Catégorie Coiffure & beauté

Coupes, couleurs, soins des cheveux et de la peau, tendances de saison et gestes de pro : le regard d’un salon sur ce qui se fait vraiment, testé en cabine et expliqué pas à pas.

Il change de shampoing antipelliculaire dès que les flocons reviennent sur son col : un mois plus tard, les pellicules sont toujours exactement au même endroit

Il change de shampoing antipelliculaire dès que les flocons reviennent sur son col : un mois plus tard, les pellicules sont toujours exactement au même endroit

Sept heures dix, la vapeur colle encore au miroir de la salle de bains. Julien passe la main sur son épaule gauche, puis sur la droite, et regarde ses doigts. Trois petits flocons blancs tombent dans le lavabo, presque sans bruit. Sur le rebord de la douche, alignés comme des soldats, cinq flacons de shampoing antipelliculaire attendent, tous entamés, aucun terminé.

Elle s'offre un lissage brésilien quinze jours après sa coloration châtain : trois semaines plus tard, ses longueurs tirent franchement sur le cuivre

Elle s’offre un lissage brésilien quinze jours après sa coloration châtain : trois semaines plus tard, ses longueurs tirent franchement sur le cuivre

Mardi, dix-huit heures quarante, la lumière du néon grésillait au-dessus du lavabo. Claire, 38 ans, tenait une mèche entre deux doigts, le visage collé au miroir de la salle de bains. Le châtain qu'elle avait choisi un mois plus tôt brillait encore aux racines. Mais plus bas, sur les longueurs, quelque chose avait glissé vers un orange doux qu'elle ne reconnaissait pas.

Elle change de salon pour sa couleur de toujours : la coiffeuse pose les ciseaux et lui demande de revenir dans quarante-huit heures

Elle change de salon pour sa couleur de toujours : la coiffeuse pose les ciseaux et lui demande de revenir dans quarante-huit heures

Samedi, neuf heures et quart, rue des Tanneurs. Le carillon de la porte tinte, une odeur de shampooing à l'amande flotte dans le salon encore à moitié vide. Nathalie pose son sac sur le comptoir et sourit à la jeune femme en blouse noire. Elle vient pour sa couleur, châtain cuivré, comme toutes les cinq semaines depuis quinze ans.

Elle recoupe sa frange elle-même un dimanche soir dans sa salle de bains : une fois sèche, la mèche s'arrête deux centimètres trop haut

Elle recoupe sa frange elle-même un dimanche soir dans sa salle de bains : une fois sèche, la mèche s’arrête deux centimètres trop haut

Il est vingt et une heures, un dimanche, et la ventilation de la salle de bains ronronne au-dessus du lavabo. Claire, 34 ans, a encore les cheveux trempés de la douche, une serviette nouée sur les épaules. Elle pince une mèche de frange entre deux doigts, la tire vers le bas jusqu'au sourcil, et approche les ciseaux. Le premier clac résonne sur le carrelage.

Elle s'offre un lissage brésilien à 180 euros dans un salon de Marseille : un mois plus tard, ses cheveux ondulent après chaque shampoing

Elle s’offre un lissage brésilien à 180 euros dans un salon de Marseille : un mois plus tard, ses cheveux ondulent après chaque shampoing

Le séchoir ronronnait encore quand Inès a passé la main dans ses cheveux, un samedi vers dix-sept heures, dans un petit salon du quartier de la Plaine, à Marseille. Sous ses doigts, une matière inconnue, souple et glissante comme de la soie. Dans le miroir, une autre femme la regardait. Elle a tendu sa carte bancaire sans trembler : cent quatre-vingts euros, pour enfin oublier ses frisottis.

Elle ressort en octobre le mascara acheté pour les mariages de juin : deux jours plus tard, ses paupières rougissent et ses yeux piquent

Elle ressort en octobre le mascara acheté pour les mariages de juin : deux jours plus tard, ses paupières rougissent et ses yeux piquent

Il était sept heures dix, un mardi d'octobre, et la pluie tapait contre la petite fenêtre de la salle de bains. Claire, 41 ans, fouillait la trousse argentée des grandes occasions, celle qui n'avait pas servi depuis l'été. Ses doigts ont rencontré le tube noir, encore brillant. Elle l'a dévissé avec un petit bruit de succion, satisfaite de ne pas devoir en racheter un.

Elle refait son vernis semi-permanent toutes les deux semaines à Toulon : en octobre, ses ongles se dédoublent et plient au moindre geste

Elle refait son vernis semi-permanent toutes les deux semaines à Toulon : en octobre, ses ongles se dédoublent et plient au moindre geste

Le petit salon de la rue d'Alger sentait l'acétone et le café froid. Il était dix-huit heures, la ponceuse grésillait sous la lampe UV, et Camille tendait ses mains comme on tend un ticket de métro, sans y penser. Dehors, un scooter pétaradait vers le port. Ce soir d'octobre, pourtant, la lime a accroché quelque chose sous son pouce.

Elle couvre ses cheveux blancs au henné depuis deux ans à Rennes : cet automne, trois coiffeurs refusent ses mèches sans test préalable

Elle couvre ses cheveux blancs au henné depuis deux ans à Rennes : cet automne, trois coiffeurs refusent ses mèches sans test préalable

Rue Saint-Malo, à Rennes, un mardi d'octobre vers dix heures, la pluie fine collait aux vitrines. Claire, 54 ans, a poussé la porte du salon en secouant son parapluie. Le sèche-cheveux ronronnait au fond, une odeur de laque flottait. Elle a ôté son bonnet, montré ses longueurs cuivrées et demandé des mèches blondes. La coiffeuse a touché une mèche, puis reposé doucement ses ciseaux.

Elle recoupe sa frange encore humide un dimanche soir à Brest : le lendemain matin, deux centimètres ont disparu au-dessus de ses sourcils

Elle recoupe sa frange encore humide un dimanche soir à Brest : le lendemain matin, deux centimètres ont disparu au-dessus de ses sourcils

Dimanche, vingt et une heures passées, à Brest. Dans la petite salle de bains du deuxième étage, la buée glisse encore sur le miroir et la pluie frappe le vasistas. Camille, 34 ans, essuie la glace du revers de la main, attrape les ciseaux à ongles rangés dans le gobelet et tire sur sa frange mouillée, qui lui tombe sur les cils.

Elle se colore au henné depuis un an à Aix : au salon, le coiffeur repose son bol et refuse les mèches qu'elle réclame

Elle se colore au henné depuis un an à Aix : au salon, le coiffeur repose son bol et refuse les mèches qu’elle réclame

Le séchoir ronronnait au fond du salon, un samedi vers dix heures, rue d'Italie à Aix. Claire, 41 ans, avait posé son sac sur ses genoux et tendait déjà son téléphone, une photo de mèches blondes à l'écran. Le coiffeur a soulevé une longueur cuivrée entre deux doigts, l'a frottée doucement, puis il a reposé le bol d'oxydant sur la desserte.

Elle remplace son après-shampoing par un pot d'huile de coco pure : trois semaines plus tard, ses cheveux fins cassent net au premier coup de peigne

Elle remplace son après-shampoing par un pot d’huile de coco pure : trois semaines plus tard, ses cheveux fins cassent net au premier coup de peigne

Il est sept heures dix, la salle de bains de Claire sent encore la vapeur et le savon. Elle passe le peigne en corne dans ses cheveux mouillés, comme chaque matin. Un petit craquement sec, presque inaudible, puis un deuxième. Sur le lavabo blanc, une poignée de brins courts se dépose en éventail, et elle reste là, le peigne suspendu.

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