Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure

Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.
Elle lit à voix haute le code reçu par SMS pour bloquer une fraude : sa banque refuse de lui rembourser les 4 800 euros envolés

Elle lit à voix haute le code reçu par SMS pour bloquer une fraude : sa banque refuse de lui rembourser les 4 800 euros envolés

Mardi, 19 h 40, la soupe frémissait sur la plaque et la radio parlait de la météo du lendemain. Sylvie essuyait ses mains sur un torchon quand son portable a vibré contre la toile cirée. Un numéro qui ressemblait à celui de son agence, à Angers. Elle a décroché en baissant le son, une cuillère en bois encore à la main.

Il quitte son poste fin septembre, heureux d'avoir enfin du temps libre : trois semaines plus tard, sa femme et lui se disputent chaque midi

Il quitte son poste fin septembre, heureux d’avoir enfin du temps libre : trois semaines plus tard, sa femme et lui se disputent chaque midi

Midi dix, un mardi d'octobre, la poêle grésille sur la plaque du fond. Bernard soulève le couvercle, ajoute une pincée de sel, tourne les oignons avec la cuillère en bois. Derrière lui, Monique pose son sac de courses sur la table, regarde la poêle, puis son mari. Le silence dure deux secondes de trop, et la radio continue de parler toute seule près de la fenêtre.

Il quitte son poste à Lille après 42 ans de travail : le 31 octobre, son compte bancaire n'a toujours pas reçu un seul euro de pension

Il quitte son poste à Lille après 42 ans de travail : le 31 octobre, son compte bancaire n’a toujours pas reçu un seul euro de pension

Le radiateur cliquetait sous la fenêtre, et la pluie de Lille glissait en traînées grises sur la vitre de la cuisine. Il était sept heures dix, le 31 octobre, et Gérard tenait son téléphone à deux mains, les lunettes remontées sur le front. Sur l'écran de l'application bancaire, la ligne attendue n'apparaissait pas. Il a rafraîchi une fois, puis une deuxième, puis il a posé l'appareil.

Pêcheurs en colère contre le prix du carburant : blocages à Frontignan, Sète et Nice malgré une aide portée à 35 centimes par litre

Pêcheurs en colère contre le prix du carburant : blocages à Frontignan, Sète et Nice malgré une aide portée à 35 centimes par litre

Article non rédigé. La source traite des mobilisations de pêcheurs contre le prix des carburants à Frontignan, Sète et Nice, ce qui relève de l'actualité générale. La ligne éditoriale de Bohémiennes Actualités se limite aux cheveux, à la coiffure, aux soins, à la beauté, au maquillage, à la mode et au style.

Elle lisse ses cheveux chaque matin avec un fer réglé au maximum : en octobre, ses pointes cassent net dès le premier coup de brosse

Elle lisse ses cheveux chaque matin avec un fer réglé au maximum : en octobre, ses pointes cassent net dès le premier coup de brosse

Il est sept heures douze, la buanderie sent encore la lessive, et le fer à lisser émet son petit bip aigu. Camille tire une mèche, la pince, glisse vers le bas dans un léger sifflement de vapeur. Dans le miroir embué, ses cheveux bruns tombent droits, brillants, impeccables. Sur l'écran du fer, le chiffre lumineux affiche 230, comme tous les matins depuis deux ans.

Il purge tous ses radiateurs un dimanche d'octobre à Besançon : le soir, celui de la chambre du haut est plus froid qu'avant

Il purge tous ses radiateurs un dimanche d’octobre à Besançon : le soir, celui de la chambre du haut est plus froid qu’avant

Dimanche, dix heures, la pluie fine d'octobre collait aux vitres de la cuisine, à Besançon. Thierry, 58 ans, avait posé sur la table une clé de purge en laiton, un vieux torchon et un bol ébréché. Dans le couloir, la chaudière murale ronronnait doucement. Il a souri en pensant à l'hiver qui arrivait, sûr de faire les choses dans l'ordre.

Il installe son congélateur coffre dans le garage glacial de décembre : trois semaines plus tard, les glaces des enfants ont fondu dans leurs boîtes

Il installe son congélateur coffre dans le garage glacial de décembre : trois semaines plus tard, les glaces des enfants ont fondu dans leurs boîtes

Sept heures et quart, un samedi de décembre. Dans le garage, la buée sortait de la bouche de Thierry, et l'ampoule nue grésillait au-dessus de l'établi. Il souleva le couvercle du congélateur coffre pour attraper le bac de glace à la vanille. Sous ses doigts, le carton céda, mou, humide. Au fond, une flaque crémeuse tapissait les paniers blancs.

Elle ramasse les noix tombées sur sa pelouse pour une tarte : son voisin l'accuse de vol devant chez elle, un panier à la main

Elle ramasse les noix tombées sur sa pelouse pour une tarte : son voisin l’accuse de vol devant chez elle, un panier à la main

Il était un peu plus de dix heures, un samedi d'octobre, et la rosée tenait encore sur l'herbe. Josiane, 67 ans, avançait courbée, un panier d'osier au bras, ramassant une à une les noix tombées dans la nuit. Derrière la haie, un portail a grincé. Puis une voix sèche a traversé le jardin, assez fort pour que toute la rue l'entende.

Il remonte chaque matin l'escalier pour vérifier sa porte d'entrée : un mardi, il fait demi-tour à mi-chemin du bureau, sa clé à la main

Il remonte chaque matin l’escalier pour vérifier sa porte d’entrée : un mardi, il fait demi-tour à mi-chemin du bureau, sa clé à la main

Sept heures quarante, rue des Tanneurs. La minuterie de la cage d'escalier claque au-dessus de la tête de Thomas, qui descend le deuxième étage en remontant la fermeture de sa veste. Ses clés tintent dans sa poche droite, mêlées à quelques pièces. Au premier palier, il s'arrête net, une main sur la rampe froide, et sent ce petit pincement familier lui serrer l'estomac.

Elle glisse trois bidons de lessive en promotion dans son chariot : à la caisse, sa fille lui montre le prix au litre du rayon voisin

Elle glisse trois bidons de lessive en promotion dans son chariot : à la caisse, sa fille lui montre le prix au litre du rayon voisin

Samedi, dix heures et quart, le parking de l'hypermarché sentait le bitume mouillé. Martine poussait son chariot à la roue grinçante, sa liste pliée en quatre dans la poche de son gilet. À l'entrée de l'allée des produits ménagers, une pyramide de bidons bleus se dressait sous une affiche jaune. Elle a soulevé un lot de trois, l'a calé dans le chariot, sans même ralentir.

Elle reprend ses longueurs à la piscine municipale de Grenoble en octobre : trois semaines plus tard, son blond polaire tire sur le vert

Elle reprend ses longueurs à la piscine municipale de Grenoble en octobre : trois semaines plus tard, son blond polaire tire sur le vert

Sept heures moins le quart, un mardi d'octobre, et la vitre du hall de la piscine municipale est couverte de buée. Claire pousse le tourniquet, son sac de sport cogne contre sa hanche, l'odeur tiède de l'eau traitée lui monte au nez. Au loin, un maître-nageur siffle deux coups brefs. Elle attache ses cheveux blond polaire, ajuste ses lunettes et descend l'échelle.

Ils descendent vers Valence en camping-car, vignette Crit'Air collée sur le pare-brise : trois semaines plus tard, une amende arrive de Barcelone

Ils descendent vers Valence en camping-car, vignette Crit’Air collée sur le pare-brise : trois semaines plus tard, une amende arrive de Barcelone

Il était sept heures du matin, ce mardi d'octobre, et la porte coulissante du camping-car grinçait comme chaque fois qu'il faisait frais. Gérard a posé la glacière sur le marchepied, puis il a passé un chiffon sur le pare-brise, autour de la petite vignette ronde. Monique vérifiait la bouteille de gaz. Dans l'allée de leur pavillon, à Riom, le moteur tournait déjà doucement.

Il part à la retraite en juillet près de Rennes après quarante ans d'atelier : en octobre, sa pension arrive amputée comme s'il touchait encore son salaire

Il part à la retraite en juillet près de Rennes après quarante ans d’atelier : en octobre, sa pension arrive amputée comme s’il touchait encore son salaire

Un mardi d'octobre, vers neuf heures, la bouilloire sifflait dans la cuisine de Gérard, à Bruz, au sud de Rennes. Sur la toile cirée, le relevé bancaire imprimé la veille attendait, coin replié. Il a chaussé ses lunettes, suivi la ligne du doigt, puis il s'est arrêté net. La pension était bien là, mais il manquait presque deux cents euros.

Elle range les papiers de ses parents et retrouve son livret d'enfant : la banque lui répond que le compte n'existe plus depuis 2018

Elle range les papiers de ses parents et retrouve son livret d’enfant : la banque lui répond que le compte n’existe plus depuis 2018

Le carton sentait la poussière et le papier humide, posé sur la table de la cuisine, dans la maison de Guéret. Il était un peu plus de seize heures, la pluie tapait contre la fenêtre. Claire, 47 ans, triait les enveloppes de ses parents une à une. Sous une pile de quittances, un petit carnet bleu glissa sur la toile cirée.

Il charge son camping-car pour trois semaines en Andalousie : au péage, les gendarmes le font monter sur une balance mobile

Il charge son camping-car pour trois semaines en Andalousie : au péage, les gendarmes le font monter sur une balance mobile

Sept heures dix, un samedi de mai, la barrière du péage se lève dans un claquement sec. Gérard, 64 ans, tapote le volant au rythme de la radio, Martine déplie la carte de l'Andalousie sur ses genoux. Derrière eux, les deux vélos électriques cliquettent sur leur porte-vélos. Puis un gendarme en gilet jaune lève la main et pointe du doigt une plateforme grise posée sur le bas-côté.

Ils chargent leur camping-car pour un mois en Andalousie : sur une balance près de Perpignan, l'écran affiche 3,72 tonnes au lieu de 3,5

Ils chargent leur camping-car pour un mois en Andalousie : sur une balance près de Perpignan, l’écran affiche 3,72 tonnes au lieu de 3,5

Il était sept heures et quart, la porte du garage grinçait sur son rail, et Bernard tenait une caisse de conserves contre son ventre. Dans l'allée, le camping-car blanc attendait, portes ouvertes, comme une bouche qu'on remplit. Martine comptait les draps à voix basse depuis la cuisine. Ils partaient le lendemain pour un mois en Andalousie, et rien, ce matin-là, ne semblait pouvoir mal tourner.

Il se réjouit de l'heure gagnée le dimanche 25 octobre : une semaine plus tard, il ouvre les yeux chaque matin à 5 heures

Il se réjouit de l’heure gagnée le dimanche 25 octobre : une semaine plus tard, il ouvre les yeux chaque matin à 5 heures

Il est 4 h 58 et la chambre est noire comme un four. Gérard, 64 ans, fixe le plafond en écoutant le radiateur cliqueter dans le couloir. À côté, Monique respire lentement, enfoncée dans l'oreiller. Il ne bouge pas, il attend que le sommeil revienne, et il sait déjà qu'il ne reviendra pas. C'est la septième nuit de suite.

Il prête sa voiture à son fils de 19 ans pour la Toussaint : l'assureur lui annonce une franchise de 1 800 euros au lieu de 300

Il prête sa voiture à son fils de 19 ans pour la Toussaint : l’assureur lui annonce une franchise de 1 800 euros au lieu de 300

Le moteur de la Clio tournait au ralenti dans l'allée, un samedi matin d'octobre, vers huit heures. Didier frottait le pare-brise avec la manche de son pull, le givre cédait par plaques. Son fils Hugo chargeait un sac de sport dans le coffre en sifflotant. Les clés pendaient au doigt du père, et il les a tendues sans même y penser.

Elle vide sa boîte mail chaque dimanche soir pour être tranquille : depuis la rentrée, elle éteint la lumière une heure plus tard

Elle vide sa boîte mail chaque dimanche soir pour être tranquille : depuis la rentrée, elle éteint la lumière une heure plus tard

Dimanche, vingt et une heures quarante. Le lave-vaisselle ronronne dans la cuisine, la lampe du salon jette un cercle jaune sur le canapé. Claire replie ses jambes sous elle, ouvre l'ordinateur posé sur un coussin et regarde le compteur rouge de sa messagerie grimper jusqu'à quarante-trois. Elle soupire, presque soulagée, et se dit qu'au moins, demain matin, elle saura à quoi s'attendre.