Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Elle applique sa coloration châtain chaque mois dans sa salle de bains à Rennes : ses pointes virent au presque noir, ses racines restent claires

Elle applique sa coloration châtain chaque mois dans sa salle de bains à Rennes : ses pointes virent au presque noir, ses racines restent claires

Le séchoir ronronnait encore dans la salle de bains, et la buée glissait lentement sur le miroir. Il était presque vingt et une heures, un dimanche de février, à Rennes. Claire a passé la main dans ses cheveux humides, puis elle s'est penchée vers la lumière. Au sommet du crâne, un châtain doux. Sur les épaules, une couleur sombre, presque noire, qu'elle ne reconnaissait pas.

Elle retire des poignées de cheveux de sa brosse chaque matin à Grenoble : sa coiffeuse lui conseille de ne rien changer du tout

Elle retire des poignées de cheveux de sa brosse chaque matin à Grenoble : sa coiffeuse lui conseille de ne rien changer du tout

Il est sept heures dix, la lumière d'octobre traîne encore derrière le Vercors. Dans la petite salle de bains de son appartement de l'Île Verte, à Grenoble, Claire passe la brosse dans ses cheveux mouillés. Le bruit est familier, un frottement doux sur les poils de sanglier. Puis elle baisse les yeux vers le lavabo blanc, et elle s'arrête net, la brosse suspendue en l'air.

Elle range sa crème solaire dans un tiroir à Marseille fin septembre : en novembre, les taches de ses pommettes sont plus sombres qu'en août

Elle range sa crème solaire dans un tiroir à Marseille fin septembre : en novembre, les taches de ses pommettes sont plus sombres qu’en août

Dans la salle de bains de l'appartement du boulevard Chave, la lumière de novembre tombe à plat sur le miroir. Il est sept heures dix, le chauffe-eau ronronne derrière la cloison. Nadia, 47 ans, approche son visage de la glace, frotte du pouce sa pommette gauche, puis la droite. Les petites taches brunes sont là, plus nettes qu'en août, comme dessinées au crayon.

Elle applique une coloration châtain clair sur ses cheveux bruns à Bordeaux : quarante minutes plus tard, le miroir lui renvoie exactement la même couleur

Elle applique une coloration châtain clair sur ses cheveux bruns à Bordeaux : quarante minutes plus tard, le miroir lui renvoie exactement la même couleur

Le néon de la salle de bains grésillait au-dessus du lavabo, un dimanche de mars, vers dix-sept heures. Camille avait étalé une vieille serviette sur ses épaules et posé la minuterie de son téléphone contre le flacon de shampooing. Sur le rebord de la baignoire, la boîte promettait un châtain clair lumineux. Elle a enfilé les gants trop grands, et elle a commencé.

Elle passe son lisseur à 230 °C chaque matin à Grenoble : ses longueurs crépitent sous la plaque et cassent au premier coup de brosse

Elle passe son lisseur à 230 °C chaque matin à Grenoble : ses longueurs crépitent sous la plaque et cassent au premier coup de brosse

Sept heures dix, rue Très-Cloîtres, à Grenoble. La salle de bains sent encore le gel douche à la pêche, la buée glisse lentement sur le miroir. Camille attrape le lisseur posé sur le rebord du lavabo, le voyant rouge affiche 230 °C. Elle pince une première mèche encore fraîche au toucher, et un petit sifflement monte, comme une bouilloire au loin.

Elle enfile son bonnet sur ses cheveux humides chaque matin à Strasbourg : trois semaines plus tard, des pellicules et une odeur tenace

Elle enfile son bonnet sur ses cheveux humides chaque matin à Strasbourg : trois semaines plus tard, des pellicules et une odeur tenace

Sept heures vingt, quai des Bateliers, à Strasbourg. Le brouillard colle aux vitres du tram, l'Ill fume doucement sous les réverbères. Dans l'entrée de son appartement, Claire attrape son bonnet gris sur le portemanteau et l'enfonce d'un geste sur ses cheveux encore humides. La laine est froide une seconde, puis tiède. Elle claque la porte, dévale l'escalier, et ne pense déjà plus à rien.

Elle se lave les cheveux à l'eau brûlante tout l'hiver à Grenoble : ses racines graissent désormais dès le lendemain matin du shampoing

Elle se lave les cheveux à l’eau brûlante tout l’hiver à Grenoble : ses racines graissent désormais dès le lendemain matin du shampoing

Il est six heures quarante, rue Thiers, et le radiateur de la salle de bains claque doucement en chauffant. Claire tourne le mitigeur jusqu'au bout, côté rouge, et attend que la vapeur couvre le miroir. Dehors, le Vercors est encore noir, le thermomètre affiche moins quatre. Elle plonge la tête sous le jet, ferme les yeux, et pour quelques minutes, l'hiver n'existe plus.

Elle quitte Lorient pour un appartement près de Montpellier : trois mois plus tard, ses cheveux cassent sous la brosse malgré les mêmes produits

Elle quitte Lorient pour un appartement près de Montpellier : trois mois plus tard, ses cheveux cassent sous la brosse malgré les mêmes produits

Sept heures et quart, la fenêtre de la salle de bains laissait passer une lumière déjà chaude sur le carrelage beige. Gaëlle, 41 ans, passait la brosse dans ses cheveux encore humides, et la brosse accrochait. Un petit bruit sec, comme du papier qu'on froisse, puis un cheveu cassé tombé sur le lavabo blanc. Elle resta là, la brosse en l'air, sans comprendre.

Elle se colore les cheveux depuis vingt ans à Bordeaux : la nouvelle coiffeuse refuse de commencer sans une touche derrière l'oreille

Elle se colore les cheveux depuis vingt ans à Bordeaux : la nouvelle coiffeuse refuse de commencer sans une touche derrière l’oreille

Le sèche-cheveux ronronnait au fond du salon, rue Notre-Dame, et l'odeur de laque flottait au-dessus des fauteuils noirs. Il était dix heures passées de quelques minutes, un mardi de mars. Sylvie avait posé son sac sur ses genoux et attendait sa couleur. La jeune coiffeuse, elle, tenait un simple coton-tige à la main et lui demandait de dégager son oreille.

Elle remplace un shampoing sur deux par une bombe de poudre : en octobre, son cuir chevelu gratte et ses racines graissent dès le matin

Elle remplace un shampoing sur deux par une bombe de poudre : en octobre, son cuir chevelu gratte et ses racines graissent dès le matin

Sept heures dix, cours Berriat, à Grenoble. Dans la petite salle de bains, la bombe chuinte deux fois au-dessus de la tête de Claire, et un nuage blanc retombe sur le lavabo. Elle masse ses racines du bout des doigts, secoue sa frange, attrape son vélo dans le couloir. Dehors, le Vercors est encore gris, et elle a gagné vingt minutes.

Elle retire chaque matin une poignée de cheveux de sa douche à Nîmes : ce qu'elle a compris en comptant ce qui restait dans la bonde

Elle retire chaque matin une poignée de cheveux de sa douche à Nîmes : ce qu’elle a compris en comptant ce qui restait dans la bonde

Il est six heures quarante, rue de la Madeleine, à Nîmes. L'eau de la douche s'arrête dans un gargouillis paresseux, et Claire se penche, une serviette sur les épaules. Dans la grille chromée de la bonde, une petite boule sombre et mouillée retient l'eau. Elle la pince entre deux doigts, la regarde longuement, puis la jette dans la poubelle sans rien dire.

Elle refait sa couleur châtain dans sa salle de bain de Besançon : au séchage, ses racines sortent cuivrées et plus claires que ses longueurs

Elle refait sa couleur châtain dans sa salle de bain de Besançon : au séchage, ses racines sortent cuivrées et plus claires que ses longueurs

Le radiateur de la salle de bain cliquetait, la buée glissait lentement sur le miroir au-dessus du lavabo. Il était un peu plus de vingt et une heures, ce dimanche de novembre, à Besançon. Claire, une serviette noire sur les épaules, débranchait le sèche-cheveux en se penchant vers la glace. Sous la lumière blanche du plafonnier, une bande claire, presque orangée, courait le long de sa raie.

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