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Deux jours après les violences survenues en marge de la manifestation du samedi 17 octobre à Toulouse, la mairie et la Métropole ont chiffré les dégâts. Le premier bilan atteint déjà 675 000 euros, et il reste provisoire.
L’essentiel en 3 points
- La mairie de Toulouse et Toulouse Métropole évaluent les dégradations du 17 octobre à 675 000 euros, réseau Tisséo compris.
- L'espace public concentre 500 000 euros de dégâts, auxquels s'ajoutent le nettoyage, le retrait des tags et 50 000 euros pour les transports.
- Le maire Jean-Luc Moudenc estime que les contribuables paieront et réclame que les casseurs, ou leurs parents s'ils sont mineurs, règlent la note.
Un premier bilan chiffré deux jours après les violences
Le lundi qui a suivi la manifestation, la mairie de Toulouse et Toulouse Métropole ont présenté une première estimation des dégâts. Le chiffre annoncé est lourd : 675 000 euros.
Ce montant regroupe les dommages subis dans les rues de la ville et ceux constatés sur le réseau de transports Tisséo. Il s'agit d'un bilan d'étape, réalisé à chaud, alors que les services continuent de recenser les dégradations.
Les violences et les pillages se sont produits en marge du cortège du samedi 17 octobre. Les collectivités ont voulu rendre publique rapidement l'ampleur des réparations à venir.
Ce premier chiffrage permet surtout de mesurer ce que ces quelques heures de troubles vont coûter à la collectivité dans les semaines à venir.
Sur les 675 000 euros annoncés, 500 000 euros concernent les seules destructions dans les rues, les bâtiments et le mobilier de la ville.
500 000 euros de dégâts dans l'espace public
La plus grande partie de la facture concerne l'espace public. Les destructions et dégradations y sont estimées à 500 000 euros, soit nettement plus des deux tiers du total annoncé.
La liste des dommages est longue. Des chaussées ont été abîmées, des bacs de collecte ont été incendiés et des bâtiments municipaux ont été dégradés.
Les panneaux de signalisation et les abribus n'ont pas résisté non plus. Même des décorations de Noël ont été détruites pendant les incidents, un détail qui a marqué les esprits.
- 500 000 euros de destructions et dégradations dans l'espace public
- 35 000 euros pour le nettoyage, agents et matériel compris
- 21 000 euros pour effacer les tags et retirer les affichages sauvages
- 50 000 euros de dommages sur le réseau Tisséo, métro et tramway
- Des décorations de Noël détruites pendant les incidents
- Des plaintes annoncées par la mairie et Toulouse Métropole
| Poste de dépense | Montant estimé | Exemples de dégâts |
|---|---|---|
| Espace public | 500 000 € | Chaussées, bacs incendiés, bâtiments municipaux, abribus, panneaux |
| Réseau Tisséo | 50 000 € | Abris de tramway cassés, marbre arraché, tags dans le métro |
| Nettoyage | 35 000 € | Mobilisation des agents et du matériel |
| Tags et affichage | 21 000 € | Retrait des tags et affichages sauvages |
| Total provisoire | 675 000 € | Bilan susceptible de s'alourdir |
Nettoyage et tags : des frais qui s'ajoutent
Aux réparations s'ajoutent les frais de remise en état. La ville compte 35 000 euros pour les opérations de nettoyage, qui mobilisent des agents et du matériel.
Effacer les tags et retirer les affichages sauvages coûte à lui seul 21 000 euros. Ce poste montre que les traces laissées sur les murs pèsent aussi dans le budget.
Ces dépenses sont souvent moins visibles que les vitrines brisées, mais elles occupent les équipes municipales pendant plusieurs jours.
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Métro et tramway : 50 000 euros pour le réseau Tisséo
Les transports en commun ont eux aussi été touchés. Tisséo Voyageurs, qui gère le réseau toulousain, chiffre ses propres dommages à 50 000 euros.
Plusieurs abris de stations de tramway ont été cassés. Aux abords de certaines stations de métro, des plaques de marbre ont été arrachées.
Le réseau souterrain n'a pas été épargné : des tags ont été réalisés dans le métro. Ces dégâts devront être réparés pour que les usagers retrouvent des stations en bon état.
Une addition encore incomplète
Les postes détaillés par les collectivités totalisent 606 000 euros. Le reste du montant global n'est pas ventilé dans les éléments rendus publics.
Surtout, la mairie et la Métropole précisent que ce bilan reste provisoire. Il pourrait encore s'alourdir à mesure que de nouveaux dégâts seront constatés et chiffrés.
Le maire de Toulouse prévient que la facture va encore augmenter et que les contribuables risquent d'en porter le poids.
Le maire réclame que les casseurs paient
Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, a réagi à ce bilan. « 675 000 €. C'est le prix des violences de ce week-end à Toulouse. Et la facture va encore grimper », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce sont les contribuables qui devront supporter les conséquences financières de ces destructions. Il défend l'application du principe « casseur ou parent de casseur mineur = payeur ».
L'élu met aussi en cause La France insoumise, qu'il accuse d'encourager les casseurs. Cette prise de position s'inscrit dans un débat politique plus large autour des violences.
De leur côté, la mairie et Toulouse Métropole annoncent que des plaintes seront déposées à la suite des dégradations constatées.
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Questions fréquentes
Combien ont coûté les violences du 17 octobre à Toulouse ?
Le premier bilan de la mairie et de Toulouse Métropole s'élève à 675 000 euros. Ce montant inclut les dégâts sur le réseau Tisséo et reste provisoire.
Quels dégâts ont été constatés à Toulouse après la manifestation ?
Des chaussées endommagées, des bacs de collecte incendiés, des bâtiments municipaux dégradés, des panneaux et des abribus cassés. Des décorations de Noël ont aussi été détruites.
Le métro de Toulouse a-t-il été touché le 17 octobre ?
Oui, Tisséo Voyageurs estime ses dommages à 50 000 euros. Des plaques de marbre ont été arrachées près de stations de métro et des tags ont été faits dans le réseau souterrain.
Combien coûte le nettoyage des tags à Toulouse ?
Le retrait des tags et des affichages sauvages est estimé à 21 000 euros. Les opérations de nettoyage général représentent 35 000 euros de plus.
Qui va payer les dégradations à Toulouse ?
Le maire Jean-Luc Moudenc estime que les contribuables supporteront ces coûts. Il demande l'application du principe selon lequel le casseur, ou le parent d'un casseur mineur, doit payer.
Des plaintes ont-elles été déposées après les violences de Toulouse ?
La mairie et Toulouse Métropole ont annoncé que des plaintes seront déposées. Elles font suite aux dégradations constatées dans la ville et sur le réseau de transports.
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