
Il change de shampoing antipelliculaire dès que les flocons reviennent sur son col : un mois plus tard, les pellicules sont toujours exactement au même endroit
Sept heures dix, la vapeur colle encore au miroir de la salle de bains. Julien passe la main sur son épaule gauche, puis sur la droite, et regarde ses doigts. Trois petits flocons blancs tombent dans le lavabo, presque sans bruit. Sur le rebord de la douche, alignés comme des soldats, cinq flacons de shampoing antipelliculaire attendent, tous entamés, aucun terminé.
























