Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle retire chaque matin une poignée de cheveux de sa douche à Annecy : sa routine n'a pourtant pas bougé d'un millimètre depuis l'été

Elle retire chaque matin une poignée de cheveux de sa douche à Annecy : sa routine n’a pourtant pas bougé d’un millimètre depuis l’été

Il est six heures quarante, la vapeur colle encore au miroir de la salle de bains, dans un petit appartement du quartier des Romains, à Annecy. Claire, 41 ans, s'accroupit dans le bac de douche, l'eau tiède lui coulant sur les chevilles. Du bout des doigts, elle soulève la grille de la bonde. Une boule sombre et mouillée y est restée accrochée, comme la veille.

Elle range son sèche-cheveux pour protéger ses longueurs à Brest : deux mois plus tard, ses pointes cassent sur l'oreiller chaque matin

Elle range son sèche-cheveux pour protéger ses longueurs à Brest : deux mois plus tard, ses pointes cassent sur l’oreiller chaque matin

Il était vingt-deux heures passées, la pluie fine tapotait contre la fenêtre de la salle de bains, rue de Siam. Maëlle tordait doucement une serviette en microfibre autour de ses longueurs encore lourdes d'eau. Le sèche-cheveux dormait dans le tiroir depuis des semaines, le fil enroulé avec soin. Elle éteignit la lumière, les cheveux humides sur les épaules, satisfaite de ce petit sacrifice quotidien.

À 54 ans, elle arrête vingt ans de coloration à Pau : à l'automne, ses cheveux blancs ont pris une teinte jaune paille

À 54 ans, elle arrête vingt ans de coloration à Pau : à l’automne, ses cheveux blancs ont pris une teinte jaune paille

Il était sept heures et quart, la lumière d'octobre entrait de biais par la fenêtre de la salle de bains, rue Montpensier, à Pau. Le sèche-cheveux ronflait encore dans la main de Sylvie quand elle l'a coupé d'un coup. Dans le miroir, sous la lampe, ses cheveux blancs, si fiers tout l'été, tiraient sur le jaune paille.

Elle se fait faire un blond polaire chez sa coiffeuse à Nîmes : trois séances de piscine plus tard, ses longueurs tirent nettement sur le vert

Elle se fait faire un blond polaire chez sa coiffeuse à Nîmes : trois séances de piscine plus tard, ses longueurs tirent nettement sur le vert

Il était sept heures dix, et la lumière de juin entrait à plat par la fenêtre de la salle de bains. Camille a essoré ses cheveux dans une serviette grise, puis elle a levé les yeux vers le miroir. Le sèche-cheveux ronronnait déjà dans sa main. Elle l'a coupé net : sous les néons, ses pointes blondes avaient pris une teinte de vieille piscine.

Elle arrive au salon de Nantes pour une coloration châtain : la coiffeuse coupe une mèche et refuse de toucher au reste ce jour-là

Elle arrive au salon de Nantes pour une coloration châtain : la coiffeuse coupe une mèche et refuse de toucher au reste ce jour-là

Le carillon de la porte a tinté à neuf heures dix, rue du Calvaire, à Nantes. Dehors, la pluie fine collait aux vitrines. Claire, 38 ans, a secoué son parapluie sur le paillasson, puis elle a passé la main dans ses cheveux d'un roux cuivré, presque orangé aux pointes. Dans le salon, un sèche-cheveux ronronnait déjà, et ça sentait le café et le shampooing à l'amande.

Elle quitte Quimper pour Montpellier avec sa routine capillaire intacte : deux mois plus tard, son blond polaire vire au jaune paille

Elle quitte Quimper pour Montpellier avec sa routine capillaire intacte : deux mois plus tard, son blond polaire vire au jaune paille

Il est sept heures dix, un mardi d'octobre, et la buée commence à peine à quitter le miroir de la petite salle de bains. Claire, 34 ans, passe la main dans ses cheveux encore humides et sent sous ses doigts une texture de paille sèche. Elle allume la lampe au-dessus du lavabo, se penche, et voit un blond qu'elle ne reconnaît plus.

Elle repousse sa coupe pendant six mois pour enfin laisser pousser ses cheveux : en octobre, ils sont plus courts qu'au mois d'avril

Elle repousse sa coupe pendant six mois pour enfin laisser pousser ses cheveux : en octobre, ils sont plus courts qu’au mois d’avril

Le sèche-cheveux ronflait dans la salle de bains, un mardi d'octobre, vers sept heures. Camille a posé la brosse sur le lavabo et tiré une mèche vers sa clavicule. En avril, la pointe touchait l'os. Ce matin-là, elle s'arrêtait deux bons centimètres au-dessus, et elle est restée immobile, le séchoir encore allumé dans l'autre main.

Elle applique chaque matin un shampoing violet sur ses mèches blondes : trois semaines plus tard, ses pointes ont pris une couleur de cendre froide

Elle applique chaque matin un shampoing violet sur ses mèches blondes : trois semaines plus tard, ses pointes ont pris une couleur de cendre froide

Sept heures dix, la vitre de la douche encore couverte de buée. Camille essore ses cheveux d'un geste sec, et l'eau qui coule entre ses doigts a une teinte mauve, presque lilas. Le ventilateur de la salle de bains ronronne au-dessus du miroir. Elle approche une mèche de la lumière, la retourne, la frotte entre deux doigts, et ne reconnaît plus sa couleur.

Elle reprend l'aquagym deux fois par semaine près de Montauban : mi-octobre, son blond cendré prend des reflets verts sous la lampe

Elle reprend l’aquagym deux fois par semaine près de Montauban : mi-octobre, son blond cendré prend des reflets verts sous la lampe

Il était un peu plus de sept heures, un jeudi de la mi-octobre, et la ventilation de la salle de bains ronronnait au-dessus du lavabo. Sylvie, 58 ans, a tourné la tête pour attraper sa brosse. Sous le néon blanc, une mèche au-dessus de son oreille gauche a renvoyé un reflet étrange, presque olive. Elle a reposé la brosse sans bruit, et s'est approchée du miroir.

Elle remplace un shampoing sur deux par du shampoing sec pour gagner du temps : en octobre, son cuir chevelu se met à la démanger

Elle remplace un shampoing sur deux par du shampoing sec pour gagner du temps : en octobre, son cuir chevelu se met à la démanger

Il est 6 h 52, la bouilloire siffle dans la cuisine et Claire, 34 ans, secoue la bombe devant le miroir de la salle de bains. Le petit cliquetis de la bille résonne contre le carrelage. Un nuage blanc, une odeur de vanille, trois coups de brosse. À 6 h 55, elle est coiffée, et ce matin d'octobre, elle se gratte déjà la nuque.

Elle passe son shampoing violet à chaque lavage pour garder son blond polaire : un mois plus tard, ses mèches tirent sur le gris lilas

Elle passe son shampoing violet à chaque lavage pour garder son blond polaire : un mois plus tard, ses mèches tirent sur le gris lilas

Sept heures et quart, la buée couvre encore le miroir de la petite salle de bains. Camille essuie la vitre du plat de la main et se penche, une serviette enroulée sur la tête. Elle la défait lentement. Sous la lumière froide du néon, ses mèches ne sont plus blanches, ni dorées. Elles ont pris une teinte grise, un peu mauve, comme une vieille photo.

Elle recoupe sa frange mouillée au-dessus du lavabo, entre deux rendez-vous : une fois sèche, elle est remontée de deux centimètres sur son front

Elle recoupe sa frange mouillée au-dessus du lavabo, entre deux rendez-vous : une fois sèche, elle est remontée de deux centimètres sur son front

Il était midi vingt, la salle de bains sentait encore le shampoing du matin. Sur le rebord du lavabo, Claire avait posé une paire de ciseaux, un peigne fin et son téléphone, minuterie lancée. Elle avait quarante minutes avant son rendez-vous de quatorze heures. Elle s'est penchée vers le miroir, a tiré sa frange mouillée entre deux doigts, et le premier coup de lame a claqué.

Elle reprend la piscine de Besançon après son balayage blond : un mois plus tard, ses mèches claires tirent nettement sur le vert

Elle reprend la piscine de Besançon après son balayage blond : un mois plus tard, ses mèches claires tirent nettement sur le vert

Il est sept heures moins dix, un mardi d'octobre, et la piscine municipale de Besançon sent déjà le chlore tiède. Claire pose son sac sur le banc carrelé, entend l'écho des plongeons dans le grand bassin. Elle dénoue ses cheveux, passe la main dans ses mèches blondes encore neuves. Le balayage date de fin août, et elle en est plutôt fière.

Elle se coupe une frange un dimanche soir de septembre : un mois plus tard, de petits boutons alignés sous la mèche sur son front

Elle se coupe une frange un dimanche soir de septembre : un mois plus tard, de petits boutons alignés sous la mèche sur son front

Le dimanche soir, vers vingt et une heures, la salle de bains sentait encore le gel douche à la vanille. Claire tenait les ciseaux de cuisine au-dessus du lavabo, une mèche mouillée pincée entre deux doigts. Le premier coup a fait un petit bruit sec, presque joyeux. Des cheveux bruns sont tombés sur la faïence blanche, et elle a souri à son reflet.

Elle passe au shampoing sans sulfates sur les conseils de son amie toulousaine : un mois plus tard, ses cheveux collent dès le lendemain matin

Elle passe au shampoing sans sulfates sur les conseils de son amie toulousaine : un mois plus tard, ses cheveux collent dès le lendemain matin

Sept heures dix, rue des Filatiers, la fenêtre de la salle de bains donne sur une cour où roucoulent des pigeons. Camille passe la main dans ses cheveux, lavés la veille au soir, et sent sous ses doigts une texture épaisse, presque cireuse. Le sèche-cheveux ronronne encore sur le rebord du lavabo. Elle regarde la petite bouteille ambrée posée près du robinet, celle que Sonia lui a recommandée.

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