Sephora, Footlocker, Décathlon : à Nice, neuf heures de pillages ont touché les boutiques du centre-ville ce samedi 17 octobre

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Samedi 17 octobre, à 14 heures, la place Masséna à Nice vivait au rythme d'un concert improvisé. Quelques heures plus tard, des boutiques du centre-ville, de JD Sports à Sephora, avaient été pillées.

L’essentiel en 3 points

  • Une manifestation non déclarée, partie dans une ambiance festive place Masséna, a dégénéré en pillages dans le centre de Nice.
  • Le départ de CRS vers Marseille juste avant 14 heures a laissé, selon le syndicat Alliance 06, une quarantaine de policiers locaux sur le terrain.
  • Près de neuf heures de maintien de l'ordre ont été nécessaires, avec 85 interpellations dont près de la moitié concernant des mineurs.

Un après-midi qui commence en musique place Masséna

Le samedi 17 octobre débute dans le calme sur la place Masséna, au cœur de Nice. Vers 14 heures, la foule grossit à l'appel national des Gilets jaunes à la convergence des luttes.

Un concert improvisé anime le rassemblement, composé surtout de jeunes adultes. La préfecture comptera plus de 3 500 manifestants, les participants en revendiquant plus de 5 000.

Dans la foule, de petits groupes vêtus de noir, le visage caché, se repèrent déjà. Le préfet des Alpes-Maritimes, Jean-Marie Girier, confirmera que ces éléments sont arrivés masqués, équipés de lunettes de ski.

Selon lui, ces jeunes venaient pour en découdre. Ce détail, visible dès le départ, annonce la suite d'une journée qui va échapper à tout contrôle.

Pour un manifestant en gilet jaune, les auteurs des pillages n'étaient pas des manifestants mais des voleurs dont le cortège ne voulait pas.

Des vitrines attaquées en moins d'une demi-heure

À 14h10, sans mot d'ordre, le cortège prend la direction de l'avenue Jean-Médecin. La manifestation n'ayant pas été déclarée, aucun parcours n'est fixé.

Les marcheurs avancent vite, au milieu de la circulation de l'avenue Félix-Faure, qui n'a pas été coupée. En tête, les jeunes habillés de noir, sans pancartes, imposent un rythme soutenu.

Deux véhicules de la police nationale, qui roulent sur les voies du tramway, sont rapidement dépassés. La quinzaine de camions de police et de CRS stationnés en fin de matinée sur l'avenue ont quitté les lieux.

  • 14h25 : la vitrine de JD Sports est attaquée près de Nicetoile.
  • 16h35 : la boutique Micromania est visée, son gérant tente de s'interposer.
  • 16h45 : Footlocker et Décathlon sont pillés, premières interpellations en flagrant délit.
  • En soirée : Free, Bouygues et Sephora figurent parmi les enseignes pillées.
  • Des feux de poubelles et de nouveaux affrontements retardent le retour au calme.
  • Bilan : 85 interpellations, dont près de la moitié concernant des mineurs.
Heure Lieu Événement
14h00 Place Masséna Rassemblement festif avec concert improvisé
14h25 Avenue Jean-Médecin Vitrine de JD Sports attaquée
16h45 Centre-ville Footlocker et Décathlon pillés, premières interpellations
17h05 Place Masséna Barricades et gaz lacrymogènes
23h00 Centre-ville Fin des violences, 85 interpellations

De JD Sports à Sephora, les enseignes ciblées une à une

À 14h20, à hauteur du centre commercial Nicetoile, le groupe de tête se met à courir. Cinq minutes plus tard, la vitrine de JD Sports cède, certains entrent pendant que d'autres se filment.

Un homme en gilet jaune tente de s'interposer. Il lance que ce ne sont pas des Gilets jaunes mais des voleurs, dont personne ne veut dans le cortège.

Plus tard, Micromania, Footlocker et Décathlon sont pillés à leur tour. Jusqu'en soirée, les boutiques Free, Bouygues et Sephora, l'enseigne de parfums et de maquillage, sont également visées.

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Pourquoi les forces de l'ordre ont été débordées

Pour le préfet Jean-Marie Girier, l'absence de déclaration en préfecture pèse lourd. Sans organisateur responsable ni service d'ordre, il estime que les émeutiers ont trouvé une occasion d'agir.

Il explique aussi que pendant l'attaque de JD Sports, le cortège s'est arrêté. La masse de badauds et d'observateurs a gêné l'arrivée des policiers sur place.

Le préfet indique qu'entre 14 heures et 23 heures, près de 250 membres des forces de sécurité ont été mobilisés au total. Il souligne que les incidents ont éclaté sur six à sept points différents de la ville.

Un trou d'air dans les effectifs policiers

Le syndicat de police Alliance 06 pointe un manque d'effectifs. Selon son délégué Jean-Luc Bragato, la compagnie de CRS affectée à Nice a été envoyée à Marseille juste avant 14 heures.

Il précise que ce départ s'est fait sous les yeux des casseurs. Le préfet a ensuite fait venir les CRS basés à la frontière de Menton.

D'après le délégué syndical, jusqu'à environ 16h30, seule une quarantaine de policiers locaux étaient déployés. Brigades anticriminalité, compagnie d'intervention et renforts sont arrivés progressivement.

Selon le délégué d'Alliance 06, une quarantaine de policiers locaux seulement tenaient le centre-ville jusqu'à environ 16h30.

Une soirée de chaos jusqu'à 23 heures

Vers 15 heures, une partie des manifestants rejoint la gare Thiers puis la Promenade des Anglais. Sur la Promenade, les gaz lacrymogènes répondent aux jets de galets.

À 15h30, une partie du cortège reste bloquée sous le pont du chemin de fer de l'avenue Jean-Médecin. Des manifestants racontent ne plus pouvoir avancer, ni faire demi-tour vers Masséna.

À 16 heures, le cortège redescend enfin l'avenue. Un manifestant décrit alors de petits groupes encapuchonnés, très mobiles, qui se connaissent, et une avenue sans un seul policier.

À 17 heures, la manifestation officielle se disperse, mais des plots du tramway sont dévissés pour monter des barricades. Le préfet évoque des groupes de 50 à 200 jeunes qui attaquent des commerces dans tout le centre, jusqu'à 23 heures.

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Questions fréquentes

Que s'est-il passé à Nice le samedi 17 octobre ?

Une manifestation non déclarée, partie de la place Masséna, a dégénéré en pillages et affrontements. Les violences ont duré près de neuf heures dans le centre-ville.

Quels magasins ont été pillés à Nice ?

JD Sports, Micromania, Footlocker et Décathlon ont été visés dans l'après-midi. En soirée, Free, Bouygues et Sephora ont aussi été pillés.

Le Sephora de Nice a-t-il été pillé ?

Oui, la source cite Sephora parmi les enseignes pillées en soirée. Elle ne donne pas de détail sur l'ampleur des dégâts dans cette boutique.

Combien de personnes ont été interpellées à Nice ?

85 interpellations ont été enregistrées. Près de la moitié concernent des mineurs.

Pourquoi la police a-t-elle été débordée à Nice ?

La manifestation n'était pas déclarée et la compagnie de CRS de Nice avait été envoyée à Marseille juste avant 14 heures. Les incidents se sont aussi multipliés sur six à sept points de la ville.

Combien de manifestants étaient présents à Nice le 17 octobre ?

La préfecture a compté plus de 3 500 manifestants. Les participants en ont annoncé plus de 5 000.

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Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure
Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.

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