Catégorie Actualités

L’actualité qui compte, expliquée simplement : société, consommation, argent, maison, santé, culture. Des articles clairs, avec les chiffres, les dates et les sources, publiés chaque jour par la rédaction des Bohémiennes.

Il garde la maison vide de sa mère à Poitiers, le temps de décider : en octobre, un avis de taxe d'habitation arrive à son nom

Il garde la maison vide de sa mère à Poitiers, le temps de décider : en octobre, un avis de taxe d’habitation arrive à son nom

La clé tournait mal dans la serrure, comme toujours quand il pleuvait sur Poitiers. Il était un peu plus de neuf heures, ce samedi d'octobre, et Thierry poussa la porte de la maison de sa mère avec l'épaule. Dans l'entrée, le carillon de l'horloge battait encore. Sur le carrelage, sous la fente de la boîte aux lettres, une enveloppe blanche l'attendait à son nom.

Elle garde chaque mercredi ses trois petits-enfants à Lyon depuis quatre ans : en novembre, c'est son propre rendez-vous médical qu'elle annule

Elle garde chaque mercredi ses trois petits-enfants à Lyon depuis quatre ans : en novembre, c’est son propre rendez-vous médical qu’elle annule

Le mercredi, à sept heures quarante, la sonnette retentit deux fois, toujours deux fois. Monique a déjà posé trois bols sur la toile cirée, le lait chauffe doucement dans la casserole cabossée. Dans l'escalier de l'immeuble de la Croix-Rousse, des cartables cognent contre la rampe. Elle essuie ses mains sur son tablier, ouvre la porte, et sourit comme chaque semaine, sans réfléchir.

Il gare son camping-car devant sa maison de Nîmes pour l'hiver : dix jours plus tard, un papillon jaune attend sous l'essuie-glace

Il gare son camping-car devant sa maison de Nîmes pour l’hiver : dix jours plus tard, un papillon jaune attend sous l’essuie-glace

Il était sept heures et demie, un mardi de novembre, et le mistral faisait claquer le volet de la cuisine. Gérard est sorti chercher le pain, la main dans la poche de sa veste. Devant la maison, le camping-car blanc dormait le long du trottoir, comme depuis dix jours. Sous l'essuie-glace, un rectangle de papier jaune tremblait dans le vent.

Il fait sa vidange chez un petit garagiste de Tours pour économiser : le concessionnaire lui annonce que sa garantie constructeur n'existe plus

Il fait sa vidange chez un petit garagiste de Tours pour économiser : le concessionnaire lui annonce que sa garantie constructeur n’existe plus

Le rideau métallique du garage remontait dans un grincement, rue Febvotte, à Tours, un mardi à huit heures moins le quart. Patrick tenait ses clés serrées dans la main, le moteur de sa Peugeot encore tiède derrière lui. Une odeur d'huile chaude et de café flottait sous la tôle. Il avait fait ses comptes la veille au soir, sur le coin de la table de cuisine.

Il demande à son voisin vendéen de rabattre sa haie de thuyas : le voisin sort de son tiroir une photo jaunie datée de l'été 1990

Il demande à son voisin vendéen de rabattre sa haie de thuyas : le voisin sort de son tiroir une photo jaunie datée de l’été 1990

Il était un peu plus de neuf heures, un samedi de mai, et la tondeuse venait de s'arrêter dans un hoquet. Bernard s'est redressé, la main en visière, face au mur vert qui bordait son jardin. Les thuyas du voisin montaient bien au-dessus du toit de l'abri. Sur la terrasse, son café refroidissait déjà, et l'ombre gagnait les tomates.

Elle entend la pompe à chaleur du voisin chaque nuit près de Dijon : l'appareil fait moins de bruit qu'un frigo, et le voisin doit pourtant agir

Elle entend la pompe à chaleur du voisin chaque nuit près de Dijon : l’appareil fait moins de bruit qu’un frigo, et le voisin doit pourtant agir

Il est deux heures du matin à Fénay, au sud de Dijon, et la chambre de Claire donne sur le jardin. La fenêtre est entrouverte, le lotissement dort, aucune voiture ne passe sur la départementale. Puis le ronronnement reprend, grave et régulier, derrière la haie de thuyas. Claire, 58 ans, se redresse dans son lit et compte les secondes jusqu'à ce que ça s'arrête.

Il remplace le vieux grillage au fond de son jardin à Angers : trois semaines plus tard, un courrier de la mairie lui réclame un dossier

Il remplace le vieux grillage au fond de son jardin à Angers : trois semaines plus tard, un courrier de la mairie lui réclame un dossier

Samedi, sept heures et demie, la rosée collait encore aux bottes de Gérard. Au fond du jardin, le vieux grillage vert pendait entre deux piquets rouillés, troué à hauteur de chien. Il a posé sa tasse de café sur le muret, enfilé ses gants, et le premier coup de cisaille a claqué dans le silence du quartier, quelque part entre la Doutre et les bords de Maine.

Elle coupe le chauffage de sa maison de Besançon avant trois semaines chez sa fille : au retour, l'assureur ne rembourse qu'une partie du dégât des eaux

Elle coupe le chauffage de sa maison de Besançon avant trois semaines chez sa fille : au retour, l’assureur ne rembourse qu’une partie du dégât des eaux

La clé a tourné dans la serrure avec un bruit mou, un mardi de février, vers seize heures. Sur le carrelage de l'entrée, une flaque luisait sous la lumière grise du couloir. Monique, 71 ans, a posé sa valise sans la lâcher tout à fait. Une odeur de cave humide montait du cellier, et quelque part, dans le mur, un filet d'eau chuchotait encore.

Il bouche les grilles de ses fenêtres neuves pour garder la chaleur à Rouen : en novembre, des taches noires montent dans les angles de la chambre

Il bouche les grilles de ses fenêtres neuves pour garder la chaleur à Rouen : en novembre, des taches noires montent dans les angles de la chambre

Dehors, la pluie fine de Rouen glissait sur les vitres neuves, et le radiateur de la chambre cliquetait doucement en chauffant. Il était sept heures, un samedi de novembre. Gérard, 64 ans, a tiré l'armoire de quelques centimètres pour récupérer une chaussette tombée. Derrière, dans l'angle du mur, une tache noire, large comme une main, sentait la cave mouillée.

Elle confie son aspirateur robot réparé au magasin de Lyon : au 26e mois, le vendeur lui répond que la garantie est finie depuis deux mois

Elle confie son aspirateur robot réparé au magasin de Lyon : au 26e mois, le vendeur lui répond que la garantie est finie depuis deux mois

Il était sept heures dix, et le café coulait encore dans la cuisine de la Croix-Rousse. Sous le canapé, un cliquetis sec, puis un bip aigu, trois fois répété. Nadia s'est agenouillée sur le parquet froid, sa tasse à la main, et a tiré vers elle le petit disque gris immobile. Le voyant clignotait en rouge, comme quatorze mois plus tôt.

Elle se fait livrer un lave-linge neuf à Tours un samedi matin : l'ancien reste sur le palier, avec une facture de reprise à 25 euros

Elle se fait livrer un lave-linge neuf à Tours un samedi matin : l’ancien reste sur le palier, avec une facture de reprise à 25 euros

Le camion blanc s'est garé en double file rue Colbert, à Tours, un samedi à 9 h 40. Claire, 47 ans, a entendu le hayon claquer depuis son troisième étage. Deux livreurs ont monté le carton en soufflant, posé le lave-linge neuf dans la salle de bains, branché les tuyaux. Vingt minutes plus tard, l'ancienne machine attendait toujours sur le palier, seule.

Elle s'offre une longue sieste chaque dimanche après le repas de famille : le soir, elle fixe le plafond jusqu'à une heure du matin

Elle s’offre une longue sieste chaque dimanche après le repas de famille : le soir, elle fixe le plafond jusqu’à une heure du matin

Le dimanche, vers quinze heures trente, la maison de la rue Kléber retombe dans un calme épais. La vaisselle sèche sur l'égouttoir, le gigot refroidit sous un torchon, et Claire tire le rideau de la chambre en bâillant. Dehors, un tram glisse sur les rails du cours, puis plus rien. Elle s'allonge tout habillée, la couette remontée jusqu'au menton, persuadée de mériter ce moment.

À 67 ans, il se couche une heure plus tôt dès l'heure d'hiver : une semaine plus tard, il ouvre l'œil chaque matin à 5 heures

À 67 ans, il se couche une heure plus tôt dès l’heure d’hiver : une semaine plus tard, il ouvre l’œil chaque matin à 5 heures

Il est 4 h 58 à Pau, et la chambre baigne encore dans le noir. Le radiateur cliquette, la rue Bernadotte se tait, Gérard fixe les chiffres rouges du réveil posé sur la table de nuit. Il a les yeux grands ouverts, l'esprit clair comme en plein après-midi. Pour la quatrième nuit d'affilée, le sommeil l'a quitté bien avant le jour.

Ils chargent leur camping-car pour la Toussaint en Ardèche : sur l'aire de contrôle, la balance affiche 400 kilos de trop

Ils chargent leur camping-car pour la Toussaint en Ardèche : sur l’aire de contrôle, la balance affiche 400 kilos de trop

Il était sept heures moins le quart, un samedi d'octobre, et la porte coulissante du garage grinçait comme chaque fois. Gilles tenait un carton de conserves contre son ventre, Martine comptait les draps sur le capot. Dans l'allée, le camping-car blanc attendait, moteur froid, le réservoir d'eau gargouillant encore du remplissage de la veille. Direction l'Ardèche, comme tous les ans.

À 81 ans, Simone offre 5 000 euros à son petit-fils pour son permis : deux ans plus tard, ses filles réclament la somme chez le notaire

À 81 ans, Simone offre 5 000 euros à son petit-fils pour son permis : deux ans plus tard, ses filles réclament la somme chez le notaire

Il était un peu plus de midi, ce dimanche de mars, dans la cuisine de Simone, rue des Allemands à Metz. Le pot-au-feu frémissait, la radio parlait bas, et Théo venait de souffler ses dix-huit bougies. Sa grand-mère a poussé vers lui une enveloppe kraft, épaisse, glissée entre les pages d'un vieux livre de code de la route. Il a compté deux fois.

Il quitte Rennes pour la Toussaint avec le voyant AdBlue allumé : sur le tableau de bord, un compteur commence à décompter les kilomètres

Il quitte Rennes pour la Toussaint avec le voyant AdBlue allumé : sur le tableau de bord, un compteur commence à décompter les kilomètres

Il était sept heures dix, ce samedi de la Toussaint, et la pluie fine collait aux vitres du break garé rue de Fougères, à Rennes. Thomas chargeait le dernier sac, celui des bottes en caoutchouc des enfants. Le moteur ronronnait déjà, le chauffage soufflait trop fort. Sur le tableau de bord, entre la jauge et le compteur, une petite icône bleue venait de s'allumer.

Elle lance son lave-vaisselle à 23 h depuis quinze ans à Rouen : sur sa facture d'octobre, la moitié de ses heures creuses tombe en plein après-midi

Elle lance son lave-vaisselle à 23 h depuis quinze ans à Rouen : sur sa facture d’octobre, la moitié de ses heures creuses tombe en plein après-midi

Il était 23 h passées, rue Saint-Sever, et la cuisine de Martine sentait encore la soupe de poireaux. Elle a refermé la porte du lave-vaisselle d'un coup de hanche, appuyé sur le bouton, entendu le petit bip familier. Puis l'eau a commencé à couler dans la machine, ce chuintement qu'elle connaît par cœur depuis quinze ans. Sur la table, la facture d'octobre attendait, encore pliée.

Elle quitte son poste fin septembre à Clermont-Ferrand, retraite validée : en octobre, son compte bancaire ne reçoit aucun virement de pension

Elle quitte son poste fin septembre à Clermont-Ferrand, retraite validée : en octobre, son compte bancaire ne reçoit aucun virement de pension

Le dernier jour, la photocopieuse ronronnait encore dans le couloir quand Sylvie a rangé sa tasse ébréchée dans un sac en toile. Il était dix-sept heures, un vendredi de fin septembre, à Clermont-Ferrand. Ses collègues avaient apporté une tarte aux myrtilles et une carte signée de partout. Elle a éteint son écran, posé son badge sur le bureau, et elle est sortie sans se retourner.

Il fait ramoner sa cheminée chaque automne depuis vingt ans près d'Aurillac : après un feu de conduit, l'assureur lui réclame un second certificat

Il fait ramoner sa cheminée chaque automne depuis vingt ans près d’Aurillac : après un feu de conduit, l’assureur lui réclame un second certificat

Il était un peu plus de vingt-deux heures, ce mardi de janvier, dans la maison de Bernard à Ytrac. Le chat dormait sur l'accoudoir, la télévision murmurait un documentaire sur les volcans. Puis il y a eu ce bruit, un grondement sourd, comme un camion qui passerait dans le mur. Bernard a posé sa tasse de tilleul et regardé le poêle.

Elle fait poser sa pompe à chaleur contre le mur du jardin voisin : en novembre, l'homme d'à côté frappe et parle de nuits blanches

Elle fait poser sa pompe à chaleur contre le mur du jardin voisin : en novembre, l’homme d’à côté frappe et parle de nuits blanches

Il était un peu plus de huit heures, un samedi de novembre, et la rue Desjardins sentait encore les feuilles mouillées. Claire, 54 ans, rinçait sa tasse quand trois coups secs ont résonné contre la porte vitrée. Sur le perron, Bernard, son voisin depuis douze ans, tenait un petit carnet à spirale. Il avait les yeux cernés et la voix basse.

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