Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle demande un blond à Nantes après deux ans de henné : la coiffeuse coupe d'abord une mèche et la plonge dans un bol

Elle demande un blond à Nantes après deux ans de henné : la coiffeuse coupe d’abord une mèche et la plonge dans un bol

Un mardi de mars, vers dix heures, le salon de la rue Kervégan sentait encore le café du matin. Un séchoir ronronnait au fond, une radio murmurait des chansons des années quatre-vingt. Claire, 34 ans, s'est assise dans le fauteuil, a défait sa pince et laissé tomber ses cheveux cuivrés sur ses épaules. Elle a dit, en souriant : cette fois, je veux du blond.

Elle coupe ses pointes aux ciseaux de cuisine depuis six ans à Nantes : ses fourches reviennent désormais en trois semaines au lieu de deux mois

Elle coupe ses pointes aux ciseaux de cuisine depuis six ans à Nantes : ses fourches reviennent désormais en trois semaines au lieu de deux mois

Le dimanche soir, vers vingt et une heures, la salle de bains de Claire sent encore la vapeur de la douche. Sur le rebord du lavabo, une serviette pliée, un peigne à dents larges et les ciseaux à manche orange de la cuisine. Elle se penche vers le miroir, attrape une mèche entre deux doigts, et le petit crissement des lames résonne contre le carrelage.

Elle se teint les cheveux au henné du commerce depuis un an : au salon, la coloriste repose le pinceau et refuse net les mèches

Elle se teint les cheveux au henné du commerce depuis un an : au salon, la coloriste repose le pinceau et refuse net les mèches

Le séchoir ronflait au fond du salon, un samedi vers dix heures, et l'odeur d'ammoniaque flottait près des bacs. Claire, 38 ans, s'était assise dans le fauteuil en cuir craquelé, une photo de balayage blond sur son téléphone. Sophie, la coloriste, a passé les doigts dans ses longueurs cuivrées, les a frottées entre deux doigts, puis a reposé doucement son pinceau sur le chariot.

Elle garde le même mascara dans sa trousse depuis l'automne à Caen : chaque soir, ses yeux piquent et le petit pot imprimé passe inaperçu

Elle garde le même mascara dans sa trousse depuis l’automne à Caen : chaque soir, ses yeux piquent et le petit pot imprimé passe inaperçu

Il est sept heures dix, rue Saint-Pierre à Caen, et la bouilloire siffle dans la cuisine. Claire, 41 ans, se penche vers le miroir de la salle de bains, la brosse noire à la main. Elle passe le mascara d'un geste rapide, appris depuis vingt ans. Le soir même, ses yeux piqueront encore, comme la veille.

Elle demande des mèches blondes après trois ans de henné à Toulouse : la coloriste range ses pinceaux et refuse de toucher à ses cheveux

Elle demande des mèches blondes après trois ans de henné à Toulouse : la coloriste range ses pinceaux et refuse de toucher à ses cheveux

Il était un peu plus de dix heures, rue Pargaminières, et le sèche-cheveux du fond ronronnait sans s'arrêter. Nathalie s'est assise dans le fauteuil, a retiré sa pince en écaille et a secoué ses cheveux cuivrés devant le miroir. Elle avait apporté une photo sur son téléphone, des mèches couleur miel. La coloriste a passé les doigts dans ses longueurs, puis s'est arrêtée net.

Elle colore ses cheveux blancs en boîte depuis trois ans : au salon de Nancy, la coiffeuse refuse de l'éclaircir en une séance

Elle colore ses cheveux blancs en boîte depuis trois ans : au salon de Nancy, la coiffeuse refuse de l’éclaircir en une séance

Le séchoir ronronnait au fond du salon, rue Saint-Dizier, et une odeur d'ammoniaque flottait près des bacs. Il était dix heures passées, un mardi de février. Nathalie, 54 ans, avait posé sur le comptoir la photo d'une actrice blonde, découpée dans un magazine. Sophie, la coiffeuse, a soulevé une mèche châtain foncé, l'a regardée à la lumière de la vitrine, puis a secoué doucement la tête.

Elle ressort en octobre le fond de teint ouvert au printemps : une semaine plus tard, de petits boutons apparaissent sur ses joues et son menton

Elle ressort en octobre le fond de teint ouvert au printemps : une semaine plus tard, de petits boutons apparaissent sur ses joues et son menton

Sept heures dix, un mardi d'octobre, la lumière encore grise dans la salle de bains de Claire. Le radiateur cliquette, la bouilloire siffle au loin dans la cuisine. Elle fouille le tiroir du bas, pousse une brosse ronde, un élastique, et ses doigts rencontrent un flacon de verre froid. Son fond de teint du printemps, presque plein, oublié depuis l'été.

Elle quitte Brest pour Montpellier avec ses produits habituels : un mois plus tard, ses cheveux sont rêches et ternes sans aucune raison visible

Elle quitte Brest pour Montpellier avec ses produits habituels : un mois plus tard, ses cheveux sont rêches et ternes sans aucune raison visible

Le sèche-cheveux ronronnait dans la petite salle de bains du troisième étage, rue de l'Aiguillerie, et la fenêtre ouverte laissait entrer le bruit des scooters. Il était sept heures vingt, un mardi d'octobre. Maëlle a passé la main dans ses longueurs, s'est arrêtée net. Sous ses doigts, les cheveux accrochaient, secs comme de la paille, alors qu'elle sortait à peine de la douche.

Elle applique une coloration châtain dans sa salle de bains à Grenoble : vingt minutes plus tard, ses longueurs blondes ont pris un reflet vert

Elle applique une coloration châtain dans sa salle de bains à Grenoble : vingt minutes plus tard, ses longueurs blondes ont pris un reflet vert

Il était dix-neuf heures passées, un dimanche de fin septembre, et la fenêtre de la salle de bains donnait sur le Vercors encore rose. Camille, 34 ans, avait étalé une vieille serviette sur ses épaules. Le minuteur du téléphone égrenait ses secondes près du lavabo. Une odeur d'ammoniaque piquait légèrement les yeux, et elle se disait que, cette fois, tout serait simple.

Elle lisse ses cheveux chaque matin à 230 degrés avant Lille : en octobre, ses pointes cassent et blanchissent au bout de chaque mèche

Elle lisse ses cheveux chaque matin à 230 degrés avant Lille : en octobre, ses pointes cassent et blanchissent au bout de chaque mèche

Il est six heures quarante, rue de Gand, à Lille. Dans la petite salle de bains, le lisseur posé sur le rebord du lavabo émet un bip discret : 230 degrés, prêt. Camille attrape une première mèche encore un peu humide, serre les plaques, et un léger chuintement monte, avec cette odeur tiède qu'elle ne remarque même plus depuis des années.

Elle choisit une coloration douce pour cacher ses premiers cheveux blancs : deux shampoings plus tard, les racines claires brillent déjà sous la lampe

Elle choisit une coloration douce pour cacher ses premiers cheveux blancs : deux shampoings plus tard, les racines claires brillent déjà sous la lampe

Il était un peu plus de vingt et une heures, et la salle de bains sentait encore le gel douche à la vanille. Claire avait posé la boîte sur le rebord du lavabo, à côté de la brosse à dents électrique qui ronronnait dans son socle. Elle a enfilé les gants en plastique trop grands, qui crissaient à chaque mouvement de doigts.

Elle colore ses cheveux blancs avec la même boîte châtain depuis cinq ans : ses pointes sont devenues presque noires et ne brillent plus du tout

Elle colore ses cheveux blancs avec la même boîte châtain depuis cinq ans : ses pointes sont devenues presque noires et ne brillent plus du tout

Il est sept heures et quart, un dimanche de février, et la buée couvre encore le miroir de la salle de bains. Sylvie enfile les gants en plastique fins qui crissent sur ses doigts. Sur le rebord du lavabo, la boîte châtain clair, toujours la même, attend à côté d'une vieille serviette tachée. Elle secoue le flacon applicateur, comme chaque mois depuis cinq ans.

Elle lisse ses cheveux chaque matin depuis dix ans, fer au maximum : sa coiffeuse coupe huit centimètres et lui montre l'intérieur d'une pointe

Elle lisse ses cheveux chaque matin depuis dix ans, fer au maximum : sa coiffeuse coupe huit centimètres et lui montre l’intérieur d’une pointe

Il est sept heures dix, la salle de bains sent encore le gel douche à la vanille. Claire branche son fer sur la prise près du miroir, tourne la molette jusqu'au bout, attend le petit bip. Une mèche encore humide grésille entre les plaques, une fine vapeur monte. Elle ne l'entend même plus, ce bruit-là : dix ans qu'il accompagne ses matins.

Elle passe du châtain au blond dans sa salle de bains à Lille : ses racines sortent jaune clair, ses longueurs virent au carotte

Elle passe du châtain au blond dans sa salle de bains à Lille : ses racines sortent jaune clair, ses longueurs virent au carotte

Il était presque vingt et une heures, un dimanche de février, et la salle de bains sentait l'ammoniaque. Camille, 34 ans, avait étalé une vieille serviette sur le rebord de la baignoire, posé son téléphone contre le miroir pour lancer le minuteur. Les gants en plastique collaient à ses doigts. Dans le flacon applicateur, la crème blanche venait de virer au gris.

Elle range son sèche-cheveux pour protéger ses longueurs tout l'été : à l'automne, ses pointes cassent comme jamais, et la brosse se remplit chaque matin

Elle range son sèche-cheveux pour protéger ses longueurs tout l’été : à l’automne, ses pointes cassent comme jamais, et la brosse se remplit chaque matin

Il est sept heures dix, la salle de bains sent encore le savon à l'amande. Claire passe la main dans ses longueurs mouillées, entend le robinet goutter dans le lavabo et regarde le sèche-cheveux rangé au fond du panier depuis juin. Elle enroule une serviette, attrape son manteau. Ses cheveux sécheront dans le bus, comme tous les matins depuis des mois.

Elle passe au blond très clair chez sa coiffeuse d'Aix en septembre : trois semaines plus tard, ses longueurs tirent sur le jaune paille

Elle passe au blond très clair chez sa coiffeuse d’Aix en septembre : trois semaines plus tard, ses longueurs tirent sur le jaune paille

Le séchoir soufflait encore quand Nadia a fait pivoter le fauteuil vers le grand miroir du salon, rue d'Italie. Il était dix-huit heures passées, un jeudi de septembre, et la lumière dorée d'Aix entrait par la vitrine. Claire a porté la main à ses cheveux sans oser y croire. Pour la première fois de sa vie, elle était blonde, presque blanche, et elle souriait.

Elle veut retrouver son blond après trois ans de châtain en boîte : la coiffeuse de Grenoble lui annonce quatre séances et une décoloration

Elle veut retrouver son blond après trois ans de châtain en boîte : la coiffeuse de Grenoble lui annonce quatre séances et une décoloration

Le carillon de la porte a tinté un mardi à 9 h 40, rue Lafayette, à Grenoble. L'odeur d'ammoniaque flottait déjà entre les bacs, un séchoir ronronnait au fond du salon. Camille a posé son sac, retiré son bonnet de laine, puis a tendu son téléphone à la coiffeuse. Sur l'écran, une photo d'elle à trente ans, blonde, en plein soleil.

Elle remplace ses shampoings par une bombe de poudre chaque matin : en octobre, son cuir chevelu la démange et des pellicules tombent sur son manteau

Elle remplace ses shampoings par une bombe de poudre chaque matin : en octobre, son cuir chevelu la démange et des pellicules tombent sur son manteau

Il est sept heures moins dix, la salle de bains sent encore la vapeur de la douche de son mari. Claire secoue la bombe, le petit cliquetis de la bille résonne contre le carrelage. Un nuage blanc, une odeur de vanille sucrée, trois coups de brosse. Elle attrape ses clés sur la tablette et descend vers la voiture, persuadée d'avoir gagné un quart d'heure.

Elle nage trois fois par semaine à la piscine de Rouen : en octobre, ses mèches blondes prennent un reflet vert sous la lampe

Elle nage trois fois par semaine à la piscine de Rouen : en octobre, ses mèches blondes prennent un reflet vert sous la lampe

Sept heures moins le quart, un mardi d'octobre, et la buée couvre déjà le miroir des vestiaires de la piscine municipale. Claire, 41 ans, essore ses cheveux d'un geste machinal, le sèche-cheveux ronronne au mur. Sous le néon blafard, elle s'arrête net. Sur la mèche qui lui tombe devant l'œil, un reflet pâle, presque vert d'eau, qu'elle n'avait jamais vu.

Elle applique une coloration blond clair dans sa salle de bain un dimanche soir : au rinçage, ses racines châtains sont devenues orange vif

Elle applique une coloration blond clair dans sa salle de bain un dimanche soir : au rinçage, ses racines châtains sont devenues orange vif

Le néon de la salle de bain grésillait un peu, comme chaque soir depuis le printemps. Il était vingt et une heures, un dimanche d'octobre, et Claire penchait la tête au-dessus de la baignoire, une serviette mouillée sur les épaules. L'eau tiède coulait sur sa nuque. Puis elle a relevé les yeux vers le miroir embué, et elle a coupé le robinet d'un geste sec.

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