
Il ramasse chaque matin les noix tombées sur sa pelouse : un samedi d’octobre, son voisin frappe au portail et réclame toute la récolte
Il est sept heures et quart, la rosée colle aux semelles et le jardin sent la feuille mouillée. Gérard avance courbé sur la pelouse, un panier en osier au bras, et chaque noix tombe dans l'osier avec un petit bruit sec. Au-dessus de lui, les branches du noyer voisin craquent doucement dans le vent. De l'autre côté de la haie, une fenêtre s'allume.
























