Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure

Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.
Il fixe sa pergola neuve dans le vieux mur de son jardin : une semaine plus tard, le voisin exige qu'il démonte tout

Il fixe sa pergola neuve dans le vieux mur de son jardin : une semaine plus tard, le voisin exige qu’il démonte tout

Samedi, dix heures, la perceuse grinçait contre la pierre et une fine poussière ocre retombait sur les dalles de la terrasse. Julien, 48 ans, tenait la mèche bien droite, une cheville entre les dents, pendant que sa femme maintenait le premier poteau d'aluminium. Le café refroidissait sur la table de jardin. Dans le vieux mur, le trou s'enfonçait proprement, centimètre après centimètre.

Elle attend chaque mois le un acheté, un offert sur sa lessive : au rayon, l'affiche annonce désormais trois bidons pour le prix de deux

Elle attend chaque mois le un acheté, un offert sur sa lessive : au rayon, l’affiche annonce désormais trois bidons pour le prix de deux

Samedi, neuf heures dix, le parking du supermarché sent encore la pluie de la nuit. Sandrine pousse son chariot dont une roue grince, sa liste pliée en quatre dans la poche de son manteau. Au rayon entretien, elle tend déjà la main vers les gros bidons bleus. Puis elle s'arrête, les yeux sur l'affiche jaune accrochée au-dessus de la tête de gondole.

Il stocke trois tonnes de granulés achetés en promotion dans son garage du Limousin : en novembre, son poêle s'arrête deux fois par semaine

Il stocke trois tonnes de granulés achetés en promotion dans son garage du Limousin : en novembre, son poêle s’arrête deux fois par semaine

Il était six heures et quart, un mardi de novembre, et la maison sentait encore la fumée froide. Dans le salon, le poêle émettait un bip régulier, obstiné, comme un réveil qu'on aurait oublié d'éteindre. Patrick, 58 ans, en chaussettes sur le carrelage glacé, regardait l'écran afficher le même code d'erreur que trois jours plus tôt. Dehors, le brouillard collait aux châtaigniers.

Il passe à 80 % pour s'occuper de sa mère malade : en octobre, son bulletin garde exactement le même taux de prélèvement à la source

Il passe à 80 % pour s’occuper de sa mère malade : en octobre, son bulletin garde exactement le même taux de prélèvement à la source

Il était sept heures dix, rue Fontgiève, et la bouilloire sifflait déjà dans la petite cuisine. Thomas glissait des boîtes de médicaments dans un sac en toile, en vérifiant les noms à voix basse. Dehors, le tramway grinçait dans le virage, comme chaque matin. Ce mardi de septembre, pour la première fois depuis vingt ans, il ne partirait pas travailler avant midi.

Elle renvoie une ponceuse achetée en ligne au bout de huit jours : le vendeur refuse de la rembourser et la plateforme lui donne raison

Elle renvoie une ponceuse achetée en ligne au bout de huit jours : le vendeur refuse de la rembourser et la plateforme lui donne raison

Le samedi matin, vers dix heures, la ponceuse grinçait sur le vieux buffet en chêne posé au milieu du garage. Sylvie avait relevé ses lunettes de protection, de la sciure collée aux avant-bras. L'appareil vibrait trop fort, s'arrêtait, repartait dans un hoquet métallique. Elle l'a débranché, a regardé le patin de travers, et a pensé tout de suite au bouton « retourner l'article ».

Il vend sa vieille tondeuse en ligne contre un chèque de banque : dix jours plus tard, sa banque lui annonce que le papier ne vaut rien

Il vend sa vieille tondeuse en ligne contre un chèque de banque : dix jours plus tard, sa banque lui annonce que le papier ne vaut rien

Un samedi de mai, vers dix heures, la tondeuse attendait sur le gravier, encore tachée d'herbe sèche. Gérard, 64 ans, essuyait le capot avec un vieux torchon pendant que la radio grésillait dans le garage. Une voiture grise s'est garée devant le portail, moteur au ralenti. L'acheteur a souri, tendu une enveloppe blanche, et chargé la machine en moins de cinq minutes.

Acte 3 de la mobilisation des lycéens : 450 000 manifestants selon l'intersyndicale, 256 000 selon le ministère, 891 lycées perturbés

Acte 3 de la mobilisation des lycéens : 450 000 manifestants selon l’intersyndicale, 256 000 selon le ministère, 891 lycées perturbés

Article non rédigé. La source fournie traite de la mobilisation lycéenne du mardi 6 octobre, un sujet d'actualité générale. La ligne éditoriale de Bohémiennes Actualités exclut explicitement ce type de sujet. Elle couvre uniquement les cheveux, la coiffure, la coloration, les soins, la beauté, le maquillage, la mode et le style.

Elle garde ses deux petits-enfants chaque jour depuis la rentrée : mi-octobre, un goûter oublié la fait crier sur sa fille devant l'école

Elle garde ses deux petits-enfants chaque jour depuis la rentrée : mi-octobre, un goûter oublié la fait crier sur sa fille devant l’école

Il était seize heures vingt, ce mardi d'octobre, et la grille de l'école élémentaire grinçait en s'ouvrant. Monique tenait la main de Jules, cinq ans, pendant que sa sœur Lila fouillait le sac à dos. Pas de goûter. Le petit commençait à pleurnicher, le vent soulevait les feuilles mortes sur le trottoir, et Monique sentit quelque chose céder dans sa poitrine.

Elle signe pour une pompe à chaleur au salon de l'habitat : le lendemain matin, le vendeur refuse d'annuler le bon de commande à 14 900 euros

Elle signe pour une pompe à chaleur au salon de l’habitat : le lendemain matin, le vendeur refuse d’annuler le bon de commande à 14 900 euros

Il était un peu plus de seize heures, sous la grande halle du parc des expositions, et l'air sentait le café tiède et la moquette neuve. Monique, 67 ans, tenait un stylo publicitaire bleu entre ses doigts. Devant elle, sur une table haute, un bon de commande en trois exemplaires. Un haut-parleur annonçait la démonstration d'un robot de cuisine, quelque part au fond.

Il ouvre une lettre de sa banque un samedi matin à Strasbourg : un découvert de 4 200 euros creusé sur un compte qu'il croyait fermé

Il ouvre une lettre de sa banque un samedi matin à Strasbourg : un découvert de 4 200 euros creusé sur un compte qu’il croyait fermé

Samedi, neuf heures et quart, rue de Zurich. Le tram passait en grinçant sous les fenêtres et la bouilloire commençait à siffler quand Julien est descendu chercher le courrier. Dans la boîte, entre une publicité de pizzeria et un relevé d'électricité, une enveloppe blanche à fenêtre, avec le logo de sa banque. Il l'a ouverte dans l'escalier, sans même poser le reste.

Il range son camping-car sous un hangar fermé fin octobre : en mars, la pompe à eau est fendue et le chauffe-eau goutte

Il range son camping-car sous un hangar fermé fin octobre : en mars, la pompe à eau est fendue et le chauffe-eau goutte

La grande porte du hangar a grincé sur son rail, un samedi matin de mars, vers dix heures. Une odeur de poussière froide et de foin sec. Gérard a tourné la clé du coffre extérieur, ouvert la vanne, appuyé sur l'interrupteur de la pompe. Un bourdonnement, puis un sifflement, puis un petit bruit d'eau qui coulait là où il n'aurait jamais dû couler.

Elle fait poser du double vitrage neuf dans sa maison de campagne : chaque matin d'automne, la buée recouvre ses fenêtres, mais côté jardin

Elle fait poser du double vitrage neuf dans sa maison de campagne : chaque matin d’automne, la buée recouvre ses fenêtres, mais côté jardin

Sept heures dix, un mardi d'octobre. Dans la cuisine de Brigitte, la bouilloire commence à siffler et le chat gratte la porte-fenêtre pour sortir. Elle tire le rideau, sa tasse à la main, et s'arrête net. Le jardin a disparu derrière un voile blanc, laiteux, uniforme. Elle passe le doigt sur la vitre : elle est parfaitement sèche, et pourtant on ne voit plus rien.

Il rallume le chauffage de sa maison de Metz mi-octobre : les radiateurs de l'étage restent brûlants en haut et glacés en bas malgré la purge

Il rallume le chauffage de sa maison de Metz mi-octobre : les radiateurs de l’étage restent brûlants en haut et glacés en bas malgré la purge

Dans la maison de Plantières, à Metz, le thermostat a cliqué un dimanche matin de la mi-octobre, vers sept heures. Au sous-sol, la chaudière a toussé, puis ronronné, et les tuyaux se sont mis à tinter comme des cuillères dans un tiroir. Thierry, 54 ans, a posé sa main à plat sur le radiateur de la cuisine. Il était chaud, tout allait bien.

Ils allument la télévision chaque soir après le dîner dans leur salon : vingt-cinq minutes plus tard, l'écran s'éteint sans qu'aucune série n'ait commencé

Ils allument la télévision chaque soir après le dîner dans leur salon : vingt-cinq minutes plus tard, l’écran s’éteint sans qu’aucune série n’ait commencé

Vingt et une heures dix, le lave-vaisselle ronronne dans la cuisine et la lampe du salon jette une lumière orange sur le canapé gris. Claire replie ses jambes sous un plaid, Julien attrape la télécommande et appuie sur le bouton. L'écran s'allume dans un petit bruit sourd, puis la mosaïque des affiches apparaît, colorée, immense, et le pouce de Julien commence à descendre.

Elle prépare la chambre de son fils de trente ans pour la Toussaint : dès le deuxième soir, la dispute porte sur la vaisselle et l'heure du retour

Elle prépare la chambre de son fils de trente ans pour la Toussaint : dès le deuxième soir, la dispute porte sur la vaisselle et l’heure du retour

Le mardi soir, vers vingt-deux heures quinze, la porte d'entrée a claqué dans la petite maison du quartier Saint-Cyprien. Hélène, en robe de chambre, essuyait la même assiette depuis cinq minutes, le torchon serré dans la main. Sur la table restait la casserole de soupe froide, intacte. Son fils Thomas, trente ans, venait de rentrer sans prévenir, et elle s'entendait déjà dire une phrase qu'elle croyait oubliée.

Il dort jusqu'à onze heures chaque week-end pour rattraper sa semaine : chaque lundi matin, il se réveille plus épuisé que le vendredi soir

Il dort jusqu’à onze heures chaque week-end pour rattraper sa semaine : chaque lundi matin, il se réveille plus épuisé que le vendredi soir

Le réveil a sonné à six heures quarante, un bip sec dans la chambre encore noire. Julien a tendu le bras, raté le bouton une première fois, puis s'est assis au bord du lit, les pieds sur le parquet froid. Dans la cuisine, la bouilloire a commencé à gronder. C'était lundi, et il avait la sensation d'avoir dormi deux heures, alors qu'il venait de dormir tout le week-end.

Elle repousse son réveil cinq fois chaque matin pour gagner vingt minutes : à dix heures, elle tient à peine debout devant son écran

Elle repousse son réveil cinq fois chaque matin pour gagner vingt minutes : à dix heures, elle tient à peine debout devant son écran

Six heures quarante, la chambre est encore bleue. Sur la table de nuit, le téléphone vibre contre le bois, une petite mélodie de harpe monte dans le noir. Une main sort de la couette, tâtonne, trouve l'écran et appuie sur « répéter ». Camille se retourne contre le mur, le visage dans l'oreiller tiède, et soupire de plaisir. Neuf minutes encore, se dit-elle.

Il félicite son fils pour son intelligence depuis le CP : en quatrième, l'adolescent refuse chaque exercice qu'il ne réussit pas du premier coup

Il félicite son fils pour son intelligence depuis le CP : en quatrième, l’adolescent refuse chaque exercice qu’il ne réussit pas du premier coup

Il est dix-neuf heures passées, la hotte ronronne au-dessus des pâtes qui cuisent. Sur la table de la cuisine, un cahier de maths reste ouvert à la même page depuis vingt minutes. Hugo, treize ans, tapote son stylo contre le bois, puis le pose d'un coup sec. Je ne le fais pas, dit-il, c'est un exercice débile. Son père, Thomas, tourne la cuillère sans répondre.

Ils rangent leur camping-car sous un hangar alsacien fin octobre : en mars, le chauffe-eau goutte et les raccords de la douche sont fendus

Ils rangent leur camping-car sous un hangar alsacien fin octobre : en mars, le chauffe-eau goutte et les raccords de la douche sont fendus

Le cadenas a grincé, puis la grande porte du hangar a glissé sur son rail avec un bruit de ferraille froide. Il était dix heures, un samedi de mars, et une lumière pâle entrait jusqu'au pare-chocs du camping-car. Gérard a tourné la clé de la cellule, Monique derrière lui. Une odeur d'humidité les a accueillis avant même qu'ils allument la lumière.

Elle prépare ses dernières années à l'hôpital de Rouen sans y penser : une collègue lui parle d'un temps partiel presque gratuit

Elle prépare ses dernières années à l’hôpital de Rouen sans y penser : une collègue lui parle d’un temps partiel presque gratuit

Il est six heures moins dix, et le chariot de linge grince dans le couloir du deuxième étage. Sylvie, 61 ans, pousse la porte de la salle de pause avec l'épaule, un gobelet de café trop chaud dans la main. Dehors, la pluie de Rouen glisse sur les vitres. Elle s'assoit, masse son genou gauche, et soupire avant même d'avoir commencé.

Elle achète une friteuse sans air sur une grande plateforme en ligne : trois mois plus tard, le service client lui parle d'un vendeur installé en Chine

Elle achète une friteuse sans air sur une grande plateforme en ligne : trois mois plus tard, le service client lui parle d’un vendeur installé en Chine

Il était dix-neuf heures passées, un mardi de février, et les frites surgelées attendaient dans leur panier. Nadia a tourné la molette, entendu le petit déclic habituel, puis plus rien. Pas de souffle, pas de lumière rouge, pas cette odeur de pomme de terre chaude qui envahissait la cuisine depuis l'automne. Elle a appuyé encore, débranché, rebranché, pendant que son fils réclamait son dîner depuis le salon.