Après 40 ans, ce brun trop foncé et uniforme que le coiffeur Olivier Lebrun voit le plus souvent au salon durcit les traits

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Après 40 ans, beaucoup pensent qu'il faut passer au blond pour éclairer le visage. Pour Olivier Lebrun, coiffeur chez OLAB Paris, la question se pose autrement : tout se joue dans les nuances, le relief et la brillance.

L’essentiel en 3 points

  • Après 40 ans, un brun très foncé appliqué de façon uniforme est la coloration qui durcit le plus souvent les traits.
  • Selon Olivier Lebrun, ce qui vieillit une couleur, c'est l'absence de nuance, de relief et de brillance, pas le choix entre blond et brun.
  • La bonne coloration se décide sur mesure, selon le teint, les yeux, la texture du cheveu et la lumière autour du visage.

Pourquoi une couleur qui allait bien à 30 ans peut changer de rôle

Beaucoup de femmes gardent la même coloration pendant des années. C'est rassurant, et l'allure reste familière dans le miroir.

Pourtant, le visage évolue avec le temps. Une teinte parfaite à 30 ans peut sembler moins naturelle une décennie plus tard, sans que rien n'ait changé dans le tube.

Le problème ne vient donc pas forcément de la couleur elle-même. Il vient du décalage qui s'installe entre cette couleur et un visage qui, lui, a bougé.

C'est le point de départ de l'analyse d'Olivier Lebrun, coiffeur au salon OLAB Paris. Il invite à revoir la façon de choisir sa teinte, sans suivre aveuglément les modes.

Après 40 ans, le vrai coup de jeune capillaire tient moins au changement de couleur qu'à la recherche de celle qui met en lumière.

Le brun trop foncé et uniforme, piège numéro un au salon

Selon le coiffeur, l'erreur qu'il croise le plus souvent concerne les bruns très sombres posés de la racine aux pointes. « Celle que je rencontre le plus souvent au salon, c'est surtout la couleur trop foncée et trop uniforme », explique-t-il.

Avec les années, le contraste naturel du visage se modifie. Un brun dense, sans reflets, peut alors durcir l'expression et creuser les ombres naturelles.

Il y a aussi une question d'entretien. Sur une base très foncée, la repousse des cheveux blancs se voit davantage et crée une ligne nette au niveau des racines.

  • Éviter un brun très foncé posé de façon uniforme de la racine aux pointes.
  • Vérifier que le sous-ton d'une couleur froide s'accorde avec celui de la peau.
  • Demander des reflets bien placés pour donner du mouvement et capter la lumière.
  • Garder sa base naturelle si on souhaite un changement discret.
  • Parler au coiffeur de son teint, de ses yeux et de la texture de ses cheveux.
  • Ne pas copier la couleur d'une célébrité ou d'une tendance du moment.
Choix de coloration Effet possible après 40 ans Piste proposée
Brun très foncé et uniforme Durcit les traits, accentue les ombres, repousse blanche visible Ajouter des nuances et des reflets
Couleur très froide au mauvais sous-ton Ternit le teint malgré une bonne réalisation Adapter le sous-ton à celui de la peau
Passage radical au blond Pas forcément nécessaire pour éclairer le visage Travailler le relief sur sa base
Coloration nuancée et brillante Apporte du mouvement et adoucit le contraste Personnaliser selon teint, yeux et cheveux

Les couleurs froides, à manier avec précaution

Les teintes très froides sont l'autre point de vigilance cité par le spécialiste. Elles ne sont pas interdites pour autant, précise-t-il.

Tout dépend de leur sous-ton. S'il ne s'accorde pas avec celui de la peau, la couleur peut ternir le teint au lieu de l'éclairer.

Le résultat peut décevoir même quand la coloration est techniquement réussie. Les traits semblent simplement moins frais, sans que l'on comprenne tout de suite pourquoi.

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Ni blonde ni brune : miser sur le relief et la brillance

Faut-il alors éclaircir à tout prix pour retrouver de la lumière ? Pas forcément, répond Olivier Lebrun, qui propose de sortir de l'opposition entre blond et brun.

Pour lui, la clé est une coloration nuancée, avec du relief et de la brillance. Une couleur qui accompagne les traits plutôt que de les figer.

Il le résume ainsi : ce qui vieillit une couleur, ce n'est pas d'être blonde, brune ou rousse, mais « l'absence de nuance, de relief et de brillance ».

Travailler les reflets plutôt que tout changer

L'idée n'est pas de bouleverser sa chevelure. Il s'agit plutôt de jouer sur les reflets pour donner de la profondeur et de la dimension à la couleur.

Quelques nuances bien placées suffisent souvent à créer du mouvement. Elles captent la lumière et adoucissent le contraste autour du visage.

Cette approche convient particulièrement à celles qui veulent garder leur base naturelle. Le teint paraît réveillé, sans rupture brutale avec leur image habituelle.

Une coloration vieillit surtout lorsqu'elle manque de nuances, de relief et de brillance, quelle que soit sa teinte de base.

Une coloration pensée sur mesure avant le prochain rendez-vous

Chez OLAB Paris, le coiffeur insiste sur un principe : chaque coloration doit être construite pour une personne précise, et non copiée sur un modèle.

Plusieurs éléments entrent en compte : le teint, la couleur des yeux, la texture du cheveu et la manière dont la lumière se reflète autour du visage.

Il déconseille donc de reproduire la teinte d'une célébrité ou de suivre une tendance parce qu'elle circule partout. Ce qui flatte une autre personne ne conviendra pas forcément.

Le bon réflexe consiste à demander une couleur qui donne de la profondeur sans alourdir. Et des reflets qui éclairent le visage sans créer de contraste artificiel.

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Questions fréquentes

Quelle couleur de cheveux rajeunit après 40 ans ?

Selon le coiffeur Olivier Lebrun, il n'y a pas une teinte miracle. Une coloration nuancée, avec du relief et de la brillance, éclaire davantage le visage qu'un simple choix entre blond et brun.

Faut-il passer au blond après 40 ans ?

Pas forcément. Le spécialiste estime que le blond n'est pas indispensable pour illuminer le visage, puisque ce sont surtout les nuances et les reflets qui font la différence.

Pourquoi le brun foncé vieillit-il le visage ?

Un brun dense et uniforme peut durcir les traits et accentuer les ombres quand le contraste du visage évolue. Il rend aussi la repousse des cheveux blancs plus visible.

Les couleurs froides sont-elles à éviter après 40 ans ?

Non, elles ne sont pas à bannir. Mais si leur sous-ton ne correspond pas à celui de la peau, elles risquent de ternir le teint.

Comment choisir sa coloration chez le coiffeur ?

Il faut tenir compte du teint, de la couleur des yeux, de la texture du cheveu et de la lumière autour du visage. Le coiffeur conseille de demander de la profondeur sans alourdir et des reflets sans contraste artificiel.

Peut-on garder sa couleur naturelle et paraître plus lumineuse ?

Oui, c'est même l'approche mise en avant par Olivier Lebrun. Quelques reflets bien placés sur la base naturelle suffisent à donner du mouvement et à réveiller le teint.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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