Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle quitte Rennes pour Montpellier avec son shampooing et ses habitudes : en octobre, ses cheveux refusent le peigne et perdent tout leur éclat

Elle quitte Rennes pour Montpellier avec son shampooing et ses habitudes : en octobre, ses cheveux refusent le peigne et perdent tout leur éclat

Il est sept heures dix, la salle de bains sent encore le carton déballé et la peinture fraîche. Claire tire sur son peigne, qui s'arrête net à mi-longueur avec un petit craquement sec. Dans le miroir, ses cheveux châtains ressemblent à de la paille sous la lumière blanche. Dehors, sur le boulevard montpelliérain, un scooter démarre, et elle pense, pour la première fois, que quelque chose ne va pas.

Elle lisse ses cheveux à 230 °C chaque matin avant le bureau : à Noël, ses pointes cassent et blanchissent malgré un masque par semaine

Elle lisse ses cheveux à 230 °C chaque matin avant le bureau : à Noël, ses pointes cassent et blanchissent malgré un masque par semaine

Sept heures dix, rue Duguesclin, à Lyon. Dans la salle de bains encore embuée, le lisseur émet son petit bip aigu : 230 °C, affiche l'écran bleu. Camille, 34 ans, saisit une première mèche, la pince, tire lentement. Un léger grésillement monte, une odeur tiède de cheveu chaud flotte vers le miroir, et elle sourit à son reflet comme chaque matin.

Elle teint ses cheveux en brun dans sa salle de bains à Nîmes : trois semaines plus tard, la coiffeuse refuse de toucher au décolorant

Elle teint ses cheveux en brun dans sa salle de bains à Nîmes : trois semaines plus tard, la coiffeuse refuse de toucher au décolorant

Il est dix heures passées, un samedi de mars, rue de l'Aspic à Nîmes. Le sèche-cheveux d'une cliente ronronne au fond du salon, une odeur d'ammoniaque flotte près des bacs. Camille, 34 ans, a posé son sac sur ses genoux et retire son bonnet. Sous la lumière blanche, ses cheveux bruns brillent un peu trop, avec des reflets cuivrés qu'elle n'avait pas prévus.

Elle ramasse des poignées de cheveux dans sa douche à Annecy : trois shampooings plus tard, la bonde se bouche toujours chaque matin

Elle ramasse des poignées de cheveux dans sa douche à Annecy : trois shampooings plus tard, la bonde se bouche toujours chaque matin

Il est sept heures moins le quart, l'eau chaude tambourine sur le carrelage, et la vapeur efface déjà le miroir. Claire, 41 ans, se penche pour ramasser ce qui s'est accroché à la grille de la bonde. Une poignée de cheveux châtains, enroulée comme une petite pelote mouillée. Dehors, sur Annecy, le jour d'octobre tarde à se lever au-dessus du lac.

Elle remplace son flacon par un pain solide pour moins jeter à Lorient : trois semaines plus tard, ses cheveux collent dès le lendemain matin

Elle remplace son flacon par un pain solide pour moins jeter à Lorient : trois semaines plus tard, ses cheveux collent dès le lendemain matin

Sept heures dix, rue de Merville, à Lorient. L'eau de la douche tambourine contre le carrelage blanc, la buée efface déjà le miroir. Camille tourne entre ses doigts un petit galet beige qui sent la lavande et l'huile d'olive. Sur l'étagère, le dernier flacon en plastique est vide, rincé, prêt pour le bac jaune. Elle sourit : ce sera le dernier.

Elle sort d'un balayage chez une nouvelle coiffeuse à Toulon : à la caisse, la note affiche 40 euros de plus que la vitrine

Elle sort d’un balayage chez une nouvelle coiffeuse à Toulon : à la caisse, la note affiche 40 euros de plus que la vitrine

Il était presque midi, ce samedi, et le sèche-cheveux venait enfin de se taire. Nadia regardait ses mèches couleur miel dans le grand miroir, la nuque encore tiède, le peignoir glissé sur l'épaule. Dans la rue du Mourillon, un scooter passait en pétaradant. À la caisse, la jeune coiffeuse tapait sur la tablette avec un sourire, puis tournait l'écran vers elle : 125 euros.

Il note chaque soir ses tâches du lendemain dans un carnet : trois mois plus tard, la liste compte quarante lignes et presque aucune rature

Il note chaque soir ses tâches du lendemain dans un carnet : trois mois plus tard, la liste compte quarante lignes et presque aucune rature

Vingt-deux heures quinze, dans la cuisine d'un appartement du quartier Saint-Jacques, à Clermont-Ferrand. Le lave-vaisselle ronronne, la fenêtre donne sur les lumières de la ville. Julien, 41 ans, ouvre un carnet à couverture noire, débouche son stylo et commence à écrire. Appeler le garagiste. Relancer le devis. Trier les papiers. La liste du lendemain s'allonge, ligne après ligne, et il se sent déjà soulagé.

Elle applique un masque protéiné tous les deux jours à Marseille : un mois plus tard, ses longueurs cassent au premier coup de brosse

Elle applique un masque protéiné tous les deux jours à Marseille : un mois plus tard, ses longueurs cassent au premier coup de brosse

Le ventilateur tournait au plafond de la salle de bains, et la fenêtre ouverte laissait entrer le bruit des scooters du cours Julien. Il était un peu plus de vingt-deux heures. Camille, la serviette sur les épaules, passa la brosse dans ses longueurs encore humides. Un petit craquement sec, presque imperceptible, puis une poignée de cheveux courts tomba dans le lavabo blanc.

Elle rallume le chauffage de son appartement strasbourgeois en novembre : ses cheveux se dressent et collent au visage dès qu'elle retire son bonnet

Elle rallume le chauffage de son appartement strasbourgeois en novembre : ses cheveux se dressent et collent au visage dès qu’elle retire son bonnet

Il est dix-huit heures quarante, un mardi de novembre, quand Claire pousse la porte de son appartement de la Krutenau. Le radiateur en fonte cliquette sous la fenêtre, l'air sent la poussière chaude. Elle tire sur son bonnet gris, et un petit crépitement lui chatouille l'oreille. Dans le miroir de l'entrée, ses cheveux se dressent en auréole et viennent se coller à ses joues.

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