Emilie Morlaes, les bohémiennes coiffure

Emilie Morlaes

Ancienne gérante du salon Les Bohémiennes Coiffure, Émilie partage son expérience de la coiffure, des soins capillaires et de la beauté. Elle décrypte les tendances et propose des conseils pratiques issus de son expérience du terrain.
Elle achète une brosse soufflante pour espacer ses rendez-vous au salon : deux mois plus tard, sa coiffeuse coupe six centimètres de pointes cassées

Elle achète une brosse soufflante pour espacer ses rendez-vous au salon : deux mois plus tard, sa coiffeuse coupe six centimètres de pointes cassées

Il était sept heures dix, la salle de bains sentait encore le gel douche à la fleur d'oranger. Nathalie avait enroulé ses cheveux dans une serviette, puis l'avait jetée sur le radiateur. Elle a branché la brosse neuve, poussé le bouton jusqu'au dernier cran. Le souffle a rugi, la vapeur est montée du miroir, et elle a souri.

À 64 ans, Gérard se réveille chaque matin à cinq heures : il accuse sa retraite toute neuve, et c'est sa fille qui regarde le calendrier

À 64 ans, Gérard se réveille chaque matin à cinq heures : il accuse sa retraite toute neuve, et c’est sa fille qui regarde le calendrier

Il est cinq heures, et la maison de Gérard craque doucement dans le noir. Le radiateur de la cuisine tic-taque en chauffant, la bouilloire commence à siffler, et dehors, la rue des Tilleuls est encore vide. Gérard, 64 ans, enfile son gilet sur son pyjama, les yeux grands ouverts. Pour la quatrième nuit d'affilée, son corps l'a sorti du lit une heure trop tôt.

Il purge ses radiateurs un dimanche d'octobre sur les conseils de son beau-frère : le soir même, la chaudière se coupe et l'étage reste glacé

Il purge ses radiateurs un dimanche d’octobre sur les conseils de son beau-frère : le soir même, la chaudière se coupe et l’étage reste glacé

Dimanche, dix heures et demie, dans une maison des années quatre-vingt près de La Roche-sur-Yon. Thierry, 54 ans, s'agenouille devant le radiateur du salon, un bol de cuisine dans une main, une petite clé carrée dans l'autre. Un sifflement aigu s'échappe de la vis, puis un crachotement d'eau tiède. Dehors, les feuilles du tilleul collent aux vitres, et la radio annonce les premières gelées.

Elle achète le même paquet de biscuits à 2,49 euros depuis des années : au rayon, une affichette jaune annonce cinquante grammes de moins

Elle achète le même paquet de biscuits à 2,49 euros depuis des années : au rayon, une affichette jaune annonce cinquante grammes de moins

Le samedi, vers neuf heures et demie, le supermarché sent encore le pain chaud et le carton mouillé. Le chariot de Monique grince toujours de la même roue avant gauche. Dans l'allée des biscuits, elle tend la main vers le paquet bleu sans même regarder. Puis elle s'arrête : une petite affichette blanche et jaune, collée sur le bord du rayon, n'était pas là la semaine dernière.

Il retire 3 000 euros pour payer le maçon de son muret : au guichet, la conseillère lui demande à quoi va servir cet argent

Il retire 3 000 euros pour payer le maçon de son muret : au guichet, la conseillère lui demande à quoi va servir cet argent

Il était neuf heures dix, un mardi de mars, et la porte vitrée de l'agence glissa avec un soupir pneumatique. Gérard tenait son carnet de chèques inutile dans la poche de sa veste, par habitude. Dehors, la pluie fine collait aux pare-brise du parking. Devant le guichet, une petite file attendait en silence, et une imprimante crachait quelque part un relevé.

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : trois semaines plus tard, elle a déjà dépensé 70 euros en compléments

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : trois semaines plus tard, elle a déjà dépensé 70 euros en compléments

Il était sept heures dix, un mardi d'octobre, et l'eau commençait à stagner autour de ses chevilles. Claire a baissé les yeux vers la bonde de la douche, encore à moitié endormie. Une masse sombre et emmêlée bouchait la grille métallique. Elle s'est accroupie, a tiré du bout des doigts, et une poignée de cheveux mouillés lui est restée dans la main.

Elle veut verser 100 euros sur son livret A un dimanche soir : sa banque refuse, alors que le compte affiche déjà 23 300 euros

Elle veut verser 100 euros sur son livret A un dimanche soir : sa banque refuse, alors que le compte affiche déjà 23 300 euros

Dimanche, vingt et une heures passées, la lampe de la cuisine éclairait une tasse de verveine refroidie. Sylvie, 58 ans, tapotait l'écran de son téléphone, les lunettes glissées au bout du nez. Elle voulait simplement mettre cent euros de côté, comme chaque fin de mois. Un petit son sec a retenti, et un bandeau rouge s'est affiché en haut de l'application bancaire.

Il quitte Lyon pour un village du Gers et écrit au maire contre un coq : la réponse cite une loi de 2021 et le Code civil

Il quitte Lyon pour un village du Gers et écrit au maire contre un coq : la réponse cite une loi de 2021 et le Code civil

Il était cinq heures dix, la fenêtre de la chambre entrouverte sur la nuit tiède du Gers. Bernard s'est redressé d'un coup, le cœur battant, la main cherchant l'interrupteur de la lampe. De l'autre côté de la haie de lauriers, le coq des Duprat lançait son troisième cri. Dans la cuisine, le frigo ronronnait, et Bernard a compris qu'il ne se rendormirait plus.

Il se réveille à 5 heures le lundi suivant le changement d'heure : dix jours plus tard, son réveil n'a toujours pas bougé d'une minute

Il se réveille à 5 heures le lundi suivant le changement d’heure : dix jours plus tard, son réveil n’a toujours pas bougé d’une minute

Le radio-réveil affichait 5 h 02 en chiffres rouges, et la maison de Bois-Guillaume était encore plongée dans un noir épais. Olivier entendait le souffle régulier de Nadine, le ronronnement du frigo au rez-de-chaussée, une voiture lointaine sur la départementale. Il avait les yeux grands ouverts, l'esprit étrangement clair. On était le lundi 26 octobre, au lendemain du passage à l'heure d'hiver.

Il rentre d'Espagne avec sa caravane et son contrôle technique expiré : près de Perpignan, les gendarmes gardent sa carte grise sur le bas-côté

Il rentre d’Espagne avec sa caravane et son contrôle technique expiré : près de Perpignan, les gendarmes gardent sa carte grise sur le bas-côté

Il était un peu plus de onze heures, ce mardi de fin septembre, et la climatisation de la Peugeot soufflait un air tiède qui sentait encore le sable. Gérard avait les deux mains sur le volant, Monique dormait à moitié contre la vitre. Après le péage du Boulou, un gendarme en gilet jaune a levé le bras, sans hâte, et désigné l'aire de stationnement.

Il paie sa taxe foncière depuis sa retraite sans jamais lire l'avis : à la pétanque, son ami du même âge n'a rien versé cette année

Il paie sa taxe foncière depuis sa retraite sans jamais lire l’avis : à la pétanque, son ami du même âge n’a rien versé cette année

Le cochonnet roulait encore sur le gravier quand Lucien a lâché sa phrase, la boule à la main, le soleil de quatre heures dans le dos. Sous les platanes du boulodrome, quelqu'un a ri, un autre a pesté contre un tir raté. Gérard, lui, s'est figé, les doigts encore poussiéreux, en pensant à la somme qu'il avait réglée sans réfléchir en octobre dernier.

Il refuse le dessert au restaurant pour tenir son budget du mois : sur ses relevés bancaires, 38 euros partaient chaque mois sans raison

Il refuse le dessert au restaurant pour tenir son budget du mois : sur ses relevés bancaires, 38 euros partaient chaque mois sans raison

Il était vingt et une heures passées, un mardi de février, dans la petite brasserie au coin de la rue. Le serveur posait la carte des desserts sur la nappe en papier, un stylo coincé derrière l'oreille. Julien, 41 ans, a souri, a repoussé la carte du bout des doigts et a demandé simplement un café. Dans sa tête, il venait d'économiser huit euros.

Elle ouvre sa facture d'eau d'octobre dans sa maison de Charente : 1 240 euros au lieu de 190, sans une goutte visible nulle part

Elle ouvre sa facture d’eau d’octobre dans sa maison de Charente : 1 240 euros au lieu de 190, sans une goutte visible nulle part

Un mardi d'octobre, vers dix-huit heures, la pluie tambourinait doucement sur la véranda. Sylvie a posé son sac sur la chaise, attrapé le courrier coincé dans la boîte et ouvert l'enveloppe bleue du service des eaux en tirant sur le rabat. Le papier a crissé. Elle a lu le montant une fois, puis une deuxième, en approchant la feuille de la lampe de la cuisine.

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : sa coiffeuse regarde le calendrier accroché au mur et se met à sourire

Elle retrouve des poignées de cheveux dans la bonde de sa douche : sa coiffeuse regarde le calendrier accroché au mur et se met à sourire

Il était sept heures moins dix, un mardi de la mi-octobre, et l'eau de la douche refusait de s'écouler. Claire s'est penchée, a soulevé la grille chromée de la bonde avec l'ongle. Dessous, une boule sombre, mouillée, enroulée sur elle-même. Elle l'a tirée entre deux doigts, l'a regardée longtemps, puis a coupé l'eau sans finir de se rincer.

Il repasse au contrôle technique trois mois après pour un simple feu : le centre lui facture un contrôle complet à 82 euros

Il repasse au contrôle technique trois mois après pour un simple feu : le centre lui facture un contrôle complet à 82 euros

Ce mardi de mars, à huit heures dix, la pluie fine collait aux vitres du centre de contrôle technique. Thierry tenait son ticket d'accueil entre deux doigts, un gobelet de café tiède dans l'autre main. Derrière la porte vitrée, le moteur de sa 308 break ronronnait encore sur le pont. Un bip sec a retenti, puis le contrôleur est sorti avec une feuille.

Il regarde son voisin remplir des sacs de noix sous son vieux noyer : ce que dit vraiment l'article 673 du Code civil

Il regarde son voisin remplir des sacs de noix sous son vieux noyer : ce que dit vraiment l’article 673 du Code civil

Le jour se levait à peine sur la vallée, une brume basse traînait encore au ras des prés. Gérard tenait son bol de café à deux mains, debout derrière la fenêtre de la cuisine. Dans le jardin d'à côté, un bruit sec revenait, régulier, comme des billes jetées dans un seau. Son voisin, courbé sous les branches du vieux noyer, remplissait un sac de toile.

Il rallume le chauffage de sa maison bisontine début octobre : ses radiateurs restent brûlants en haut et froids en bas malgré trois purges

Il rallume le chauffage de sa maison bisontine début octobre : ses radiateurs restent brûlants en haut et froids en bas malgré trois purges

Le premier matin froid d'octobre, à Besançon, la buée couvrait les vitres de la cuisine. Gérard, 64 ans, a tourné le thermostat vers vingt degrés, puis il a écouté. Dans la cave, la chaudière s'est allumée avec son souffle sourd habituel. Vingt minutes plus tard, il a posé la main sur le radiateur du salon : brûlant en haut, froid comme une pierre en bas.

Près de Nice, un projet de 130 logements à côté d'une école de Saint-Laurent-du-Var provoque la colère des riverains, qui préparent un recours

Près de Nice, un projet de 130 logements à côté d’une école de Saint-Laurent-du-Var provoque la colère des riverains, qui préparent un recours

Article non rédigé. La source porte sur un projet immobilier de 130 logements à Saint-Laurent-du-Var, un sujet d'urbanisme et d'actualité générale. La ligne éditoriale de Bohémiennes Actualités se limite aux cheveux, à la coiffure, aux soins, à la beauté, au maquillage, à la mode et au style.