas disposer de chiffres officiels pour étayer cette estimation. Le bilan exact reste donc à établir.
Elle parle « d’une hécatombe, ça a été terrible ». Pour elle, Marseille a déjà connu des épisodes de violence, mais celui du 17 octobre se distingue par son ampleur.
« On a déjà vécu dans Marseille des scènes de violence (…), mais là, ça a dépassé tout ce qu’on pouvait imaginer. »
Un dispositif de sécurité jugé insuffisant
Au cœur de la colère de Nicole Richard-Verspieren se trouve le dispositif de sécurité mis en place ce jour-là. « Ce qu’il faut constater et que certains élus ont déjà dénoncé, c’est que nous n’avions pas la protection nécessaire », affirme-t-elle.
La présidente de l’association compare la situation avec les manifestations passées. Selon elle, les commerçants marseillais sont habitués à voir des forces de l’ordre déployées en nombre lors de ces rassemblements.
Elle rappelle que des compagnies de CRS, des gendarmes et même, par le passé, des blindés ont été mobilisés pour assurer le maintien de l’ordre. Ce samedi-là, assure-t-elle, rien de tel n’était visible : « Là il n’y avait rien. »
- Date des pillages : samedi 17 octobre, en marge d’une manifestation
- Grandes artères commerçantes dévalisées : 80 %, selon l’association
- Commerces vandalisés : « quelques centaines », sans chiffres officiels
- Consignes de fermeture : aucune reçue de la mairie ou de la préfecture, selon l’association
| Critère | Statut |
|---|---|
| Grandes artères commerçantes touchées | Dévalisées à 80 %, selon l’association |
| Rues perpendiculaires | « Guère mieux » |
| Nombre de commerces vandalisés | « Quelques centaines », sans chiffres officiels |
| Consignes de fermeture | Aucune, selon l’association |
| Protection policière | Jugée absente par l’association |
Aucune consigne de fermeture
Nicole Richard-Verspieren assure que les commerçants n’ont reçu aucune consigne de fermeture, ni de la part de la mairie, ni de la part de la préfecture. Les boutiques n’ont donc pas été invitées à baisser le rideau avant la manifestation.
Pour la présidente de l’association, cette absence d’information s’ajoute au manque de forces de l’ordre sur le terrain. Les commerçants se sont retrouvés exposés, selon elle, sans protection ni préparation.
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« Un ministre, ça démissionne »
La présidente de l’association ne s’arrête pas au constat. Elle pointe la responsabilité politique de ces événements et vise directement le ministre de l’Intérieur.
Selon elle, celui-ci devrait assumer ses responsabilités. Sa conclusion est sans détour : « Un ministre, ça démissionne. »
Des commerces privés de leurs outils de travail
Au-delà de la colère, Nicole Richard-Verspieren s’inquiète de l’avenir des commerces touchés. Elle affirme qu’il y aura « bien évidemment besoin d’aide » pour les commerçants concernés.
Elle décrit des boutiques au matériel détruit, des caisses enregistreuses emportées et des coffres vus partir sur des trottinettes. La marchandise a disparu, alors que les charges, elles, continuent de courir.
« Quand vous avez des commerces, avec des frais, des collaborateurs, des salaires, des frais fixes à assumer, que vous avez votre matériel détruit, les caisses enregistreuses qui ont été emportées, les coffres que l’on a vu partir sur des trottinettes, quand vous avez votre marchandise qui a disparu, comment vous voulez continuer à travailler ? »
Une journée de dégradations bien au-delà de Marseille
Marseille n’est pas la seule ville concernée par les dégradations du 17 octobre. À Paris, des commerçants se sont également dits sous le choc après des pillages. À Limoges, l’hôtel de ville a été détruit par un incendie, et les maires se sont retrouvés en première ligne face aux dégâts.
Dans le centre-ville marseillais, l’association des commerçants attend désormais un bilan précis et un soutien pour les boutiques sinistrées. Sa présidente résume l’état d’esprit des commerçants par une question : comment continuer à travailler ?
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Questions fréquentes
Que s’est-il passé à Marseille le 17 octobre ?
Des commerces du centre-ville ont été pillés en marge d’une manifestation. Selon l’association des commerçants, les grandes artères commerçantes ont été dévalisées à 80 %.
Combien de commerces ont été touchés ?
La présidente de l’association estime que « quelques centaines » de commerces ont été vandalisés. Elle ne dispose pas de chiffres officiels.
Les commerçants avaient-ils été prévenus ?
Non, selon l’association. Les commerçants n’ont reçu aucune consigne de fermeture de la mairie ou de la préfecture.
Que reproche l’association au dispositif de sécurité ?
Elle estime que les commerces n’avaient pas la protection nécessaire. Contrairement à d’autres manifestations, aucune compagnie de CRS n’était visible, selon elle.
Qui est citée dans cet article ?
Nicole Richard-Verspieren, présidente de l’association des commerçants du centre-ville de Marseille. Elle s’est exprimée sur franceinfo le 18 octobre.
Que demande l’association ?
Une aide pour les commerces sinistrés. Sa présidente juge aussi que le ministre de l’Intérieur devrait démissionner.
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