Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle garde son mascara depuis l'été parce qu'il reste à moitié plein : en octobre, ses yeux piquent chaque soir au démaquillage

Elle garde son mascara depuis l’été parce qu’il reste à moitié plein : en octobre, ses yeux piquent chaque soir au démaquillage

Il est vingt-deux heures trente, la salle de bains sent encore le gel douche à la fleur d'oranger. Claire penche la tête au-dessus du lavabo, un coton imbibé dans la main droite. Elle frotte doucement sa paupière gauche, et la brûlure arrive aussitôt, sèche et piquante. Le robinet goutte. Dans le miroir, ses yeux sont rouges, comme chaque soir depuis le début d'octobre.

Elle fait couper ses pointes chaque mois depuis un an : sa longueur dans le dos n'a pas gagné un seul centimètre depuis

Elle fait couper ses pointes chaque mois depuis un an : sa longueur dans le dos n’a pas gagné un seul centimètre depuis

Samedi, neuf heures et quart, le salon sentait encore le café et la laque. Camille s'est assise dans le fauteuil près de la vitrine, comme chaque premier samedi du mois. Les ciseaux de Nadia ont claqué deux fois dans le vide avant de mordre. Dans le miroir, une petite pluie de pointes claires glissait sur la cape noire, jusqu'au carrelage.

Elle arrive à Nantes avec sa couleur de toujours sous le bras : la nouvelle coiffeuse pose son pinceau et demande d'abord quarante-huit heures

Elle arrive à Nantes avec sa couleur de toujours sous le bras : la nouvelle coiffeuse pose son pinceau et demande d’abord quarante-huit heures

Le samedi matin, rue de la Marne, la porte du salon a tinté deux fois avant de se refermer sur l'odeur de laque. Claire a posé son sac sur le fauteuil noir, déboutonné son manteau, et tendu son téléphone avec la photo de son ancienne couleur. Il était dix heures dix. La coiffeuse a regardé l'écran, puis ses cheveux, puis elle a reposé le bol vide.

Elle achète une brosse soufflante pour espacer ses rendez-vous au salon : deux mois plus tard, sa coiffeuse coupe six centimètres de pointes cassées

Elle achète une brosse soufflante pour espacer ses rendez-vous au salon : deux mois plus tard, sa coiffeuse coupe six centimètres de pointes cassées

Il était sept heures dix, la salle de bains sentait encore le gel douche à la fleur d'oranger. Nathalie avait enroulé ses cheveux dans une serviette, puis l'avait jetée sur le radiateur. Elle a branché la brosse neuve, poussé le bouton jusqu'au dernier cran. Le souffle a rugi, la vapeur est montée du miroir, et elle a souri.

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : trois semaines plus tard, elle a déjà dépensé 70 euros en compléments

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : trois semaines plus tard, elle a déjà dépensé 70 euros en compléments

Il était sept heures dix, un mardi d'octobre, et l'eau commençait à stagner autour de ses chevilles. Claire a baissé les yeux vers la bonde de la douche, encore à moitié endormie. Une masse sombre et emmêlée bouchait la grille métallique. Elle s'est accroupie, a tiré du bout des doigts, et une poignée de cheveux mouillés lui est restée dans la main.

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : sa coiffeuse regarde le calendrier accroché au mur et se met à sourire

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : sa coiffeuse regarde le calendrier accroché au mur et se met à sourire

Il était sept heures moins dix, un mardi de la mi-octobre, et l'eau de la douche refusait de s'écouler. Claire s'est penchée, a soulevé la grille chromée de la bonde avec l'ongle. Dessous, une boule sombre, mouillée, enroulée sur elle-même. Elle l'a tirée entre deux doigts, l'a regardée longtemps, puis a coupé l'eau sans finir de se rincer.

Elle réserve enfin un balayage après dix ans de henné en ligne : la coiffeuse teste une mèche et pose ses ciseaux sans commencer

Elle réserve enfin un balayage après dix ans de henné en ligne : la coiffeuse teste une mèche et pose ses ciseaux sans commencer

Le sèche-cheveux du fond soufflait encore quand Claire s'est assise dans le fauteuil, un mardi de mars, à dix heures moins le quart. Dans le miroir, ses longueurs cuivrées brillaient sous les spots. La coiffeuse a soulevé une mèche, l'a frottée entre deux doigts, puis l'a reniflée. Elle a reposé le pinceau qu'elle tenait déjà, sans un mot, et elle est partie chercher un petit bol.

Elle se colore au henné du commerce depuis cinq ans : pour ses 50 ans, sa coiffeuse range le bol de décoloration et la renvoie chez elle

Elle se colore au henné du commerce depuis cinq ans : pour ses 50 ans, sa coiffeuse range le bol de décoloration et la renvoie chez elle

Le séchoir ronronnait au fond du salon, un samedi de mars, vers dix heures. Nathalie avait posé son sac sur ses genoux et regardait dans le miroir ses longueurs cuivrées, la photo de mèches blondes ouverte sur son téléphone. Sandrine, la coiffeuse, a glissé les doigts dans ses cheveux, les a frottés entre le pouce et l'index, puis elle a reposé le pinceau.

Elle arrive au salon avec une photo de blond miel sous le bras : son coiffeur lui propose trois rendez-vous au lieu d'un seul

Elle arrive au salon avec une photo de blond miel sous le bras : son coiffeur lui propose trois rendez-vous au lieu d’un seul

Il était dix heures passées, un mardi de mars, et le séchoir du fond ronronnait comme un vieux chat. Camille, 38 ans, tenait son téléphone tendu vers le miroir, l'écran ouvert sur une photo de blond miel. Derrière elle, Julien passait lentement les doigts dans ses longueurs châtain, soulevait une mèche, la laissait retomber. Il n'a rien dit tout de suite.

Elle arrive au salon après deux ans de henné : la coloriste refuse de poser la couleur avant d'avoir testé une seule mèche

Elle arrive au salon après deux ans de henné : la coloriste refuse de poser la couleur avant d’avoir testé une seule mèche

Il était dix heures passées, un mardi de novembre, et le séchoir du fond ronronnait déjà. Claire, 38 ans, avait posé son manteau humide sur le dossier du fauteuil, les yeux fixés sur ses longueurs cuivrées dans le miroir. Elle avait apporté une photo sur son téléphone, un châtain froid et lumineux. La coloriste a pris une mèche entre ses doigts, l'a frottée, puis a reposé le peigne.

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