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La retraite à 1 200 euros revient dans toutes les conversations, mais le dispositif qui se cache derrière porte un autre nom : le minimum contributif. Pour les générations 1960 à 1964, il se joue au moment précis de la liquidation des droits.
L’essentiel en 3 points
- Au 1er janvier 2026, le minimum contributif atteint 903,93 euros brut par mois pour une carrière complète et entièrement cotisée avant 67 ans.
- Le nombre de trimestres exigés varie de 167 pour la génération 1960 à 170 pour celles nées en 1963 et 1964.
- Le minimum contributif est censé être automatique, mais une carrière mal enregistrée ou une pension non liquidée peut le faire sauter.
Le minimum contributif 2026 n'est pas un chèque de 1 200 euros
Le minimum contributif, souvent abrégé MiCo, est un plancher appliqué à la retraite de base. Il concerne les pensions versées par l'Assurance retraite et par la MSA.
Il ne s'adresse qu'aux personnes parties au taux plein. Autrement dit, il ne rattrape pas une pension réduite par un départ anticipé sans tous ses trimestres.
Au 1er janvier 2026, ce plancher a été revalorisé de 1,18 %. La hausse est modeste, mais elle s'applique à toutes les pensions concernées.
Le chiffre de 1 200 euros, lui, désigne autre chose. Il vise la pension globale, base et complémentaire réunies, proche de 85 % du Smic net, et non le seul minimum contributif.
Le minimum contributif ne se demande pas avec un formulaire dédié, il se déclenche seul au moment de la liquidation des droits.
Combien touche-t-on réellement selon ses trimestres cotisés
Deux montants coexistent. Si vous partez avant 67 ans avec tous vos trimestres exigés et tous cotisés, votre retraite de base ne peut pas descendre sous 903,93 euros brut par mois.
Si vous avez le taux plein mais moins de 120 trimestres cotisés, le plancher tombe à 756,29 euros brut par mois. L'écart entre les deux situations dépasse 147 euros mensuels.
Entre les deux, un mécanisme de majoration proportionnelle s'active dès 120 trimestres cotisés. Plus la part réellement travaillée est importante, plus le montant se rapproche du plafond haut.
- Vérifier son relevé de carrière sur Info-Retraite, rubrique Ma carrière, avant de déposer sa demande.
- Contrôler que les périodes de temps partiel, de contrats courts et d'activité indépendante apparaissent bien.
- Liquider l'ensemble de ses pensions, base et complémentaires, y compris celles acquises à l'étranger.
- Comparer son nombre de trimestres cotisés au seuil de 120 trimestres qui déclenche la majoration.
- Chercher la mention minimum contributif et son montant sur la notification de pension.
- Saisir un recours auprès de sa caisse si la mention n'apparaît pas alors que les conditions semblent remplies.
| Situation au 1er janvier 2026 | Montant brut mensuel de la retraite de base |
|---|---|
| Taux plein avant 67 ans, tous les trimestres exigés et cotisés | 903,93 € |
| Taux plein avec moins de 120 trimestres cotisés | 756,29 € |
| Née en 1964, 135 trimestres cotisés sur 170 requis | 873,53 € |
| 67 ans, 140 trimestres validés sur 167 requis | 634,02 € |
| Plafond total des retraites personnelles avant écrêtement | 1 410,89 € |
L'exemple officiel d'une assurée née en 1964
Avec 135 trimestres cotisés sur 170 requis, le calcul officiel aboutit à 873,53 euros brut par mois. Le minimum de base est majoré au prorata des trimestres réellement cotisés.
À l'inverse, à 67 ans sans tous ses trimestres, le plancher de 756,29 euros est réduit. L'exemple donné aboutit à 634,02 euros brut pour 140 trimestres validés sur 167.
Ces montants concernent la seule retraite de base. La complémentaire s'y ajoute ensuite, ce qui explique la différence avec le chiffre de 1 200 euros souvent cité.
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Génération 1960-1964 : le compteur de trimestres change chaque année
Pour bénéficier du minimum contributif, il faut d'abord obtenir une retraite de base au taux plein. La durée d'assurance requise dépend de l'année de naissance.
Les personnes nées en 1960 doivent réunir 167 trimestres. Pour 1961, le seuil est de 168 ou 169 trimestres selon la date de naissance exacte.
La génération 1962 doit atteindre 169 trimestres. Les années 1963 et 1964 montent à 170 trimestres, soit quarante-deux ans et demi d'assurance.
Côté âge légal, le départ est fixé à 62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1963, et à 63 ans pour celles nées en 1964.
Trimestres cotisés et trimestres assimilés, la nuance qui coûte cher
Le minimum contributif majoré ne regarde que les trimestres cotisés, c'est-à-dire réellement travaillés. Les trimestres assimilés liés au chômage, à la maladie ou à la maternité comptent pour le taux plein, mais pas pour la majoration.
Cette distinction pèse lourd sur les carrières hachées. Deux personnes peuvent avoir le même nombre de trimestres validés et un minimum contributif très différent.
Le calcul de la pension part du revenu annuel moyen, multiplié par un taux de 50 % au taux plein, puis par la fraction des trimestres validés sur les trimestres requis.
Entre 634,02 et 903,93 euros brut, tout se joue sur le nombre de trimestres réellement cotisés.
Trois vérifications à faire avant et après la demande de retraite
Le minimum contributif est théoriquement automatique. Encore faut-il que la carrière soit correctement enregistrée et que toutes les retraites personnelles aient été liquidées.
Le premier réflexe consiste à contrôler son relevé sur le site Info-Retraite, dans la rubrique Ma carrière. Temps partiel, contrats courts et périodes d'activité indépendante doivent y figurer.
Le deuxième porte sur la liquidation. Toutes les pensions doivent être demandées, de base comme complémentaires, en France et à l'étranger, éventuellement via la liquidation unique des régimes alignés.
Un plafond existe enfin : le total des retraites personnelles ne doit pas dépasser 1 410,89 euros brut par mois au 1er janvier 2026. Au-delà, le minimum contributif est écrêté pour rester sous ce seuil.
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Questions fréquentes
Faut-il faire une demande pour toucher le minimum contributif ?
Non, aucun formulaire spécifique n'existe. Le minimum contributif est appliqué automatiquement lors de la liquidation des droits, à condition que toutes les retraites personnelles aient été demandées et que la carrière soit bien enregistrée.
Combien de trimestres faut-il pour la génération née en 1963 ?
Il faut 170 trimestres pour obtenir le taux plein, soit le même niveau que pour la génération 1964. L'âge légal de départ est fixé à 62 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1963.
Le minimum contributif garantit-il vraiment 1 200 euros par mois ?
Non. Le chiffre de 1 200 euros correspond à une pension globale, base et complémentaire réunies, proche de 85 % du Smic net. Le minimum contributif ne porte que sur la retraite de base, avec un maximum de 903,93 euros brut en 2026.
Quelle différence entre le minimum contributif et l'Aspa ?
Le minimum contributif est un plancher de pension lié aux droits cotisés. L'Aspa est une aide sociale attribuée sous conditions de ressources et récupérable sur la succession, ce qui n'est pas le cas du minimum contributif.
Que faire si la notification de pension ne mentionne pas le minimum contributif ?
Il est possible de déposer un recours auprès de sa caisse de retraite pour demander une correction du calcul. Il faut d'abord vérifier que toutes les pensions ont bien été liquidées et que le relevé de carrière est complet.
Les trimestres de chômage comptent-ils pour la majoration ?
Ils comptent pour atteindre le taux plein, mais pas pour la majoration du minimum contributif. Celle-ci ne prend en compte que les trimestres cotisés, c'est-à-dire les périodes réellement travaillées.
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