
Elle sort chaque matin faire les courses à La Rochelle depuis septembre : son panier revient vide, et son mari ne pose aucune question
Neuf heures dix, rue Saint-Yon, à La Rochelle. Sylvie pousse la porte de la maison, son cabas en toile sous le bras, et entend derrière elle la radio que Gérard vient d'allumer dans la cuisine. Elle descend vers le marché couvert, salue la marchande de fromages, longe les étals de poissons qui sentent la marée. Une heure plus tard, elle rentre. Le cabas est vide.



















