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Jeudi 5 novembre à Toulouse, les syndicats voulaient passer par le pont des Catalans malgré l'interdiction de la préfecture. Après plusieurs heures de face-à-face, des gaz lacrymogènes et des canons à eau, ils ont renoncé.
L’essentiel en 3 points
- La préfecture avait interdit le parcours par les boulevards, une décision confirmée la veille par le tribunal administratif.
- Sept syndicats sur huit ont maintenu le départ place Saint-Cyprien, puis ont été stoppés par un barrage policier à l'entrée du pont des Catalans.
- La CGT revendique 80 000 manifestants, la préfecture en compte 21 800 et annonce 30 interpellations et 18 blessés parmi les forces de l'ordre.
Un parcours interdit, confirmé par la justice
Le conflit était attendu bien avant le départ du cortège. La préfecture avait refusé le trajet prévu par les boulevards toulousains.
À la place, elle proposait aux organisateurs une boucle passant par le quartier des Arènes. Le tribunal administratif a validé ce choix la veille au soir.
Malgré cette décision, sept des huit syndicats ont gardé leur rendez-vous initial. Le départ restait fixé à 14 heures, place Saint-Cyprien.
Ce maintien annonçait déjà un face-à-face avec les forces de l'ordre. Le pont des Catalans, qui relie la rive gauche au centre, devenait l'enjeu de la journée.
Le pont des Catalans est resté fermé toute la journée, malgré plusieurs tentatives des syndicats pour le franchir.
Un départ dans l'incertitude autour du marché couvert
Dès 12 h 45, plusieurs centaines de personnes attendaient déjà autour du marché couvert de Saint-Cyprien. Un petit orchestre improvisé jouait pour animer le rassemblement.
Pourtant, personne ne savait vraiment quelle direction le cortège allait prendre. Un jeune manifestant a résumé ce malaise en expliquant que l'incertitude rendait la situation encore plus compliquée.
Le cortège a fini par s'engager vers les Abattoirs. À l'entrée du pont des Catalans, un important dispositif policier bloquait déjà le passage.
- 12 h 45 : plusieurs centaines de personnes rassemblées autour du marché couvert de Saint-Cyprien.
- 14 h 30 : la tête du cortège s'arrête devant le barrage policier du pont des Catalans.
- Peu après 15 heures : tentative d'avancée des syndicats, premiers tirs de gaz lacrymogènes.
- 15 h 30 : les syndicats quittent la tête du cortège, la tentative a échoué.
- 17 heures : dispersion sur l'avenue Étienne-Billières avec lacrymogènes et canons à eau.
- 18 h 30 : la préfecture annonce un retour au calme.
| Donnée | Selon la CGT | Selon la préfecture |
|---|---|---|
| Nombre de manifestants | 80 000 | 21 800 au plus fort |
| Blessés | Plus d'une dizaine de manifestants évacués aux urgences (à confirmer) | 18 parmi les forces de l'ordre, un manifestant pris en charge par les pompiers |
| Interpellations | Non communiqué | 30, suivies de 30 gardes à vue |
| Incidents signalés | Charge sans provocation, tir sur un camion syndical | Projectiles, dégradations, feux de poubelles |
Des élus de gauche dans le cortège
Plusieurs responsables politiques de gauche avaient rejoint les manifestants. Parmi eux figuraient les députés LFI François Piquemal, Christophe Bex et Anne Stambach-Terrenoir.
Le sénateur Marc Péré, le socialiste François Briançon et Régis Godec, patron des Écologistes à Toulouse, étaient également présents.
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Le face-à-face au pont des Catalans
À 14 h 30, la tête du cortège s'est arrêtée devant le barrage. Les participants restaient calmes et aucun jet de projectile n'a été constaté à cet endroit.
Peu après 15 heures, les responsables syndicaux ont essayé d'avancer. Les policiers les ont repoussés, puis les premières grenades lacrymogènes ont éclaté.
La foule a reculé de quelques mètres avant de revenir face aux policiers. De nouveaux tirs ont suivi, recouvrant de gaz les allées Charles-de-Fitte.
La CGT dénonce une charge sans provocation
Cédric Caubère, secrétaire général de la CGT 31, a jugé la journée unique de mémoire de manifestants. Il accuse les policiers d'avoir chargé la tête du cortège sans raison.
Selon lui, plusieurs membres du service d'ordre syndical ont été blessés à la tête par des coups de bâton. Il a aussi dénoncé un tir de canon à eau sur un camion syndical qui partait.
À 17 h 27, il évoquait plus d'une dizaine de manifestants blessés conduits aux urgences. Ce bilan restait alors à confirmer.
Entre les 80 000 manifestants annoncés par la CGT et les 21 800 comptés par la préfecture, l'écart reste considérable.
Une dispersion jusqu'en soirée et des chiffres qui divergent
Vers 15 h 30, les syndicats ont quitté la tête du cortège, reconnaissant l'échec de leur tentative. Certains manifestants sont restés assis sur place, jouant de la musique et scandant « La police avec nous ».
Les opérations de dispersion ont pourtant continué. Vers 17 heures, les policiers ont remonté l'avenue Étienne-Billières avec des gaz lacrymogènes et des canons à eau.
Côté participation, la CGT revendique 80 000 personnes, autant que les 17 et 24 octobre. La préfecture en a compté 21 800 au plus fort du rassemblement à Saint-Cyprien.
L'État a aussi signalé des jets de projectiles, des dégradations et des feux de poubelles. Une tentative de blocage du périphérique aurait échoué vers 18 heures, avant un retour au calme à 18 h 30.
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Questions fréquentes
Pourquoi la manifestation du 5 novembre à Toulouse était-elle interdite sur les boulevards ?
La préfecture avait interdit le parcours passant par les boulevards et imposé une boucle par les Arènes. Le tribunal administratif a confirmé cette décision la veille au soir.
Combien de manifestants à Toulouse le 5 novembre ?
La CGT revendique 80 000 manifestants, autant que les 17 et 24 octobre. La préfecture en a compté 21 800 au plus fort du rassemblement à Saint-Cyprien.
Le cortège a-t-il franchi le pont des Catalans ?
Non, un important dispositif policier bloquait l'entrée du pont. Les syndicats ont renoncé vers 15 h 30 après plusieurs tentatives repoussées.
Combien d'interpellations lors de la manifestation à Toulouse ?
La préfecture a fait état de 30 interpellations dans son bilan publié en soirée. Elles ont toutes été suivies d'une garde à vue.
Y a-t-il eu des blessés à la manifestation de Toulouse ?
La préfecture compte 18 blessés parmi les forces de l'ordre et un manifestant touché à la mâchoire, pris en charge par les pompiers. La CGT évoquait plus d'une dizaine de manifestants évacués aux urgences, un chiffre restant à confirmer.
Quels élus étaient présents à la manifestation toulousaine du 5 novembre ?
Les députés LFI François Piquemal, Christophe Bex et Anne Stambach-Terrenoir étaient présents. Le sénateur Marc Péré, François Briançon et Régis Godec avaient aussi rejoint le cortège.
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