À Toulouse, le 5 novembre, deux heures trente après son départ, la manifestation de Saint-Cyprien a basculé dans les affrontements et les dégradations

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Ce jeudi 5 novembre, la rive gauche de Toulouse a vécu un après-midi de fortes tensions. Une manifestation non déclarée, d'abord calme, a glissé vers des affrontements jusqu'en début de soirée.

L’essentiel en 3 points

  • La manifestation non déclarée du 5 novembre à Toulouse a basculé environ deux heures trente après son début, au rond-point de Saint-Cyprien.
  • Des casseurs ont brisé les vitres de commerces avenue Étienne-Billières, tandis que des milliers de manifestants se retrouvaient pris en étau.
  • Le cortège s'est dispersé vers Déodat-de-Séverac et la route de Saint-Simon, avant une tentative de blocage du périphérique à la Cépière.

Un rassemblement d'abord calme à Saint-Cyprien

Le jeudi 5 novembre, des manifestants ont occupé le rond-point de Saint-Cyprien et les allées Charles-de-Fitte, sur la rive gauche de Toulouse. Le rassemblement n'avait pas été déclaré auprès des autorités.

Pendant les premières heures, l'ambiance restait plutôt festive et pacifique dans la majeure partie du cortège. Les tensions se concentraient alors uniquement à l'avant, où de violents affrontements avaient déjà eu lieu.

Ce contraste entre une tête de cortège agitée et un reste de foule tranquille a duré un long moment. Beaucoup de participants marchaient sans se douter de ce qui allait suivre.

Environ deux heures trente après le début de la mobilisation, la situation a changé de nature. Les forces de l'ordre ont procédé à des sommations, et le climat a rapidement basculé.

Un cortège jusque-là festif s'est retrouvé, en quelques minutes, coincé entre casseurs et canons à eau sur l'avenue Étienne-Billières.

Du rond-point aux affrontements en quelques minutes

Tout s'est enchaîné très vite sur la rive gauche. Le cortège a fait demi-tour depuis les allées Charles-de-Fitte, face à des forces de l'ordre équipées de lance-grenades.

Les gaz lacrymogènes ont alors été tirés, en réponse à des mortiers d'artifice lancés depuis la foule. Le cœur du rond-point de Saint-Cyprien est devenu le théâtre d'affrontements directs.

Des casseurs habillés de noir et le visage masqué ont fait face pendant plusieurs minutes aux CRS. Les véhicules blindés Centaures et les canons à eau étaient également déployés sur place.

  • Lieu de départ : le rond-point de Saint-Cyprien et les allées Charles-de-Fitte, sur la rive gauche.
  • Bascule : environ deux heures trente après le début, après les sommations des forces de l'ordre.
  • Commerces touchés : vitres de Foncia et d'Adecco brisées, barricades du Carrefour City arrachées.
  • Moyens déployés : CRS, véhicules Centaures, canons à eau, gaz lacrymogènes et lance-grenades.
  • Dispersion : vers les Arènes, Déodat-de-Séverac et la route de Saint-Simon.
  • Dernier épisode : tentative de blocage du périphérique à la Cépière, empêchée par les forces de l'ordre.
Lieu Ce qui s'y est passé
Rond-point de Saint-Cyprien Affrontements entre casseurs masqués et CRS, gaz lacrymogènes et mortiers d'artifice
Avenue Étienne-Billières Milliers de manifestants pris en étau, vitres de Foncia et d'Adecco brisées
Allée Maurice-Sarraut Barricades du Carrefour City arrachées, dispersion vers les Arènes
Secteur Déodat-de-Séverac Ballast ramassé sur la voie ferrée, bloc de béton déplacé sur la route
La Cépière Tentative de blocage du périphérique, empêchée par les forces de l'ordre

Une progression vers l'avenue Étienne-Billières

Peu à peu, les manifestants se sont dirigés vers l'avenue Étienne-Billières. Le mouvement semblait d'abord lent, avant que tout ne s'accélère brusquement.

Après plusieurs nouvelles sommations, les forces de l'ordre ont avancé à vive allure. Les casseurs se sont mis à courir et ont rejoint le cortège pacifique qui remontait l'avenue.

Les canons à eau sont alors entrés de nouveau en action. Les manifestants calmes se sont retrouvés mêlés, malgré eux, à la confrontation.

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L'avenue Étienne-Billières transformée en piège

L'axe a vite été saturé par les tirs de lacrymogènes et les fumigènes. La visibilité s'est réduite et l'air est devenu difficile à respirer pour ceux qui se trouvaient là.

Dans cette avenue, des milliers de manifestants se sont retrouvés coincés. D'un côté se trouvait la tête de cortège, de l'autre les camions lanceurs d'eau et les Centaures, jusqu'au rond-point de Patte-d'Oie.

Des commerces visés à coups de masse

Les casseurs ont aussi pris pour cible plusieurs commerces le long du parcours. Les vitres des agences Foncia et Adecco ont été brisées à coups de masse.

Ces dégradations se sont produites à quelques mètres seulement du cortège qui remontait vers Patte-d'Oie. Les passants et les manifestants pacifiques étaient donc tout proches des vitrines visées.

Plus loin, allée Maurice-Sarraut, les barricades protégeant le Carrefour City ont également été arrachées. Le quartier a gardé ce jour-là les traces visibles de ces violences.

Une riveraine de la rue Corneille a ouvert son portail pour abriter des passants, dont une dame âgée qui se rendait simplement au supermarché.

Dispersion vers les Arènes et tentative sur la rocade

Le cortège a fini par se disperser. Beaucoup de manifestants ont remonté l'allée Maurice-Sarraut en direction des Arènes, puis de Déodat-de-Séverac.

Dans ce secteur, un nouvel épisode de violences urbaines s'est déroulé. Certains individus ramassaient du ballast sur la voie ferrée pour s'en servir comme projectiles, d'autres poussaient un bloc de béton au milieu de la chaussée.

La dispersion s'est poursuivie vers Déodat-de-Séverac et la route de Saint-Simon, dans un épais brouillard de gaz lacrymogènes. Une habitante de la rue Corneille, près de la clinique Ambroise-Paré, a raconté avoir ouvert son portail pour abriter des gens, dont une vieille dame en pleurs. Elle évoque aussi des pare-brise brisés.

Plusieurs manifestants ont ensuite essayé de bloquer le périphérique au niveau de la Cépière. Les forces de l'ordre les en ont empêchés, mettant fin à cette dernière tentative.

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Questions fréquentes

Que s'est-il passé le 5 novembre à Toulouse ?

Une manifestation non déclarée partie de Saint-Cyprien a dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. Des commerces ont été dégradés et le cortège s'est dispersé sous les gaz lacrymogènes jusqu'en début de soirée.

La manifestation de Saint-Cyprien était-elle déclarée ?

Non, il s'agissait d'une manifestation non déclarée. Elle occupait le rond-point de Saint-Cyprien et les allées Charles-de-Fitte.

Quels commerces ont été dégradés à Toulouse le 5 novembre ?

Les vitres des agences Foncia et Adecco ont été brisées à coups de masse avenue Étienne-Billières. Les barricades du Carrefour City de l'allée Maurice-Sarraut ont aussi été arrachées.

À quel moment la manifestation a-t-elle dégénéré ?

Le basculement s'est produit environ deux heures trente après le début du rassemblement. Il a suivi les sommations des forces de l'ordre au rond-point de Saint-Cyprien.

Les manifestants ont-ils bloqué la rocade de Toulouse ?

Plusieurs manifestants ont tenté de bloquer le périphérique au niveau de la Cépière. Les forces de l'ordre les en ont empêchés.

Quels quartiers de Toulouse ont été touchés par les tensions ?

Les tensions ont concerné Saint-Cyprien, l'avenue Étienne-Billières, Patte-d'Oie, l'allée Maurice-Sarraut, les Arènes et Déodat-de-Séverac. La route de Saint-Simon et la Cépière ont aussi été concernées.

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Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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