
Elle repousse depuis trois semaines un appel à sa caisse de retraite : le jour où elle compose enfin le numéro, l’échange dure quatre minutes
Le post-it jaune tenait encore, un peu gondolé par la vapeur de la bouilloire, sur la porte du frigo. Il était sept heures vingt, la radio parlait de la météo, et Martine beurrait sa tartine sans le regarder. Trois mots écrits au feutre noir : appeler la caisse. Elle l'avait collé là un lundi de mars, il y a trois semaines.
























