Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle se lave les cheveux le soir et s'endort la tête mouillée : un mois plus tard, ses longueurs cassent par poignées sous la brosse

Elle se lave les cheveux le soir et s’endort la tête mouillée : un mois plus tard, ses longueurs cassent par poignées sous la brosse

Il est vingt-deux heures passées, la salle de bains sent encore l'amande douce. Camille essore ses cheveux dans une serviette éponge, la radiateur claque doucement dans le couloir. Elle regarde le sèche-cheveux posé sur l'étagère, hésite une seconde, puis éteint la lumière. Dans la chambre, la taie en coton est froide contre sa nuque humide, et elle s'endort presque aussitôt.

Elle fait couper ses pointes chaque mois pour atteindre les épaules : un an plus tard, sa longueur n'a pas gagné deux centimètres

Elle fait couper ses pointes chaque mois pour atteindre les épaules : un an plus tard, sa longueur n’a pas gagné deux centimètres

Le séchoir soufflait encore dans le petit salon de la rue des Tanneurs, un mardi à dix-huit heures. Claire, 34 ans, regardait les mèches brunes tomber sur la blouse noire, comme chaque mois. Elle sourit à son reflet, satisfaite du geste. Dans sa tête, chaque centimètre coupé était un pas de plus vers les épaules qu'elle attendait depuis si longtemps.

Elle applique un châtain de supermarché sur ses mèches blondes : au rinçage, ses longueurs ont pris un reflet vert kaki sous la lampe

Elle applique un châtain de supermarché sur ses mèches blondes : au rinçage, ses longueurs ont pris un reflet vert kaki sous la lampe

Il est vingt et une heures, un mardi de février, et la salle de bains sent l'ammoniaque. Claire, 41 ans, rince ses cheveux penchée au-dessus de la baignoire, la pomme de douche tiède dans la main droite. L'eau coule brune, puis claire. Elle relève la tête, essore ses longueurs dans une serviette, allume le miroir. Sous la lumière blanche, ses pointes ont la couleur d'un treillis militaire.

Elle lisse ses cheveux chaque matin avec un fer réglé au maximum : en octobre, ses pointes cassent net dès le premier coup de brosse

Elle lisse ses cheveux chaque matin avec un fer réglé au maximum : en octobre, ses pointes cassent net dès le premier coup de brosse

Il est sept heures douze, la buanderie sent encore la lessive, et le fer à lisser émet son petit bip aigu. Camille tire une mèche, la pince, glisse vers le bas dans un léger sifflement de vapeur. Dans le miroir embué, ses cheveux bruns tombent droits, brillants, impeccables. Sur l'écran du fer, le chiffre lumineux affiche 230, comme tous les matins depuis deux ans.

Elle reprend ses longueurs à la piscine municipale de Grenoble en octobre : trois semaines plus tard, son blond polaire tire sur le vert

Elle reprend ses longueurs à la piscine municipale de Grenoble en octobre : trois semaines plus tard, son blond polaire tire sur le vert

Sept heures moins le quart, un mardi d'octobre, et la vitre du hall de la piscine municipale est couverte de buée. Claire pousse le tourniquet, son sac de sport cogne contre sa hanche, l'odeur tiède de l'eau traitée lui monte au nez. Au loin, un maître-nageur siffle deux coups brefs. Elle attache ses cheveux blond polaire, ajuste ses lunettes et descend l'échelle.

Elle couvre ses mèches blondes avec une coloration châtain achetée en pharmacie : deux semaines plus tard, ses longueurs prennent un reflet vert

Elle couvre ses mèches blondes avec une coloration châtain achetée en pharmacie : deux semaines plus tard, ses longueurs prennent un reflet vert

Le néon de la salle de bains grésillait au-dessus du miroir, un dimanche soir vers vingt et une heures. Camille, 38 ans, enfilait les gants en plastique trop grands fournis dans la boîte. Sur le rebord du lavabo, le flacon applicateur attendait, à côté d'une serviette sombre sacrifiée pour l'occasion. Dans la cuisine, la radio jouait encore, et elle avait réglé le minuteur de son téléphone sur trente minutes.

Elle quitte Rennes pour Montpellier à la retraite : trois mois plus tard, sa coloriste ne reconnaît plus ses cheveux rêches et cuivrés

Elle quitte Rennes pour Montpellier à la retraite : trois mois plus tard, sa coloriste ne reconnaît plus ses cheveux rêches et cuivrés

Il était dix heures, un mardi d'octobre, et le séchoir soufflait encore son air chaud dans le petit salon de la rue de l'Aiguillerie. Françoise, 63 ans, regardait son reflet dans le grand miroir ovale. Derrière elle, Nadia passait les doigts dans ses mèches, lentement, puis s'arrêta net. Elle fronça les sourcils, souleva une mèche à la lumière et dit simplement : ce n'est pas vos cheveux, ça.

Elle retrouve ses cheveux par poignées sur l'oreiller fin septembre : trois flacons d'ampoules plus tard, la brosse se remplit toujours autant

Elle retrouve ses cheveux par poignées sur l’oreiller fin septembre : trois flacons d’ampoules plus tard, la brosse se remplit toujours autant

Il était sept heures dix, la radio grésillait dans la cuisine et le carrelage de la salle de bains était encore froid sous ses pieds. Claire a passé la brosse une fois, deux fois, puis s'est arrêtée net. Entre les picots, une touffe brune, épaisse, enroulée comme un petit nid. Sur l'oreiller, en remontant, elle en avait déjà ramassé une autre.

Elle fait un balayage blond avant de quitter la Bretagne pour Reims : six semaines plus tard, ses mèches virent au cuivré terne

Elle fait un balayage blond avant de quitter la Bretagne pour Reims : six semaines plus tard, ses mèches virent au cuivré terne

Le carton marqué « salle de bains » trônait encore au milieu du couloir, ouvert sur le côté. Il était sept heures et demie, la chaudière du nouvel appartement ronronnait derrière la cloison. Claire a allumé la lumière au-dessus du lavabo, a relevé ses cheveux encore humides et s'est figée devant le miroir, une mèche entre les doigts.

Elle change trois fois de shampooing en octobre pour calmer ses cheveux : la coiffeuse lui demande d'abord quand elle a rallumé le chauffage

Elle change trois fois de shampooing en octobre pour calmer ses cheveux : la coiffeuse lui demande d’abord quand elle a rallumé le chauffage

Sept heures dix, un mardi d'octobre, dans la petite salle de bains d'un appartement de Clermont-Ferrand. Claire retire son pull, et un crépitement sec lui court sur la nuque. Dans le miroir, ses cheveux châtains se soulèvent comme attirés par le plafond. Elle les plaque avec les paumes, ils repartent aussitôt. Sur le rebord de la baignoire, trois flacons de shampooing presque pleins attendent.

Elle règle son lisseur à 230 °C pour gagner cinq minutes chaque matin : trois mois plus tard, ses pointes se cassent entre ses doigts

Elle règle son lisseur à 230 °C pour gagner cinq minutes chaque matin : trois mois plus tard, ses pointes se cassent entre ses doigts

Il est 7 h 12, la buée recouvre encore le miroir de la salle de bains. Camille essuie un rond avec sa manche, branche son lisseur et tourne la molette jusqu'au bout. Un petit bip, puis l'écran affiche 230 °C. Dans la cuisine, la bouilloire siffle, le bus passe à 7 h 40, et elle n'a pas une minute à perdre.

Elle quitte Quimper pour un deux-pièces près de Paris : un mois plus tard, ses cheveux ne tiennent plus aucun brushing

Elle quitte Quimper pour un deux-pièces près de Paris : un mois plus tard, ses cheveux ne tiennent plus aucun brushing

Il est sept heures dix, la buée couvre encore le miroir de la petite salle de bains de Maisons-Alfort. Maëlle passe la brosse ronde dans ses longueurs, le sèche-cheveux souffle fort, le voisin descend l'escalier en claquant la porte. Elle tire, elle insiste, elle recommence. Ses cheveux restent secs sous les doigts, comme de la paille, et retombent sans forme avant même qu'elle ait posé l'appareil.

Brune depuis toujours, elle passe au blond polaire dans un salon bordelais : trois semaines plus tard, ses longueurs virent nettement à l'orange

Brune depuis toujours, elle passe au blond polaire dans un salon bordelais : trois semaines plus tard, ses longueurs virent nettement à l’orange

Le séchoir soufflait encore sur sa nuque quand la coiffeuse a fait pivoter le fauteuil vers le grand miroir. Il était presque dix-huit heures, un samedi de mars, dans un petit salon du quartier Saint-Michel à Bordeaux. Camille, 34 ans, a porté la main à ses cheveux sans oser les toucher vraiment. Dans la glace, une blonde presque blanche la regardait, et elle ne se reconnaissait pas.

Elle trouve des poignées de cheveux dans la bonde chaque matin : sa routine n'a pas bougé d'un geste depuis quatre ans

Elle trouve des poignées de cheveux dans la bonde chaque matin : sa routine n’a pas bougé d’un geste depuis quatre ans

Il était sept heures dix, un mardi d'octobre, et l'eau de la douche montait doucement autour de ses chevilles. Claire, 38 ans, s'est penchée, a soulevé la petite grille chromée de la bonde. Dessous, une boule sombre, mouillée, enroulée sur elle-même. Elle l'a tenue un moment entre deux doigts, sans bouger, pendant que la radio de la cuisine annonçait la pluie.

Elle range son sèche-cheveux pour sauver ses longueurs : deux mois plus tard, ses pointes cassent au moindre coup de brosse

Elle range son sèche-cheveux pour sauver ses longueurs : deux mois plus tard, ses pointes cassent au moindre coup de brosse

Il est sept heures dix, la salle de bains sent encore le savon à l'amande. Camille enroule ses longs cheveux dans une serviette, ouvre le placard sous le lavabo et pousse le sèche-cheveux tout au fond, derrière les rouleaux de papier. Le petit clac de la porte qui se referme sonne comme une promesse : à partir d'aujourd'hui, ses longueurs sécheront toutes seules.

Elle retire chaque matin une poignée de cheveux de la bonde : en octobre, elle croit qu'elle commence à perdre ses cheveux

Elle retire chaque matin une poignée de cheveux de la bonde : en octobre, elle croit qu’elle commence à perdre ses cheveux

Sept heures dix, la vapeur colle encore au miroir de la salle de bains. Claire coupe l'eau, s'accroupit, glisse deux doigts dans la bonde de la douche. Elle en tire une boule sombre et humide, la pose sur le rebord de l'évier, la regarde longtemps. Dehors, les platanes de la rue perdent leurs feuilles, et elle, ce matin encore, perd ses cheveux.

Elle paie 180 euros un lissage à la kératine un vendredi à Montpellier : le dimanche, ses frisottis sont revenus après une simple queue-de-cheval

Elle paie 180 euros un lissage à la kératine un vendredi à Montpellier : le dimanche, ses frisottis sont revenus après une simple queue-de-cheval

Le séchoir soufflait encore son air chaud quand Camille a passé la main dans ses cheveux, ce vendredi, vers dix-huit heures. Dans le salon du quartier des Beaux-Arts, à Montpellier, la plaque chauffante grésillait sur une dernière mèche. Elle a regardé son reflet longtemps, presque incrédule : une chevelure lisse, brillante, qui glissait entre ses doigts comme de la soie.

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