Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure

Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.
Il fixe une caméra sur sa façade après le vol de son vélo : deux semaines plus tard, son voisin lui adresse un courrier recommandé

Il fixe une caméra sur sa façade après le vol de son vélo : deux semaines plus tard, son voisin lui adresse un courrier recommandé

Il était sept heures dix, un mardi de mars, et la porte du garage grinçait comme chaque matin. Julien a posé son café sur le muret, tendu la main vers le crochet, et n'a trouvé que le vide. Le cadenas coupé gisait sur le béton, encore froid. Son vélo électrique, acheté deux ans plus tôt, avait disparu pendant la nuit.

Il passe son souffleur à feuilles un dimanche à 15 heures près de Rennes : le lundi matin, la mairie lui rappelle un arrêté dont il ignorait tout

Il passe son souffleur à feuilles un dimanche à 15 heures près de Rennes : le lundi matin, la mairie lui rappelle un arrêté dont il ignorait tout

Dimanche, quinze heures, une lumière d'octobre posée sur les toits d'ardoise du lotissement des Châtaigniers, à quelques kilomètres de Rennes. Thierry, 58 ans, enfile ses gants, tire sur le cordon du souffleur à feuilles. Le moteur tousse, puis rugit. Les feuilles de bouleau s'envolent en tourbillons dorés vers la bordure, et derrière une haie, un rideau bouge à peine.

Retraité à Reims au 1er septembre : sur sa pension de novembre, une CSG à 8,3 % que son ancien collègue ne paie pas

Retraité à Reims au 1er septembre : sur sa pension de novembre, une CSG à 8,3 % que son ancien collègue ne paie pas

Sur la table de la cuisine, rue de Courlancy, le relevé de novembre est posé à côté du bol de café encore tiède. Il est sept heures et quart, la radio parle de la météo sur la Marne. Gérard, 62 ans, fait glisser son doigt sur les lignes une à une. Il s'arrête sur trois lettres, CSG, puis sur un chiffre qu'il relit deux fois.

Il installe une caméra au-dessus de son portail près de Valence : un mois plus tard, son voisin lui envoie un courrier recommandé

Il installe une caméra au-dessus de son portail près de Valence : un mois plus tard, son voisin lui envoie un courrier recommandé

Le perceur hurlait contre le crépi, et la poussière blanche retombait en pluie fine sur les pavés de l'entrée. Il était à peine neuf heures, un samedi de mars, à Bourg-lès-Valence. Thierry, perché sur son escabeau, serrait la dernière vis du support. Au-dessus du portail, le petit boîtier noir clignota une fois, puis resta allumé, l'œil tourné vers la rue.

Il étend son linge dans la chambre d'amis pour économiser l'électricité : en novembre, les vitres ruissellent et le papier peint se décolle

Il étend son linge dans la chambre d’amis pour économiser l’électricité : en novembre, les vitres ruissellent et le papier peint se décolle

Il est sept heures moins le quart, et la maison sent encore le café froid de la veille. Gérard pousse la porte de la chambre d'amis avec l'épaule, une bassine de linge humide calée sur la hanche. Un air lourd lui colle au visage. Sur la fenêtre, de longues gouttes descendent lentement et s'accumulent en flaque sur l'appui en bois.

Elle change trois fois de shampooing en octobre pour calmer ses cheveux : la coiffeuse lui demande d'abord quand elle a rallumé le chauffage

Elle change trois fois de shampooing en octobre pour calmer ses cheveux : la coiffeuse lui demande d’abord quand elle a rallumé le chauffage

Sept heures dix, un mardi d'octobre, dans la petite salle de bains d'un appartement de Clermont-Ferrand. Claire retire son pull, et un crépitement sec lui court sur la nuque. Dans le miroir, ses cheveux châtains se soulèvent comme attirés par le plafond. Elle les plaque avec les paumes, ils repartent aussitôt. Sur le rebord de la baignoire, trois flacons de shampooing presque pleins attendent.

Ils coupent leur chauffe-eau pendant deux semaines de vacances à la Toussaint : au retour, l'eau chaude du robinet sent l'œuf pourri

Ils coupent leur chauffe-eau pendant deux semaines de vacances à la Toussaint : au retour, l’eau chaude du robinet sent l’œuf pourri

Il était presque vingt heures, ce dimanche de début novembre, quand la voiture s'est arrêtée devant la maison de Saint-Avertin. Les valises sont restées dans l'entrée, encore humides de la pluie bretonne. Sylvie a ouvert le robinet de la cuisine pour rincer la glacière, et un léger sifflement a précédé l'eau. Puis l'odeur est montée, lourde, collée au fond de la gorge.

Elle paie sa taxe foncière chaque octobre depuis trente ans sans y penser : sa voisine du même âge, elle, ne reçoit plus d'avis

Elle paie sa taxe foncière chaque octobre depuis trente ans sans y penser : sa voisine du même âge, elle, ne reçoit plus d’avis

Le chèque attendait sur la toile cirée, à côté du bol de café refroidi. Il était sept heures et demie, un samedi d'octobre, et la pluie tapait doucement contre le volet de la cuisine. Odile, 77 ans, a signé de sa main un peu tremblante, plié l'avis en trois, puis glissé l'enveloppe dans son cabas avant de partir au marché.

Il nettoie chaque automne les gouttières bouchées par le chêne du voisin : la conciliatrice mesure 1,20 mètre entre le tronc et la clôture

Il nettoie chaque automne les gouttières bouchées par le chêne du voisin : la conciliatrice mesure 1,20 mètre entre le tronc et la clôture

Il était un peu plus de huit heures, un samedi de novembre, et la pluie tambourinait sur le toit de la véranda. Gérard tenait l'échelle d'une main, un seau de l'autre, le nez levé vers la gouttière qui débordait. L'eau coulait en rideau le long de la façade, juste au-dessus de la porte d'entrée. Au-dessus de lui, le grand chêne du voisin se balançait lentement.

Elle achète un robot cuiseur un samedi et le rapporte intact le lundi : le vendeur refuse de le reprendre, ticket de caisse en main

Elle achète un robot cuiseur un samedi et le rapporte intact le lundi : le vendeur refuse de le reprendre, ticket de caisse en main

Le carton trônait sur la table de la cuisine, encore cerclé de son ruban adhésif bleu. Il était un peu plus de neuf heures, ce lundi matin, et la bouilloire claquait en s'arrêtant. Nadine passait la main sur le couvercle, comme pour vérifier que rien n'avait bougé depuis samedi. Dans son autre main, elle tenait le ticket de caisse, plié en quatre, déjà un peu froissé.

Disparition de Noah, 3 ans, en Angleterre : un corps d'enfant retrouvé dans un étang près de l'aire de jeux de Brantham

Disparition de Noah, 3 ans, en Angleterre : un corps d’enfant retrouvé dans un étang près de l’aire de jeux de Brantham

Article non rédigé : la source traite d'un fait divers tragique, la mort probable d'un enfant de 3 ans à Brantham, en Angleterre. La ligne éditoriale de Bohémiennes Actualités exclut toute actualité générale, et rattacher ce drame à la beauté ou à la mode serait déplacé. Merci de fournir une source sur les cheveux, la coiffure, les soins, le maquillage ou la mode.

Elle dit « pas de souci » à sa sœur depuis douze ans : au repas d'octobre, un gratin oublié fait exploser toute la tablée

Elle dit « pas de souci » à sa sœur depuis douze ans : au repas d’octobre, un gratin oublié fait exploser toute la tablée

Dimanche, treize heures dix, dans la salle à manger de la maison familiale près d'Angers. Quatorze couverts, une nappe à carreaux, l'odeur du rôti qui s'échappe du four. Claire pose la cocotte sur le dessous-de-plat quand sa sœur Sophie lance, sans lever les yeux de son téléphone : « Et le gratin, tu l'as pas oublié, quand même ? » Le silence tombe d'un coup.

Elle ouvre son relevé de septembre un dimanche soir dans sa cuisine : douze lignes identiques à huit euros pour quatre jours passés à découvert

Elle ouvre son relevé de septembre un dimanche soir dans sa cuisine : douze lignes identiques à huit euros pour quatre jours passés à découvert

Dimanche, vingt et une heures passées, la lampe de la hotte éclairait seule la cuisine. Sandrine avait posé son téléphone contre le sucrier pour lire son relevé de septembre, une tasse de verveine refroidie à côté. Le lave-vaisselle ronronnait. Elle faisait défiler les lignes du pouce, sans vraiment regarder, quand une même mention est revenue, encore et encore, au milieu du mois.

Elle règle son lisseur à 230 °C pour gagner cinq minutes chaque matin : trois mois plus tard, ses pointes se cassent entre ses doigts

Elle règle son lisseur à 230 °C pour gagner cinq minutes chaque matin : trois mois plus tard, ses pointes se cassent entre ses doigts

Il est 7 h 12, la buée recouvre encore le miroir de la salle de bains. Camille essuie un rond avec sa manche, branche son lisseur et tourne la molette jusqu'au bout. Un petit bip, puis l'écran affiche 230 °C. Dans la cuisine, la bouilloire siffle, le bus passe à 7 h 40, et elle n'a pas une minute à perdre.

Il range sa vieille 4L dans la grange pour l'hiver : en mars, une lettre du fonds de garantie arrive dans sa boîte

Il range sa vieille 4L dans la grange pour l’hiver : en mars, une lettre du fonds de garantie arrive dans sa boîte

Il était sept heures, un matin de novembre, et la brume collait encore aux prés derrière la ferme. Gérard a poussé les deux battants de la grange, qui ont grincé comme chaque année. La 4L blanche a toussé deux fois avant de démarrer. Il l'a avancée doucement sur la terre battue, entre le tracteur et les ballots de paille, puis il a coupé le moteur.

Il sort du contrôle technique avec une contre-visite, comme en 2020 : cette fois, le contrôleur lui demande de rentrer avant minuit

Il sort du contrôle technique avec une contre-visite, comme en 2020 : cette fois, le contrôleur lui demande de rentrer avant minuit

Il était neuf heures moins le quart, et la pluie fine collait aux vitres du centre de contrôle technique de la zone artisanale. Gérard tenait son gobelet de café tiède, les yeux sur sa Clio grise soulevée par le pont. Une ponceuse grinçait dans l'atelier voisin. Il attendait sans inquiétude, comme on attend un résultat qu'on connaît déjà.

Il renvoie une perceuse au douzième jour, bien avant la limite : le remboursement arrive avec 14,90 euros en moins, une ligne qu'il n'avait jamais lue

Il renvoie une perceuse au douzième jour, bien avant la limite : le remboursement arrive avec 14,90 euros en moins, une ligne qu’il n’avait jamais lue

Le carton était posé sur la table de la cuisine, encore ouvert, avec ses cales en polystyrène qui crissaient au moindre geste. Il était sept heures et quart, un mardi de mars, et Julien, 41 ans, tournait la perceuse entre ses mains comme un objet étranger. Dehors, la camionnette du voisin toussait au démarrage. Il savait déjà qu'elle repartirait d'où elle venait.

Il retrouve son portail couché dans l'allée après la tempête d'octobre : l'assureur lui répond avec un simple relevé de Météo-France

Il retrouve son portail couché dans l’allée après la tempête d’octobre : l’assureur lui répond avec un simple relevé de Météo-France

Il était un peu plus de six heures, ce matin d'octobre, quand Gérard a poussé les volets de la cuisine. Dehors, une odeur de sel et de feuilles mouillées, et ce bruit sourd, régulier, du métal qui frappe le bitume. Au bout de l'allée, le battant gauche du portail pendait sur un seul gond, l'autre gisait dans le fossé, tordu comme une canette.

Elle se promet chaque soir d'éteindre son téléphone à 22 heures : à minuit et demi, ses doigts font encore défiler des vidéos

Elle se promet chaque soir d’éteindre son téléphone à 22 heures : à minuit et demi, ses doigts font encore défiler des vidéos

Il est minuit trente-sept, et la lumière bleue du téléphone éclaire le plafond de la chambre. À côté d'elle, Thomas respire lentement, un bras replié sous l'oreiller. Claire, 38 ans, a les yeux qui piquent et la nuque raide. Son pouce glisse encore sur l'écran, une vidéo de cuisine, puis un chat, puis une autre, et elle se dit, comme hier : encore une.

Elle quitte Quimper pour un deux-pièces près de Paris : un mois plus tard, ses cheveux ne tiennent plus aucun brushing

Elle quitte Quimper pour un deux-pièces près de Paris : un mois plus tard, ses cheveux ne tiennent plus aucun brushing

Il est sept heures dix, la buée couvre encore le miroir de la petite salle de bains de Maisons-Alfort. Maëlle passe la brosse ronde dans ses longueurs, le sèche-cheveux souffle fort, le voisin descend l'escalier en claquant la porte. Elle tire, elle insiste, elle recommence. Ses cheveux restent secs sous les doigts, comme de la paille, et retombent sans forme avant même qu'elle ait posé l'appareil.