Au Kenya, un couple a renoncé aux devis à cinq chiffres et bâti lui-même une mini piscine en blocs de béton sur sa terrasse. Un an plus tard, le bassin tient toujours, pour environ 430 euros.
L’essentiel en 3 points
- Max et Maria ont construit une mini piscine hors sol en parpaings armés, posée sur une terrasse existante, sans creuser.
- La facture totale atteint environ 52 960 shillings kényans, soit autour de 466 dollars, près de 430 euros, main-d'œuvre comprise.
- Un an après la mise en eau, le bassin n'a pas fui, mais le contexte kényan diffère beaucoup des règles françaises.
Pourquoi une piscine maçonnée fait souvent reculer les propriétaires
Le scénario est connu : une chaleur écrasante, l'envie de se rafraîchir, puis un devis qui atterrit dans la boîte aux lettres. Face à des montants à cinq chiffres, beaucoup de familles abandonnent le projet.
Les estimations américaines citées situent le coût moyen d'un bassin maçonné autour de 66 000 dollars, soit près de 60 000 euros. En France, une piscine en blocs à bancher traditionnelle se situe plutôt entre 12 000 et 28 000 euros, selon la taille et les finitions.
À ce prix d'achat s'ajoutent l'entretien, les produits et parfois le chauffage. Pour un simple coin de fraîcheur, la note devient difficile à assumer sur la durée.
Les modèles hors sol en métal ou en résine allègent la dépense, mais leurs parois encaissent mal le soleil, le vent et les hivers rigoureux. C'est précisément entre ces deux mondes que Max et Maria ont cherché une solution.
Selon Max, c'est au moment de l'enduit hydrofuge que se joue l'absence de fissures et de fuites, donc la solidité du bassin.
Comment ce couple a monté son bassin sur une terrasse existante
Le couple vit dans une zone où les colonies de termites compliquent les travaux enterrés. Creuser n'était donc pas une bonne option, et ils ont préféré exploiter une terrasse déjà en place.
Ils commencent par tracer l'empreinte du futur bassin au sol. Un premier rang de blocs dessine le rectangle, puis un fond en béton est coulé à l'intérieur de ce périmètre.
Les murs montent ensuite rang par rang, avec un mortier sable-ciment et des fers verticaux qui renforcent l'ensemble. Une banquette et quelques marches sont intégrées au passage, pour s'asseoir et entrer dans l'eau sans échelle.
Le résultat ressemble davantage à un grand bain nordique qu'à une piscine olympique. Pas de pelleteuse, pas de coque livrée par camion : des parpaings, du ciment et beaucoup de méthode.
Le chantier est documenté sur leur chaîne YouTube, Confused But Excited. Même petite, une piscine en béton ne pardonne pas les improvisations, rappellent-ils dans leurs vidéos.
- Tracer l'empreinte du bassin sur la terrasse et poser un premier rang de blocs pour dessiner le rectangle.
- Couler un fond en béton à l'intérieur de ce périmètre avant de monter les murs.
- Élever les parois rang par rang, au mortier sable-ciment, avec des fers verticaux en renfort.
- Intégrer une banquette et quelques marches pendant la montée des murs.
- Appliquer le ciment hydrofuge en plusieurs couches, de la plus sableuse à la plus fine, puis la peinture caoutchouc chloré blanche.
- Installer une petite pompe, les tuyaux et une bonde de fond équipée d'une vanne dans un angle.
| Type de bassin | Coût cité dans la source | Point de vigilance |
|---|---|---|
| Piscine maçonnée enterrée (estimation américaine) | Environ 66 000 $, soit près de 60 000 € | Entretien, produits, parfois chauffage en plus |
| Piscine en blocs à bancher (France) | Entre 12 000 et 28 000 € | Prix variable selon la taille et les finitions |
| Piscine hors sol métal ou résine | Non chiffrée dans la source | Parois sensibles au soleil, au vent et aux hivers rigoureux |
| Mini piscine en parpaings de Max et Maria | Environ 52 960 shillings kényans, soit 466 $ ou près de 430 € | Étanchéité réalisée avec l'aide d'un maçon local |
L'étanchéité, l'étape qui décide de tout
Aidés d'un maçon local, Max et Maria appliquent un ciment hydrofuge en plusieurs couches à l'intérieur du bassin. La première couche est riche en sable, les suivantes de plus en plus fines.
La dernière est un enduit lisse composé uniquement de ciment et d'eau. Une fois sec, le couple passe plusieurs couches de peinture caoutchouc chloré blanche, qui donne au bassin son aspect clair.
Vient enfin la partie technique : une petite pompe, le réseau de tuyaux et un drain placé dans un angle du fond. Maria explique qu'une bonde de fond a été intégrée dans ce coin et que Max y a fixé une vanne pour l'ouvrir ou la fermer.
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430 euros au total, et un entretien réduit au minimum
En additionnant blocs de béton, ciment, sable, ferraillage, ciment hydrofuge, peinture, pompe et un peu de main-d'œuvre, la facture atteint environ 52 960 shillings kényans. Cela représente autour de 466 dollars, soit près de 430 euros.
L'écart avec une piscine en béton classique est spectaculaire. Il s'explique par l'absence de terrassement, la petite taille du bassin et le recours à des matériaux courants.
Le couple a aussi simplifié la gestion de l'eau au quotidien. La piscine reste couverte, les feuilles sont retirées à la main, et la vidange se fait ponctuellement par le drain pour un grand nettoyage ou en cas de souci.
Ni chlore ni filtration permanente : un cas très particulier
La configuration de Max et Maria tient à leur environnement. Ils vivent près de la mer et leur eau de forage est salée : la piscine est donc remplie avec de l'eau de mer, explique Maria.
Ils ont renoncé au chlore et même à une filtration permanente. Cette organisation fonctionne chez eux, mais elle ne se transpose pas telle quelle à un jardin français alimenté par le réseau d'eau potable.
Un an après la mise en eau, Max dresse un bilan simple : ils adorent le bassin, il n'a pas fui et ne leur a posé aucun problème. La structure en blocs armés, protégée par l'enduit, semble tenir sans faiblir.
Un an après la mise en eau, le couple résume la situation en une phrase : la piscine n'a pas fui et ne leur a posé aucun problème.
Ce qu'il faut vérifier avant de tenter la même chose en France
Chaque contexte reste particulier, et le cas kényan ne fait pas office de mode d'emploi universel. En France, un projet de ce type impose d'intégrer les éventuelles démarches d'urbanisme avant le premier coup de truelle.
S'ajoutent les équipements de sécurité autour du bassin, exigés même pour une petite piscine hors sol maçonnée. Ce poste doit être budgété dès le départ, car il n'apparaît pas dans les 430 euros du couple.
Le climat change aussi la donne. Une structure posée sur une terrasse doit supporter le poids de l'eau, et la question du gel ne se pose évidemment pas de la même manière au Kenya qu'en France.
Enfin, l'exemple montre l'importance du savoir-faire. Max et Maria ont fait appel à un maçon local pour l'enduit hydrofuge, l'étape qui conditionne la solidité et la durée de vie de l'ouvrage. En cas de doute, mieux vaut consulter un professionnel du bâtiment.
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Questions fréquentes
Combien a coûté la piscine de Max et Maria ?
Le total atteint environ 52 960 shillings kényans, soit autour de 466 dollars, près de 430 euros. Ce montant comprend les blocs, le ciment, le sable, le ferraillage, le ciment hydrofuge, la peinture, la pompe et un peu de main-d'œuvre.
Où cette piscine a-t-elle été construite ?
Le couple vit au Kenya et a monté le bassin sur une terrasse déjà existante. Les colonies de termites présentes dans la zone rendaient les travaux enterrés compliqués, d'où le choix d'une construction hors sol.
Comment l'étanchéité a-t-elle été assurée ?
Un ciment hydrofuge a été appliqué en plusieurs couches à l'intérieur du bassin, avec l'aide d'un maçon local. La première couche est riche en sable, les suivantes plus fines, la dernière ne contenant que du ciment et de l'eau.
La piscine a-t-elle fui après un an ?
Non. Un an après la mise en eau, Max indique que le bassin n'a pas fui et ne leur a posé aucun problème. La structure en blocs armés protégée par l'enduit tient sans faiblir selon lui.
Le couple utilise-t-il du chlore ?
Non, ils ont renoncé au chlore et à une filtration permanente. Ils vivent près de la mer, leur eau de forage est salée, et ils se contentent de couvrir le bassin, de retirer les feuilles et de vidanger ponctuellement.
Peut-on reproduire ce chantier en France sans démarche particulière ?
La source précise que chaque contexte est particulier. En France, il faut intégrer les éventuelles démarches d'urbanisme ainsi que les équipements de sécurité autour du bassin, même pour une petite piscine hors sol maçonnée.
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