Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle espace ses shampooings avec une bombe de shampooing sec un jour sur deux : en octobre, son cuir chevelu rougit et la démange sans arrêt

Elle espace ses shampooings avec une bombe de shampooing sec un jour sur deux : en octobre, son cuir chevelu rougit et la démange sans arrêt

Il est sept heures dix, la bouilloire siffle dans la cuisine et Camille, penchée devant le miroir de l'entrée, secoue sa bombe de shampooing sec. Le petit bruit de la bille qui cogne contre le métal, puis le pschitt familier, le nuage blanc qui retombe sur ses racines. Elle masse vite du bout des doigts, attrape ses clés et file vers la gare.

Elle laisse pousser ses cheveux blancs tout l'été à Marseille : en octobre, sa sœur remarque une teinte jaune paille sur ses tempes

Elle laisse pousser ses cheveux blancs tout l’été à Marseille : en octobre, sa sœur remarque une teinte jaune paille sur ses tempes

Dimanche, onze heures, sur le balcon de l'appartement de la Belle de Mai. Le café refroidissait dans les tasses, un scooter montait la rue en pétaradant. Martine posa sa cuillère, plissa les yeux dans la lumière d'octobre et tendit la main vers la tempe de sa sœur. Elle frotta une mèche entre deux doigts, comme on vérifie un tissu au marché.

À 58 ans, elle arrête sa coloration près d'Avignon pour assumer son blanc : quatre mois plus tard, ses mèches claires virent au jaune paille

À 58 ans, elle arrête sa coloration près d’Avignon pour assumer son blanc : quatre mois plus tard, ses mèches claires virent au jaune paille

Il était sept heures et demie, et le soleil de juillet tapait déjà sur les volets de la salle de bains, à Morières-lès-Avignon. Sylvie, 58 ans, tenait une mèche entre deux doigts, le séchoir encore tiède posé sur le lavabo. Dans le jardin, les cigales commençaient. Elle a approché la mèche de la fenêtre, puis de la lampe, et elle n'a pas aimé ce qu'elle voyait.

Elle refait sa couleur seule dans sa salle de bains chaque mois depuis cinq ans : ses longueurs sont devenues plus sombres que ses racines

Elle refait sa couleur seule dans sa salle de bains chaque mois depuis cinq ans : ses longueurs sont devenues plus sombres que ses racines

Le premier dimanche du mois, vers dix heures, la salle de bains sent l'ammoniaque et le café refroidi. Nathalie, 47 ans, enfile ses gants en plastique qui crissent, secoue le flacon applicateur d'un geste sec et vise le miroir embué. La radio grésille dans le couloir. Elle part des racines, descend jusqu'aux pointes, comme chaque mois depuis cinq ans.

Elle s'offre un lissage au tanin à Bordeaux pour passer l'hiver : trois semaines plus tard, ses frisottis reviennent comme au premier jour

Elle s’offre un lissage au tanin à Bordeaux pour passer l’hiver : trois semaines plus tard, ses frisottis reviennent comme au premier jour

Il était un peu plus de dix-huit heures, un mardi d'octobre, et la pluie fine collait aux vitres du salon de la rue Notre-Dame. Claire, la nuque posée dans le bac, écoutait le séchoir ronfler à côté. La coiffeuse lissait mèche après mèche avec un fer qui grésillait doucement. Dans le miroir, ses cheveux tombaient droits, brillants, presque étrangers.

À 55 ans, elle coupe ses cheveux très court pour gagner du temps : six semaines plus tard, elle passe vingt minutes chaque matin devant le miroir

À 55 ans, elle coupe ses cheveux très court pour gagner du temps : six semaines plus tard, elle passe vingt minutes chaque matin devant le miroir

Il est sept heures dix, rue Saint-Pierre à Caen, et la bouilloire siffle dans la cuisine. Dans la salle de bains, Sylvie, 55 ans, tient un fer à lisser d'une main et un miroir de poche de l'autre. Elle tourne la tête, soupire, mouille une mèche rebelle derrière l'oreille. Six semaines plus tôt, elle avait coupé ses cheveux pour ne plus jamais vivre ce moment.

Elle se teint en châtain dans sa salle de bains en juillet : en octobre, la coloriste lui annonce trois séances pour retrouver son blond

Elle se teint en châtain dans sa salle de bains en juillet : en octobre, la coloriste lui annonce trois séances pour retrouver son blond

Il était presque vingt-deux heures, un dimanche de juillet, et la fenêtre de la salle de bains restait ouverte sur la cour. Camille, 34 ans, enfilait les gants en plastique trop grands qui crissaient à chaque mouvement. Sur le rebord du lavabo, la boîte au visage souriant promettait un châtain lumineux. L'odeur d'ammoniaque piquait déjà les yeux, et elle riait toute seule.

Elle montre une photo de carré à sa coiffeuse un samedi matin : une fois secs, ses cheveux s'arrêtent six centimètres au-dessus du menton

Elle montre une photo de carré à sa coiffeuse un samedi matin : une fois secs, ses cheveux s’arrêtent six centimètres au-dessus du menton

Le séchoir d'à côté soufflait par à-coups, et une odeur de laque sucrée flottait dans le petit salon de la rue des Tanneurs. Il était dix heures, un samedi d'octobre. Inès, 34 ans, tendait son téléphone à bout de bras, l'écran tourné vers le miroir. Sur la photo, un carré net, juste sous la mâchoire. Ses cheveux, encore ruisselants, collaient à sa nuque.

Elle reprend l'aquagym chaque mardi à la piscine municipale : en octobre, sa coiffeuse remarque un reflet vert dans ses mèches blondes

Elle reprend l’aquagym chaque mardi à la piscine municipale : en octobre, sa coiffeuse remarque un reflet vert dans ses mèches blondes

Mardi, dix-neuf heures quinze, le carrelage du bassin résonne des basses d'une enceinte posée près du plongeoir. Sylvie ajuste son bonnet de bain trop large, sent l'eau tiède lui monter aux épaules et lève les bras avec le reste du groupe. Autour d'elle, une douzaine de femmes rient en battant des jambes. Elle ne se doute pas que ses cheveux, eux, sont en train de changer de couleur.

Elle se fait poser des mèches blondes en septembre et nage trois fois par semaine : en octobre, ses pointes ont pris un reflet vert bouteille

Elle se fait poser des mèches blondes en septembre et nage trois fois par semaine : en octobre, ses pointes ont pris un reflet vert bouteille

Il est sept heures moins le quart, et la piscine municipale sent déjà le chlore tiède. Claire pose son sac sur le banc du vestiaire, sort son bonnet roulé dans une serviette, et entend l'écho des premiers plongeons derrière la porte vitrée. Elle passe la main dans ses cheveux, encore secs, encore blonds. Dans le casier voisin, une sèche-cheveux ronronne.

Elle demande un balayage annoncé 85 euros dans un salon toulousain : à la caisse, le ticket affiche 162 euros et trois lignes qu'elle n'a jamais vues

Elle demande un balayage annoncé 85 euros dans un salon toulousain : à la caisse, le ticket affiche 162 euros et trois lignes qu’elle n’a jamais vues

Le séchoir s'est arrêté net, et dans le silence du salon on n'entendait plus que la radio et le cliquetis d'une paire de ciseaux posée sur la tablette. Il était un peu plus de dix-sept heures, rue d'Alsace-Lorraine, à Toulouse. Claire passait la main dans ses mèches dorées, contente, presque légère. Puis la coiffeuse a tendu le ticket vers elle.

Elle retrouve des poignées de cheveux sur son oreiller chaque matin d'octobre : trois shampooings plus tard, la brosse se remplit toujours autant

Elle retrouve des poignées de cheveux sur son oreiller chaque matin d’octobre : trois shampooings plus tard, la brosse se remplit toujours autant

Il était sept heures moins le quart, la lumière d'octobre traînait encore derrière les volets de la chambre. Claire a soulevé l'oreiller pour faire le lit, et le geste s'est arrêté net. Sur la taie bleu pâle, une dizaine de longs cheveux châtains dessinaient des boucles fines. Dans la salle de bains, la brosse posée près du lavabo en retenait déjà toute une touffe.

Elle trouve des poignées de cheveux dans sa brosse à Nantes : en une semaine, elle achète trois shampooings antichute qui ne changent rien

Elle trouve des poignées de cheveux dans sa brosse à Nantes : en une semaine, elle achète trois shampooings antichute qui ne changent rien

Il était sept heures dix, un mardi de mi-octobre, et la pluie tapait contre le vasistas de la salle de bains. Camille passait la brosse dans ses cheveux encore humides, la radio grésillait sur le rebord de la baignoire. Elle a baissé les yeux vers les poils de sanglier. Une boule brune, épaisse comme un petit pompon, restait accrochée entre les picots.

Elle fait couper ses pointes chaque mois pendant un an pour gagner en longueur : en septembre, le mètre ruban affiche à peine deux centimètres de plus

Elle fait couper ses pointes chaque mois pendant un an pour gagner en longueur : en septembre, le mètre ruban affiche à peine deux centimètres de plus

Un mardi de septembre, vers dix-neuf heures, la salle de bains sentait encore l'après-shampoing à la noix de coco. Camille a tiré le mètre ruban de couture du tiroir, l'a coincé sous son pouce contre la nuque, puis l'a déroulé jusqu'aux pointes. Le chiffre est tombé, sec, dans le miroir embué. Quarante et un centimètres, presque exactement comme l'an dernier.

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche à Rennes : trois shampooings plus tard, la chute n'a pas ralenti d'un seul cheveu

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche à Rennes : trois shampooings plus tard, la chute n’a pas ralenti d’un seul cheveu

Il est sept heures dix, un mardi d'octobre, et la pluie fine de Rennes tapote contre la petite fenêtre de la salle de bains. L'eau chaude s'écoule mal, avec un gargouillis sourd. Claire se penche, soulève la grille de la bonde du bout des doigts. Une boule sombre et humide de cheveux est restée accrochée là, plus épaisse que la veille.

Bohémiennes Actualités est un média édité par Lead Lagoon · Nos autres sites : Alternatiba news
Directeur de la publication : Stéphane Dubart, CEO de Lead Lagoon