Catégorie Actualités

L’actualité qui compte, expliquée simplement : société, consommation, argent, maison, santé, culture. Des articles clairs, avec les chiffres, les dates et les sources, publiés chaque jour par la rédaction des Bohémiennes.

Il fait poser une pompe à chaleur près de Colmar cet automne : au premier matin de gel, l'unité extérieure fume puis se tait dix minutes

Il fait poser une pompe à chaleur près de Colmar cet automne : au premier matin de gel, l’unité extérieure fume puis se tait dix minutes

Il était sept heures moins le quart, le givre blanchissait la pelouse derrière la maison de Wintzenheim. Thierry, une tasse de café entre les mains, regardait par la baie vitrée quand l'unité extérieure de sa pompe à chaleur s'est mise à cracher un nuage blanc. Puis le ventilateur s'est arrêté net. Dans la cuisine, on n'entendait plus que le frigo.

Elle lance son lave-vaisselle en programme rapide chaque soir à Caen : trois semaines plus tard, un voile blanc recouvre tous ses verres

Elle lance son lave-vaisselle en programme rapide chaque soir à Caen : trois semaines plus tard, un voile blanc recouvre tous ses verres

Il était 21 h 40, et la cuisine de la rue de Bayeux sentait encore le gratin. Claire a refermé la porte du lave-vaisselle d'un coup de hanche, la tablette glissée dans son petit compartiment. Elle a tourné le bouton jusqu'au pictogramme du lièvre, trente minutes. La machine a ronronné, l'eau a commencé à couler, et elle a éteint la lumière.

Elle répond à ses mails à 22 heures depuis la rentrée à Lyon : en octobre, ses collègues lui écrivent désormais à 23 heures

Elle répond à ses mails à 22 heures depuis la rentrée à Lyon : en octobre, ses collègues lui écrivent désormais à 23 heures

La lampe du salon jetait un rond jaune sur le plaid, et la tisane refroidissait sur l'accoudoir. Il était 22 h 07, un mardi de septembre, à Lyon, dans un appartement de la Croix-Rousse. Claire a entendu le petit tintement de son téléphone posé sur le coussin. Elle l'a pris sans réfléchir, a lu deux lignes, et a commencé à taper sa réponse.

Il roule vers Gap sous le soleil de la Toussaint : à l'entrée d'un village, des gendarmes lui demandent ce qu'il a dans son coffre

Il roule vers Gap sous le soleil de la Toussaint : à l’entrée d’un village, des gendarmes lui demandent ce qu’il a dans son coffre

Il était un peu plus de dix heures, ce 1er novembre, et le soleil tapait déjà sur le pare-brise. À l'arrière, les deux enfants se disputaient une tablette, Sonia cherchait une station de radio entre deux virages. Julien a vu le gilet jaune avant le panneau du village, puis la main levée du gendarme. Il a mis son clignotant en se demandant ce qu'il avait bien pu faire.

Elle se sépare de sa femme de ménage au printemps à Avignon : en août, le fisc lui réclame 630 euros versés en janvier

Elle se sépare de sa femme de ménage au printemps à Avignon : en août, le fisc lui réclame 630 euros versés en janvier

Le volet de la cuisine laissait passer une lame de soleil sur la toile cirée, et le ventilateur tournait avec son cliquetis habituel. Il était un peu plus de neuf heures, ce mardi d'août, rue des Teinturiers à Avignon. Claire, son café refroidi à la main, a ouvert l'application des impôts sur son téléphone. Une ligne en gras indiquait une somme à payer, alors qu'elle n'attendait rien.

Elle retrouve à Nancy le chèque de sa marraine pour ses 30 ans : la banque refuse les 300 euros, daté de quatorze mois plus tôt

Elle retrouve à Nancy le chèque de sa marraine pour ses 30 ans : la banque refuse les 300 euros, daté de quatorze mois plus tôt

Il était un peu plus de neuf heures, un samedi de mars, et la pluie tapait doucement contre la fenêtre de la cuisine. Camille tirait sur le tiroir du buffet, celui qui coince toujours, à la recherche d'une pile pour la télécommande. Sous les élastiques et les notices, une enveloppe crème glissa. Elle reconnut tout de suite l'écriture penchée de sa marraine.

Il brûle ses feuilles mortes au fond du jardin un samedi d'octobre : une heure plus tard, un agent municipal frappe au portail

Il brûle ses feuilles mortes au fond du jardin un samedi d’octobre : une heure plus tard, un agent municipal frappe au portail

Le râteau grinçait sur le gravier de l'allée, et l'odeur d'humus montait des feuilles mouillées. Il était dix heures, ce samedi d'octobre, au fond d'un jardin de Dordogne, près de Thiviers. Bernard, 64 ans, a craqué une allumette, protégé la flamme de sa main, puis regardé la première volute grise s'élever au-dessus des noyers.

Il programme son ballon d'eau chaude à 22 heures depuis vingt ans : cet automne, sa facture monte sans qu'il ait touché à rien

Il programme son ballon d’eau chaude à 22 heures depuis vingt ans : cet automne, sa facture monte sans qu’il ait touché à rien

Il est 21 h 58, et dans le cellier de la maison de Bernard, à quelques kilomètres de Chartres, le ballon d'eau chaude attend son signal. Un léger claquement sec, venu du tableau électrique, puis un ronronnement sourd qui monte dans le tuyau de cuivre. Bernard, 67 ans, éteint la lumière du couloir. Depuis vingt ans, ce petit bruit veut dire que tout va bien.

Elle découvre une tache jaune au plafond de sa cuisine à Toulouse : la fuite vient d'en haut, mais c'est son assureur qui ouvre le dossier

Elle découvre une tache jaune au plafond de sa cuisine à Toulouse : la fuite vient d’en haut, mais c’est son assureur qui ouvre le dossier

Il était sept heures dix, un mardi de février, et la bouilloire commençait à siffler sur le plan de travail. Nadia a levé les yeux pour attraper une tasse sur l'étagère. Au-dessus de l'évier, juste à côté du spot, une auréole jaunâtre de la taille d'une assiette dessinait ses contours sur la peinture blanche. Elle a posé la tasse, sans bruit, et elle a regardé longtemps.

Il purge tous ses radiateurs un samedi d'octobre près de Limoges : le lendemain, celui de la chambre du haut reste froid comme une pierre

Il purge tous ses radiateurs un samedi d’octobre près de Limoges : le lendemain, celui de la chambre du haut reste froid comme une pierre

Le samedi matin, près de Limoges, la maison sentait encore le café et la poussière chaude. Gérard avait posé une serpillière pliée sous le premier radiateur du salon, une petite clé carrée entre les doigts. Il était dix heures, la pluie d'octobre tapotait contre la baie vitrée. Il tourna d'un quart de tour, et le sifflement de l'air s'échappa, aigre et familier.

Elle ouvre à un artisan qui propose de démousser son toit le jour même : le soir, son chèque de 900 euros est déjà parti

Elle ouvre à un artisan qui propose de démousser son toit le jour même : le soir, son chèque de 900 euros est déjà parti

Il était un peu plus de dix heures, ce mardi d'octobre, et la bouilloire venait de claquer dans la cuisine de Monique. Dehors, sur les ardoises de sa maison de Saint-Brieuc, la mousse verte luisait sous une pluie fine. Puis la sonnette a retenti, deux coups brefs, et un homme en blouson orange souriait déjà derrière la vitre dépolie.

Il rapporte le lendemain ses chaussures neuves dans une boutique de Reims : le vendeur montre une affichette et refuse le remboursement de 129 euros

Il rapporte le lendemain ses chaussures neuves dans une boutique de Reims : le vendeur montre une affichette et refuse le remboursement de 129 euros

Il était neuf heures et quart, rue de Vesle, et le rideau métallique de la boutique finissait à peine de remonter dans un grincement. Thierry tenait la boîte en carton sous le bras, le ticket plié en quatre dans la poche de sa veste. Il avait mal dormi, les chaussures posées sur la commode, et il voulait seulement récupérer ses cent vingt-neuf euros.

Elle colle cinq résolutions de rentrée sur son frigo à Lyon : le 8 octobre, il n'en reste plus une seule qu'elle tient encore

Elle colle cinq résolutions de rentrée sur son frigo à Lyon : le 8 octobre, il n’en reste plus une seule qu’elle tient encore

Le premier dimanche de septembre, vers dix-neuf heures, Camille décolle un post-it jaune du bloc avec un petit claquement sec. Dans sa cuisine de la Croix-Rousse, la fenêtre est ouverte sur les pentes et le bruit des terrasses monte jusqu'au quatrième étage. Elle écrit au feutre noir, appuie fort, puis colle le carré sur la porte du frigo, juste sous l'aimant en forme de citron.

Il coupe son téléphone professionnel chaque soir à 19 heures à Toulouse : son manager lui écrit encore à 22 heures et s'étonne du silence

Il coupe son téléphone professionnel chaque soir à 19 heures à Toulouse : son manager lui écrit encore à 22 heures et s’étonne du silence

Il est 19 heures passées de deux minutes, et la lumière orange de septembre traîne encore sur les toits de Saint-Cyprien. Dans la cuisine, une casserole d'eau commence à frémir. Julien pose son téléphone professionnel sur l'étagère, à côté du pot de sel, maintient le bouton enfoncé et attend la petite vibration. L'écran devient noir. Il souffle, comme quelqu'un qui retire enfin des chaussures trop serrées.

Ils bâchent leur camping-car au fond du jardin près de Chartres : au printemps, une odeur de moisi et une batterie qui refuse de charger

Ils bâchent leur camping-car au fond du jardin près de Chartres : au printemps, une odeur de moisi et une batterie qui refuse de charger

Un samedi de novembre, vers dix heures, la pelouse craquait encore de givre derrière la maison de Lèves, près de Chartres. Gérard tirait sur une corde élastique, Martine maintenait l'autre coin de la grande bâche bleue. Le plastique claquait au vent comme une voile. Le camping-car disparaissait peu à peu sous la toile, bien serré, bien à l'abri, croyaient-ils.

Elle vend sa vieille Twingo rouge à un jeune voisin de Nancy : deux mois plus tard, un flash à Metz arrive à son nom

Elle vend sa vieille Twingo rouge à un jeune voisin de Nancy : deux mois plus tard, un flash à Metz arrive à son nom

Un samedi de mars, vers dix heures, le moteur de la Twingo toussait encore un peu au démarrage dans la rue de Monique, à Nancy. Elle tenait les clés dans une main et une feuille quadrillée dans l'autre. En face, Yanis, vingt ans, souriait en comptant les billets sur le capot. Le chat du voisin observait la scène depuis le muret.

Il vend le studio de sa mère à Perpignan avec une belle plus-value : deux ans plus tard, sa CSG sur la pension n'a pas bougé

Il vend le studio de sa mère à Perpignan avec une belle plus-value : deux ans plus tard, sa CSG sur la pension n’a pas bougé

Le ventilateur du plafond tournait lentement au-dessus de la table de la cuisine, à Perpignan, un mardi de juin vers dix heures. Gérard, 68 ans, avait étalé devant lui son relevé de pension, une calculatrice à piles et un stylo mâchonné. Dehors, un voisin arrosait ses lauriers. Il cherchait une ligne précise, celle de la CSG, persuadé qu'elle allait bientôt changer.

Elle quitte sa maison de Cognac pour vivre chez Bernard : sa pension de réversion de base fond, mais celle de l'Agirc-Arrco ne bouge pas d'un euro

Elle quitte sa maison de Cognac pour vivre chez Bernard : sa pension de réversion de base fond, mais celle de l’Agirc-Arrco ne bouge pas d’un euro

Le camion de déménagement avait reculé jusqu'au portail vers dix heures, dans un grincement de gravier. Monique tenait un carton de vaisselle contre sa poitrine, celui où elle avait écrit « fragile » au feutre rouge. Derrière elle, la maison de Cognac sonnait déjà creux. Bernard, lui, attendait sur le seuil de sa longère de Jarnac, les mains dans les poches, un peu intimidé.

Il entend son ballon d'eau chaude démarrer à 14 heures dans sa maison de Nîmes : l'électricien démonte le contacteur et ne trouve rien

Il entend son ballon d’eau chaude démarrer à 14 heures dans sa maison de Nîmes : l’électricien démonte le contacteur et ne trouve rien

Il était un peu plus de quatorze heures, les volets à demi tirés contre la chaleur de Nîmes. Dans le cellier, derrière la porte en bois, un claquement sec a retenti, puis ce ronronnement léger que Bernard connaissait par cœur. Il a levé les yeux de son journal, la tasse de café encore tiède dans la main. À cette heure-là, le ballon n'avait aucune raison de se réveiller.

Elle rapporte à Mulhouse un aspirateur encore emballé, acheté la veille : le vendeur refuse le remboursement et lui montre une phrase sur le ticket

Elle rapporte à Mulhouse un aspirateur encore emballé, acheté la veille : le vendeur refuse le remboursement et lui montre une phrase sur le ticket

Il était neuf heures dix, un mardi de mars, et la pluie fine collait aux vitres du magasin d'électroménager de la zone commerciale de Mulhouse. Martine a poussé la porte avec l'épaule, le grand carton calé contre sa hanche, le ticket plié dans la poche de son manteau. Le carillon a sonné. Au comptoir, un vendeur en polo bleu a levé les yeux de son écran.

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