Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle applique la même coloration châtain depuis dix ans dans sa salle de bains : ses pointes sont devenues presque noires, ternes et cassantes

Elle applique la même coloration châtain depuis dix ans dans sa salle de bains : ses pointes sont devenues presque noires, ternes et cassantes

Le minuteur du four sonnait dans la cuisine, trente minutes pile, et Martine retirait déjà ses gants en plastique. Dans la salle de bains, l'odeur d'ammoniaque piquait un peu les yeux. Un dimanche soir de février, comme tous les mois depuis dix ans, elle rinçait sa couleur châtain au-dessus de la baignoire, la serviette tachée posée sur les épaules.

Elle refait ses racines dans sa salle de bains à Metz : au salon, sa coiffeuse découvre une bande sombre au milieu des longueurs

Elle refait ses racines dans sa salle de bains à Metz : au salon, sa coiffeuse découvre une bande sombre au milieu des longueurs

Le radiateur de la salle de bains cliquetait, il était vingt et une heures passées, un mardi de novembre à Metz. Nathalie avait étalé une vieille serviette rayée sur ses épaules et posé le flacon applicateur sur le rebord du lavabo. Dans le miroir, deux centimètres de racines grises dépassaient de son châtain. Elle enfila les gants en plastique, qui collaient un peu aux doigts.

Elle arrête la coloration à 64 ans et adopte un shampoing violet : un mois plus tard, sa petite-fille remarque des reflets lilas sur ses tempes

Elle arrête la coloration à 64 ans et adopte un shampoing violet : un mois plus tard, sa petite-fille remarque des reflets lilas sur ses tempes

Le dimanche, vers onze heures, la cuisine de Françoise sentait le café et la pâte à crêpes. Sa petite-fille Jade, huit ans, grimpait sur le tabouret pour remuer la louche. Puis elle s'est arrêtée net, la tête penchée, les yeux fixés sur les tempes de sa grand-mère. Pourquoi tu as les cheveux lilas, mamie, a-t-elle demandé, très sérieusement, en pointant une mèche du doigt.

À 58 ans, elle assume ses cheveux blancs depuis deux ans à Perpignan : cet automne, sa chevelure argentée vire au jaune paille sans raison

À 58 ans, elle assume ses cheveux blancs depuis deux ans à Perpignan : cet automne, sa chevelure argentée vire au jaune paille sans raison

Sept heures du matin, rue de la Fusterie, à Perpignan. La lumière d'octobre entre de biais par la fenêtre de la salle de bains et frappe le miroir. Hélène, 58 ans, repose le lisseur encore chaud sur le rebord du lavabo, il grésille un peu. Elle penche la tête, soulève une mèche près de la tempe, et s'arrête net.

Elle se couche chaque soir les cheveux encore humides à Clermont-Ferrand : en novembre, ses longueurs restent par poignées dans la brosse

Elle se couche chaque soir les cheveux encore humides à Clermont-Ferrand : en novembre, ses longueurs restent par poignées dans la brosse

Il est vingt-deux heures quinze, rue Fontgiève, et la buée glisse encore sur le miroir de la salle de bains. Camille essore ses longueurs dans une serviette éponge, les tord deux fois, puis éteint la lumière. Dehors, la pluie d'automne tape sur le zinc du balcon. Elle se glisse sous la couette, la nuque froide, les cheveux étalés sur l'oreiller en coton.

Elle passe un shampoing violet à chaque lavage pour garder ses cheveux blancs : un mois plus tard, sa voisine lui parle d'une couleur lilas

Elle passe un shampoing violet à chaque lavage pour garder ses cheveux blancs : un mois plus tard, sa voisine lui parle d’une couleur lilas

Le palier sentait la cire et le café froid, il était un peu plus de dix heures. Monique tenait son cabas d'une main, ses clés de l'autre, quand la porte d'en face s'est ouverte. Josiane l'a regardée longuement, la tête penchée, puis a souri. Dis donc, tu as fait une couleur lilas, ça te va bien. Monique est restée immobile, les clés suspendues au-dessus de la serrure.

Elle veut revenir à sa coloration après deux ans de henné à Montpellier : la coiffeuse pose son pinceau et refuse de toucher à ses cheveux

Elle veut revenir à sa coloration après deux ans de henné à Montpellier : la coiffeuse pose son pinceau et refuse de toucher à ses cheveux

Il était neuf heures et quart, rue de l'Aiguillerie, et le séchoir du fond ronronnait déjà. Claire, 44 ans, s'est assise dans le fauteuil près de la vitrine, son manteau encore sur les genoux. Sophie a passé les doigts dans ses longueurs cuivrées, lentement, comme on tâte un tissu. Puis elle a reposé le pinceau sur le chariot, sans ouvrir le tube de couleur.

Elle arrive au salon pour couvrir deux ans de henné : la coiffeuse pose son bol et exige d'abord de tester une seule mèche

Elle arrive au salon pour couvrir deux ans de henné : la coiffeuse pose son bol et exige d’abord de tester une seule mèche

Mardi, dix heures et quart, le salon sentait encore le café et la laque. Camille, 34 ans, s'était assise dans le fauteuil du fond, une photo de châtain cuivré sur son téléphone. Nadia avait déjà sorti le bol, le pinceau, le tube d'oxydant. Puis elle avait passé la main dans ses cheveux, frotté une mèche entre deux doigts, et reposé le pinceau sans un mot.

Elle s'offre un balayage blond polaire en septembre chez sa coiffeuse : un mois plus tard, ses mèches tirent sur le jaune paille

Elle s’offre un balayage blond polaire en septembre chez sa coiffeuse : un mois plus tard, ses mèches tirent sur le jaune paille

Le séchoir ronronnait encore quand Camille a levé les yeux vers le miroir du salon, un samedi de septembre, vers dix-sept heures. Sous la lumière des spots, ses mèches brillaient d'un blond presque blanc, froid comme du givre. Elle a passé la main dedans, lentement, pour vérifier que c'était bien elle. Sandrine, la coiffeuse, souriait derrière, le peigne encore à la main.

Elle passe au shampoing sans sulfate pour protéger sa couleur : trois mois plus tard, ses cheveux regraissent dès le lendemain matin

Elle passe au shampoing sans sulfate pour protéger sa couleur : trois mois plus tard, ses cheveux regraissent dès le lendemain matin

Il était sept heures dix, et l'eau de la douche cognait contre le carrelage blanc. Claire, 41 ans, passait les doigts dans ses longueurs cuivrées et sentait quelque chose de collant, comme une cire tiède. Le sèche-cheveux ronronnait déjà dans la pièce d'à côté, branché par sa fille. Elle avait lavé ses cheveux la veille au soir, pourtant ils pendaient déjà, lourds et sans éclat.

Elle remplace ses flacons de shampoing par un pain solide acheté au marché : trois semaines plus tard, ses cheveux collent comme de la cire

Elle remplace ses flacons de shampoing par un pain solide acheté au marché : trois semaines plus tard, ses cheveux collent comme de la cire

Sept heures dix, la vapeur montait contre le carreau de la petite salle de bains. Claire frottait le pain beige entre ses paumes, l'eau chaude crépitait sur le receveur en résine. Une odeur de lavande et d'huile d'olive emplissait la pièce. Sur l'étagère, plus un seul flacon : elle les avait tous portés au bac jaune la veille, avec une satisfaction tranquille.

Elle voulait enfin quitter son henné après dix ans de rituel : la coiffeuse a posé ses ciseaux et refusé de toucher à ses cheveux

Elle voulait enfin quitter son henné après dix ans de rituel : la coiffeuse a posé ses ciseaux et refusé de toucher à ses cheveux

Le séchoir ronronnait au fond du salon, et une odeur de laque flottait jusqu'à la vitrine. Il était dix heures dix, un mardi de mars, quand Nadia s'est assise dans le fauteuil en cuir noir. Elle a dénoué son chignon d'un geste lent. Ses cheveux sont tombés sur ses épaules, d'un roux cuivré, profond, presque trop brillant sous les spots.

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