Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure

Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.
Il installe une caméra au-dessus de son garage après un vol de vélo : trois semaines plus tard, le voisin d'en face lui écrit en recommandé

Il installe une caméra au-dessus de son garage après un vol de vélo : trois semaines plus tard, le voisin d’en face lui écrit en recommandé

Il était sept heures dix, un mardi de mars, et la porte du garage grinçait comme chaque matin. Julien, 44 ans, a poussé le battant d'une main, son café de l'autre. Le crochet mural était vide. Le vélo électrique de sa femme, accroché là depuis deux ans, avait disparu. Seul restait l'antivol, sectionné net, posé sur le béton froid.

Il perce une fenêtre dans le pignon pour éclairer l'étage aménagé : un mois plus tard, une lettre recommandée exige qu'il la mure

Il perce une fenêtre dans le pignon pour éclairer l’étage aménagé : un mois plus tard, une lettre recommandée exige qu’il la mure

Un samedi de mars, vers dix heures, la disqueuse s'est tue d'un coup dans le pignon. Bruno a soufflé sur la poussière de parpaing, posé la main dans le trou carré, et senti l'air froid du jardin voisin lui caresser les doigts. Derrière lui, sa fille applaudissait sur le plancher neuf. Pour la première fois, l'étage voyait le jour.

Il fait poser des fenêtres neuves dans sa maison de campagne : chaque matin, la buée couvre les vitres côté jardin, pas côté salon

Il fait poser des fenêtres neuves dans sa maison de campagne : chaque matin, la buée couvre les vitres côté jardin, pas côté salon

Il était sept heures moins le quart, et la bouilloire sifflait doucement dans la cuisine de la maison de Saint-Pierre-des-Champs. Gérard a tiré le rideau du salon, un bol de café à la main. Derrière la vitre, le jardin avait disparu. Une buée grise, épaisse, collée au verre, mais de l'autre côté, côté pelouse, là où sa main ne pouvait rien essuyer.

Il se promet chaque soir d'aller marcher à sept heures : en six semaines, il n'est sorti qu'un seul matin, celui des chaussures oubliées

Il se promet chaque soir d’aller marcher à sept heures : en six semaines, il n’est sorti qu’un seul matin, celui des chaussures oubliées

Il est 6 h 52, le radiateur cliquette dans le couloir, et Thierry trébuche sur quelque chose de mou en allant vers la cuisine. Ses baskets grises, posées de travers devant la porte d'entrée, la veille au soir, par sa petite-fille. Il les regarde un long moment, une main sur le mur. Dix minutes plus tard, pour la première fois depuis six semaines, il marche dans la rue.

Elle prend son café sur la terrasse près de Rennes : trois semaines plus tard, elle découvre l'objectif braqué sur sa table

Elle prend son café sur la terrasse près de Rennes : trois semaines plus tard, elle découvre l’objectif braqué sur sa table

Il était sept heures et quart, un mardi d'avril, et la bouilloire sifflait encore dans la cuisine. Hélène a poussé la baie vitrée, sa tasse à la main, le carrelage froid sous ses chaussons. Sur la façade d'en face, quelque chose brillait sous la gouttière. Un petit dôme blanc, tout neuf, avec un point rouge qui clignotait doucement dans la lumière grise du matin.

Il félicite son fils pour son intelligence depuis le CP : en troisième, le garçon refuse de toucher un exercice qu'il ne sait pas déjà faire

Il félicite son fils pour son intelligence depuis le CP : en troisième, le garçon refuse de toucher un exercice qu’il ne sait pas déjà faire

La lampe de bureau grésillait au-dessus de la table de la cuisine, il était presque vingt et une heures. Théo, quatorze ans, faisait tourner son stylo entre ses doigts sans écrire. Sur la feuille, trois exercices de mathématiques : les deux premiers remplis d'une écriture serrée, le troisième vide. Son père, Laurent, s'est penché par-dessus son épaule, une tasse de tisane encore fumante à la main.

Il achète une Clio d'occasion près de Montpellier, contrôle technique en poche : le site des cartes grises refuse le changement de propriétaire

Il achète une Clio d’occasion près de Montpellier, contrôle technique en poche : le site des cartes grises refuse le changement de propriétaire

Sept heures et quart, un samedi de mars, sur un parking de supermarché à Lattes. Karim fait le tour de la Clio grise, s'accroupit près d'une roue, passe le doigt sur une rayure. Le vendeur, un retraité en polaire, agite une pochette plastique bleue. Dedans, le contrôle technique, la carte grise barrée, le double des clés. Tout semble en ordre.

Il remplace son vieux grillage par un muret et des lames composites à Annecy : un mois plus tard, la mairie réclame une déclaration préalable

Il remplace son vieux grillage par un muret et des lames composites à Annecy : un mois plus tard, la mairie réclame une déclaration préalable

Samedi, huit heures et quart, la bétonnière tournait déjà dans l'allée, avec ce ronronnement grave qui fait vibrer les vitres. Philippe, 58 ans, gants de chantier aux mains, alignait le cordeau entre deux piquets plantés dans la pelouse humide. Au bout du jardin, le vieux grillage vert gisait roulé contre la haie, tordu, rouillé, enfin vaincu. Il ne restait qu'à poser le premier parpaing.

Elle ramasse les noix tombées du noyer voisin sur sa pelouse : depuis sa fenêtre, il lui crie « Ces noix-là sont à moi »

Elle ramasse les noix tombées du noyer voisin sur sa pelouse : depuis sa fenêtre, il lui crie « Ces noix-là sont à moi »

Le seau en zinc tintait à chaque noix qui tombait dedans, un petit bruit sec dans le matin d'octobre. Il était à peine neuf heures, la rosée mouillait encore les genoux de Josiane, accroupie dans l'herbe au fond de son jardin. Au-dessus d'elle, les branches du grand noyer voisin craquaient doucement sous le vent. Puis une fenêtre s'est ouverte, et une voix a coupé le silence.

Il ouvre son appli bancaire un matin de novembre pour sa première retraite : il manque 178 euros sur le montant que sa caisse avait annoncé

Il ouvre son appli bancaire un matin de novembre pour sa première retraite : il manque 178 euros sur le montant que sa caisse avait annoncé

Le café coulait dans la machine, un filet noir et lent, pendant que la pluie de novembre tapait contre la fenêtre de la cuisine. Il était 7 h 40, un jeudi. Alain, 62 ans, avait posé son téléphone contre le sucrier pour garder un œil sur l'application de sa banque. Ce matin-là, pour la première fois de sa vie, il attendait un virement qui ne venait pas d'un employeur.

Il vide la maison de sa tante en vendant ses meubles en ligne : en janvier, la plateforme annonce qu'elle transmet ses ventes au fisc

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Le carton de verres à pied tintait à chaque marche, et Julien le tenait contre son ventre comme un enfant endormi. Dans l'escalier de la maison de Varennes, l'odeur de cire et de lavande refusait de partir. Il était huit heures, un samedi de mars, et la camionnette attendait devant la grille. Sur son téléphone, trois acheteurs demandaient déjà si le buffet était toujours disponible.

Elle attend un colis livré en point relais à Limoges : le commerçant n'a rien, et le site lui répond de voir avec le transporteur

Elle attend un colis livré en point relais à Limoges : le commerçant n’a rien, et le site lui répond de voir avec le transporteur

Le rideau métallique de l'épicerie remontait en grinçant, il était à peine neuf heures, rue Jean-Jaurès à Limoges. Camille tenait son téléphone tendu, l'écran affichant une coche verte et un mot simple : livré. Derrière le comptoir, Rachid fouillait déjà les étagères du fond, entre les packs d'eau et les cartons empilés. Il est revenu les mains vides, en haussant doucement les épaules.

Ils garent leur camping-car au bord de la vieille ville de Fribourg : un agent glisse sous l'essuie-glace un avis de 100 euros en allemand

Ils garent leur camping-car au bord de la vieille ville de Fribourg : un agent glisse sous l’essuie-glace un avis de 100 euros en allemand

Le moteur tournait encore au ralenti quand Martine a posé le thermos sur la tablette, entre les cartes routières et le sachet de bretzels achetés à la frontière. Il était un peu plus de dix heures, ce mardi d'octobre, et la brume se levait sur les toits rouges de Fribourg. Gérard a coupé le contact. Dans le silence, on entendait seulement le tic du métal qui refroidissait.

Il règle seul les obsèques de sa mère avec ses économies : trois semaines plus tard, sa banque lui apprend qu'il n'y était pas obligé

Il règle seul les obsèques de sa mère avec ses économies : trois semaines plus tard, sa banque lui apprend qu’il n’y était pas obligé

Le thermos de café refroidissait sur le siège passager, à côté d'une chemise cartonnée pleine de papiers. Il était huit heures dix, un mardi de novembre, devant les pompes funèbres de la rue Pierre-Petit, à Montluçon. Didier a coupé le moteur, écouté la pluie taper sur le toit de sa Clio. Puis il a sorti son chéquier.

Elle couvre ses mèches blondes avec une coloration châtain achetée en pharmacie : deux semaines plus tard, ses longueurs prennent un reflet vert

Elle couvre ses mèches blondes avec une coloration châtain achetée en pharmacie : deux semaines plus tard, ses longueurs prennent un reflet vert

Le néon de la salle de bains grésillait au-dessus du miroir, un dimanche soir vers vingt et une heures. Camille, 38 ans, enfilait les gants en plastique trop grands fournis dans la boîte. Sur le rebord du lavabo, le flacon applicateur attendait, à côté d'une serviette sombre sacrifiée pour l'occasion. Dans la cuisine, la radio jouait encore, et elle avait réglé le minuteur de son téléphone sur trente minutes.

Un lycéen de 18 ans jugé à Carcassonne pour un feu de broussailles : en pleurs à la barre, il écope de six mois avec sursis

Un lycéen de 18 ans jugé à Carcassonne pour un feu de broussailles : en pleurs à la barre, il écope de six mois avec sursis

Article non rédigé. La source fournie, le procès d'un lycéen de 18 ans pour un feu de broussailles à Carcassonne, est une actualité judiciaire générale. Elle ne correspond pas à la ligne éditoriale de Bohémiennes Actualités, limitée aux cheveux, à la coiffure, aux soins, à la beauté, au maquillage, à la mode et au style.

Elle fait sécher son linge dans le salon dès les premiers froids : fin octobre, ses rideaux sentent le moisi et les vitres ruissellent

Elle fait sécher son linge dans le salon dès les premiers froids : fin octobre, ses rideaux sentent le moisi et les vitres ruissellent

Il est sept heures moins le quart, et la buée coule en filets lents le long de la baie vitrée. Sylvie pose sa tasse sur le rebord, passe un doigt sur le verre froid, puis essuie l'eau avec un torchon déjà humide. Derrière elle, l'étendoir grince légèrement sous le poids des draps de la veille. Dans le salon flotte une odeur de cave qu'elle ne reconnaît pas.

Il vidange ses réservoirs de camping-car avec soin chaque automne : en avril, une flaque s'étale sous le plancher dès qu'il remet l'eau

Il vidange ses réservoirs de camping-car avec soin chaque automne : en avril, une flaque s’étale sous le plancher dès qu’il remet l’eau

Le tuyau d'arrosage gonflait doucement dans l'allée, un samedi d'avril vers dix heures. Gérard tourna le robinet, entendit la pompe du camping-car ronronner, puis un petit clapotis qu'il ne connaissait pas. Sous la porte latérale, sur le gravier encore humide de rosée, une tache sombre s'élargissait. Il resta un moment immobile, la main sur la carrosserie froide, à regarder l'eau couler.

Il commande une perceuse à moitié prix sur une place de marché : deux mois plus tard, la plateforme lui répond de voir avec le vendeur

Il commande une perceuse à moitié prix sur une place de marché : deux mois plus tard, la plateforme lui répond de voir avec le vendeur

Un samedi de mars, vers dix heures, la perceuse s'est tue au milieu d'un trou. Thierry, 54 ans, était perché sur un escabeau dans le garage, une cheville en plastique entre les dents. Il a appuyé deux fois sur la gâchette, entendu un petit claquement sec, puis senti une odeur de chaud monter du boîtier noir et orange.

Ils remplissent leur camping-car pour un week-end dans le Jura : au réveil, toute l'eau du chauffe-eau gît en flaque sous le véhicule

Ils remplissent leur camping-car pour un week-end dans le Jura : au réveil, toute l’eau du chauffe-eau gît en flaque sous le véhicule

Il était sept heures et quart, et le givre dessinait des fougères sur le pare-brise. Gérard a enfilé ses chaussons, poussé la porte du camping-car, et posé le pied dehors. Sous le marchepied, l'herbe craquait, mais un peu plus loin, elle brillait d'une eau à moitié prise par le gel. Une flaque large comme une table, juste sous le chauffe-eau.

Il regarde son vieux cerisier couché sur la clôture du voisin : son assureur lui demande d'attendre avant de sortir le chéquier

Il regarde son vieux cerisier couché sur la clôture du voisin : son assureur lui demande d’attendre avant de sortir le chéquier

Il était un peu plus de deux heures du matin quand le craquement a traversé la maison, sec, long, comme une porte de grange arrachée. Bernard, 67 ans, s'est redressé dans le lit, la main déjà sur l'interrupteur qui ne répondait plus. Dehors, le vent hurlait dans les gouttières. Par la fenêtre de la cuisine, à la lueur de sa lampe frontale, il a vu le cerisier couché.

Elle roule un mois avec une étoile sur le pare-brise : au contrôle technique d'octobre, sa voiture repart avec une contre-visite

Elle roule un mois avec une étoile sur le pare-brise : au contrôle technique d’octobre, sa voiture repart avec une contre-visite

Il était sept heures dix, un mardi de septembre, et la N7 sortait à peine de la brume au sud de Montélimar. Sylvie suivait un camion de graviers, la radio basse, un café tiède calé dans le porte-gobelet. Un claquement sec a frappé la vitre, juste devant ses yeux. Elle a sursauté, freiné un peu, puis continué sa route vers l'hôpital.