
Elle remonte chaque matin l’escalier pour vérifier sa porte d’entrée : à 54 ans, elle se croit atteinte d’un trou de mémoire durable
Il est 7 h 42, le moteur de la Clio tourne déjà au bas de l'immeuble, et Nathalie a la main sur la portière. Dans la poche de son manteau, ses clés pèsent contre sa cuisse. Elle s'arrête, regarde la fenêtre du deuxième étage, soupire. Puis elle coupe le moteur et remonte l'escalier, une marche après l'autre, pour la troisième fois de la semaine.



















