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Un homme de 49 ans venu de Toulouse a été jugé à Tarbes pour avoir vendu de la cocaïne depuis une chambre d'hôtel. Il affirmait devoir rembourser une dette de 3 000 euros.
L’essentiel en 3 points
- Un homme de 49 ans originaire de Toulouse a installé un point de vente de cocaïne à l'hôtel Première Classe de Bastillac, à Tarbes.
- Il expliquait agir sur les consignes d'autres dealers pour rembourser une dette de 3 000 euros contractée auprès d'un voisin.
- La procureure a requis 12 mois de prison, le tribunal l'a finalement condamné à 6 mois.
Une surveillance nocturne devant un hôtel de Bastillac
Tout commence le 23 octobre, quand les policiers de Tarbes reçoivent un signalement. Selon cette information, de la cocaïne serait vendue à l'hôtel Première Classe de la zone Bastillac.
Les enquêteurs se rendent sur place et placent rapidement un homme sous surveillance. Ils observent alors un manège régulier : des voitures se garent devant l'établissement, puis repartent peu après.
Vers 2 heures du matin, un cycliste se présente devant le portail de l'hôtel. Les deux hommes sont contrôlés, et le cycliste est connu comme consommateur habituel de stupéfiants.
Sur lui, les policiers découvrent cinq bonbonnes de cocaïne glissées dans une chaussette. Le suspect, lui, porte sur lui des liasses de billets, selon le récit fait à l'audience.
Le prévenu n'avait aucune attache à Tarbes : il y était venu sur consigne, pour vendre et rembourser.
La chambre d'hôtel transformée en point de vente
Après ce contrôle, les policiers perquisitionnent la chambre occupée par l'homme. Ce qu'ils y trouvent ne laisse guère de place au doute sur l'activité qui s'y déroulait.
Les enquêteurs saisissent des livres de compte, du matériel de conditionnement et 350 euros en billets. Ils trouvent aussi de la résine de cannabis, destinée selon le tribunal à sa propre consommation.
Deux documents complètent la liste. Un justificatif de transfert d'argent vers le Maroc, et la facture de l'hôtel, qui montre qu'il occupait la chambre depuis le 17 octobre.
- Lieu : hôtel Première Classe, zone Bastillac, à Tarbes.
- Durée d'occupation de la chambre : du 17 au 23 octobre.
- Saisie sur le cycliste : cinq bonbonnes de cocaïne cachées dans une chaussette.
- Saisie dans la chambre : livres de compte, matériel de conditionnement, 350 euros, résine de cannabis.
- Mobile avancé : une dette de 3 000 euros envers un voisin à Toulouse.
- Peine : 6 mois de prison, contre 12 mois requis.
| Étape | Date ou moment | Ce qui s'est passé |
|---|---|---|
| Arrivée à l'hôtel | 17 octobre | Le prévenu occupe une chambre au Première Classe de Bastillac |
| Livraison | Veille de l'interpellation | Deux personnes lui apportent 10 grammes de cocaïne en pochons |
| Signalement | 23 octobre | La police est alertée d'un point de vente de cocaïne |
| Contrôle | Vers 2 heures du matin | Un cycliste et le prévenu sont contrôlés devant le portail |
| Jugement | Audience au tribunal | 12 mois requis, 6 mois de prison prononcés |
Un consommateur de longue date
L'homme, originaire de Toulouse, consomme lui-même des produits stupéfiants depuis de longues années. Ce détail a été rappelé lors de l'audience au tribunal de Tarbes.
Entre le 17 et le 23 octobre, le point de vente a donc pu fonctionner plusieurs jours. Il a été repéré puis démantelé par les forces de l'ordre après le signalement.
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Une dette de 3 000 euros à l'origine du séjour
Face aux policiers, le prévenu donne sa version des faits. À Toulouse, son voisin lui aurait confié la garde d'un sac, qui aurait ensuite été volé chez lui.
Cette perte l'aurait placé en dette de 3 000 euros envers ce voisin. Pour la rembourser, il aurait été chargé de vendre de la drogue.
Selon ses explications, il aurait reçu des indications précises sur l'hôtel où se rendre. Il n'aurait donc pas choisi Tarbes par hasard, mais sur consigne.
Dix grammes livrés à l'hôtel
La veille de son interpellation, il raconte que deux personnes sont venues le voir à l'hôtel. Elles lui auraient apporté 10 grammes de cocaïne, déjà répartis en plusieurs pochons.
Ensuite, il recevait des messages lui demandant de rejoindre des clients devant l'établissement. Les acheteurs n'avaient donc pas besoin d'entrer dans l'hôtel pour être servis.
Sans les caméras de l'hôtel, impossible d'identifier les voitures qui défilaient sur le parking.
Le phénomène des « uber coke » au tribunal
Lors de l'audience, la procureure a décrit un système bien connu de la police et de la justice. Elle a parlé des « uber coke », ces vendeurs venus d'ailleurs pour s'installer temporairement.
Elle les décrit comme des personnes sans aucune attache avec la ville, qui viennent y monter un point de deal. Pour elle, leurs motivations personnelles comptent peu face aux faits.
La magistrate a toutefois regretté une faille dans l'enquête. Les caméras de l'hôtel étaient en panne, ce qui a empêché de relever les plaques des voitures et d'identifier les clients.
Elle a requis 12 mois de prison. L'avocat de la défense a jugé cette demande trop sévère, estimant que son client était coupable mais aussi victime d'un système qui le dépasse. Le tribunal a prononcé 6 mois de prison.
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Questions fréquentes
C'est quoi un uber coke ?
C'est l'expression utilisée par la procureure de Tarbes pour désigner une personne sans attache locale qui vient installer un point de deal temporaire. Les clients sont souvent servis à l'extérieur, après un simple message.
Où se trouvait le point de deal à Tarbes ?
Il se trouvait dans une chambre de l'hôtel Première Classe, dans la zone Bastillac. L'homme y séjournait depuis le 17 octobre.
Combien de temps le trafic a-t-il duré ?
Le point de vente a fonctionné plusieurs jours, entre l'arrivée du prévenu le 17 octobre et l'intervention policière du 23 octobre.
Pourquoi l'homme vendait-il de la drogue ?
Il a expliqué devoir rembourser une dette de 3 000 euros à un voisin, à Toulouse. Un sac que ce voisin lui avait confié aurait été volé chez lui.
Quelle peine a été prononcée ?
Le tribunal l'a condamné à 6 mois de prison. La procureure avait requis 12 mois.
Pourquoi les clients n'ont-ils pas été identifiés ?
Les caméras de l'hôtel étaient en panne. Les enquêteurs n'ont donc pas pu relever les plaques d'immatriculation ni obtenir d'images des acheteurs.
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