Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle sort du salon avec un blond froid parfait à Montpellier : deux semaines plus tard, ses mèches tirent sur le jaune paille

Elle sort du salon avec un blond froid parfait à Montpellier : deux semaines plus tard, ses mèches tirent sur le jaune paille

Il était presque dix-neuf heures, rue de l'Aiguillerie, et le sèche-cheveux venait de se taire dans le salon. Camille s'est penchée vers le miroir, a passé deux doigts dans ses longueurs et a souri sans rien dire. Le blond était exactement celui de la photo qu'elle gardait sur son téléphone depuis des mois, froid, lumineux, presque argenté sous les spots.

Elle passe du henné à une coloration châtain du supermarché : ses longueurs chauffent sous la serviette et virent au vert kaki en vingt minutes

Elle passe du henné à une coloration châtain du supermarché : ses longueurs chauffent sous la serviette et virent au vert kaki en vingt minutes

Il était presque vingt et une heures, la buée glissait lentement sur le miroir de la salle de bain. Camille avait étalé une vieille serviette sur ses épaules, les gants en plastique collaient à ses doigts. Le minuteur du téléphone affichait douze minutes. Puis elle a senti une chaleur sourde monter dans ses longueurs, comme si quelqu'un avait posé un fer à repasser contre sa nuque.

Elle remplace son shampoing en flacon par un pain solide en Alsace : trois semaines plus tard, ses cheveux collent comme de la cire

Elle remplace son shampoing en flacon par un pain solide en Alsace : trois semaines plus tard, ses cheveux collent comme de la cire

Il est sept heures moins le quart, à Sélestat, et la chaudière ronronne derrière la porte de la salle de bains. Claire tient sous le jet un petit pain rond, couleur miel, qui sent la lavande. Elle le frotte entre ses paumes, la mousse monte lentement. Sur l'étagère, la place des flacons en plastique est vide pour la première fois depuis des années.

Elle refait sa couleur châtain en boîte dans sa salle de bains, comme chaque mois : cette fois, ses pointes ressortent presque noires sous la lumière

Elle refait sa couleur châtain en boîte dans sa salle de bains, comme chaque mois : cette fois, ses pointes ressortent presque noires sous la lumière

Il était presque vingt et une heures, et la salle de bains sentait l'ammoniaque et le savon à la lavande. Sandrine, 47 ans, rinçait ses cheveux penchée au-dessus de la baignoire, l'eau brune tourbillonnant vers la bonde. Elle a redressé la tête, attrapé la serviette, puis s'est figée devant le miroir embué. Ses racines étaient châtain. Ses pointes, elles, semblaient trempées dans de l'encre.

Elle s'offre un lissage brésilien fin septembre à Bordeaux : trois semaines plus tard, sa coloration habituelle glisse sur ses longueurs

Elle s’offre un lissage brésilien fin septembre à Bordeaux : trois semaines plus tard, sa coloration habituelle glisse sur ses longueurs

Un mardi d'octobre, dix-huit heures passées, rue Notre-Dame à Bordeaux. Le séchoir ronronne, l'eau tiède coule encore dans le bac. Claire, 38 ans, se redresse, une serviette sur les épaules, et attrape une mèche du bout des doigts. Les racines brillent d'un châtain cuivré parfait. Les longueurs, elles, n'ont presque pas bougé, comme si la couleur avait glissé dessus.

Elle enchaîne coloration châtain et lissage brésilien le même mois : trois semaines plus tard, ses longueurs virent au cuivré sous la lumière

Elle enchaîne coloration châtain et lissage brésilien le même mois : trois semaines plus tard, ses longueurs virent au cuivré sous la lumière

Le séchoir ronronnait encore au fond du salon quand Camille a passé la main dans ses cheveux, lisses comme un ruban de soie. Il était presque dix-neuf heures, rue des Tanneurs, et l'odeur chaude du fer flottait au-dessus des bacs. Dans le miroir, son châtain tout neuf brillait. Elle a souri, payé, et elle est sortie sous la pluie sans même ouvrir son parapluie.

Elle garde son vernis semi-permanent de juin à septembre sans pause : en octobre, ses ongles se fendent au premier choc contre une porte

Elle garde son vernis semi-permanent de juin à septembre sans pause : en octobre, ses ongles se fendent au premier choc contre une porte

Le radiateur du salon venait de se rallumer pour la première fois de l'automne, avec ce petit claquement métallique qu'on avait oublié. Il était sept heures vingt, un mardi d'octobre. Camille a voulu ouvrir le sachet de café d'un geste du pouce, comme d'habitude. Un craquement sec, minuscule, et l'ongle de son index s'est ouvert en deux, comme une feuille de papier mouillé.

Elle se teint en noir depuis douze ans et rêve de blond miel : son coiffeur marseillais refuse de le faire en un seul rendez-vous

Elle se teint en noir depuis douze ans et rêve de blond miel : son coiffeur marseillais refuse de le faire en un seul rendez-vous

Le séchoir ronronnait au fond du salon, rue Paradis, et l'odeur d'ammoniaque flottait jusqu'à la vitrine. Il était onze heures, un mardi de mars. Nadia, 41 ans, a posé sur le comptoir une photo découpée dans un magazine : une femme aux cheveux couleur miel, lumineux, presque dorés. Karim a regardé la photo, puis ses longueurs d'un noir profond, et il a reposé son peigne sans rien dire.

Elle se lave les cheveux à l'eau brûlante chaque matin à Strasbourg : le soir même, ses racines brillent comme après trois jours sans shampooing

Elle se lave les cheveux à l’eau brûlante chaque matin à Strasbourg : le soir même, ses racines brillent comme après trois jours sans shampooing

Il est six heures quarante, rue de la Krutenau, et la buée recouvre déjà tout le miroir de la salle de bains. Claire tourne le mitigeur jusqu'en butée, à gauche, et attend que le jet devienne presque douloureux. Dehors, le thermomètre du balcon affiche moins quatre. Sous l'eau qui fume, elle ferme les yeux et se dit que c'est le meilleur moment de sa journée.

Elle trouve des poignées de cheveux dans la bonde chaque matin d'octobre : trois semaines plus tard, sa dermatologue lui parle de l'été dernier

Elle trouve des poignées de cheveux dans la bonde chaque matin d’octobre : trois semaines plus tard, sa dermatologue lui parle de l’été dernier

Il était sept heures moins dix, l'eau coulait encore tiède dans la douche de la petite salle de bains. Camille a baissé les yeux en sentant l'eau monter autour de ses chevilles. Dans la bonde, une masse sombre, emmêlée, brillait sous le néon. Elle s'est accroupie, l'a retirée du bout des doigts, et elle est restée là, immobile, à la regarder.

Elle refait sa coloration dans sa salle de bains quatre jours après un lissage brésilien : la teinte châtain ressort terne et presque invisible sur ses longueurs

Elle refait sa coloration dans sa salle de bains quatre jours après un lissage brésilien : la teinte châtain ressort terne et presque invisible sur ses longueurs

Dimanche, dix-neuf heures, la salle de bains sentait encore l'ammoniaque. Claire a coupé le minuteur de son téléphone, penché la tête au-dessus de la baignoire et laissé couler l'eau tiède. Le mélange brun glissait vers la bonde, comme d'habitude. Puis elle s'est relevée, a essuyé la buée du miroir avec sa manche, et elle est restée immobile, la serviette à la main.

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